Aux origines de l'art moderne. Le Manet de Bataille, 3ème édition
Ishaghpour Youssef
DIFFERENCE
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EAN :9782729114336
Bataille appelle " révolution impersonnelle de Manet ", le silence imposé au texte - religieux, historique, humaniste - sur lequel se fondait la peinture occidentale, la destruction du " sujet " peint et de la subjectivité, maître de la représentation. Ce sont les effets mêmes de la photographie, tels que les avait pensés Walter Benjamin : la conjonction du moderne, de la reproduction technique, de la mode et de la fantasmagorie de la marchandise. Le moderne liquide la tradition : Manet remplace la déesse par la fille, l'immortalité par le cadavre, la représentation par l'image. Entre miroir et tableau, dans Un bar aux Folies-Bergère, il expose la peinture. Mais aussi le désir implicite à la peinture occidentale. Tradition qu'il détruit et sauve à la fois. De Youssef Ishaghpour, les Editions de la Différence ont publié plusieurs essais dont, tout récemment, Orson Welles, une caméra visible, un monumental essai en trois volumes (I, Mais notre dépendance à l'image est énorme..., II, Les films de la période américaine, III, Les films de la période nomade), qui a obtenu le Prix du livre Art et Essai du Centre national de la cinématographie et le Prix de la critique, et Satyajit Ray - L'Orient et l'Occident.
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Nombre de pages
91
Date de parution
01/10/2002
Poids
117g
Largeur
132mm
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EAN
9782729114336
Titre
Aux origines de l'art moderne. Le Manet de Bataille, 3ème édition
Auteur
Ishaghpour Youssef
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
132
Poids
117
Date de parution
20021001
Nombre de pages
91,00 €
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Résumé : Véhicule de fiction et d'identification collective, fait anthropologique et culturel, ensemble de créations esthétiques, le cinéma est l'un des grands mythes du XXe siècle. Pour Youssef Ishaghpour, théoricien et critique, la puissance et la diversité du cinéma résultent du rapport contradictoire entre magie de l'image et révélation de la réalité.
L'?uvre de Satyajit Ray constitue un continent, non pas tant parce qu'il s'agit de l'Inde, mais à cause de la diversité des problèmes, des approches, des genres et des styles de ses films. Satyajit Ray a été, à lui seul, tout un cinéma, ayant dû parcourir un monde complexe, en tout sens et à tous les degrés de l'échelle sociale, historique et culturelle. Pendant près de deux siècles, la pénétration occidentale, en l'occurrence celle de l'Empire britannique, a été très forte au Bengale. C'est pourquoi cette relation intrinsèque entre l'Orient et l'Occident, entre tradition et modernité, se trouve au centre de ses grands films, et donc au centre du présent essai. La Trilogie d'Apu, Le Salon de musique, La Déesse, Charulata, Les Joueurs d'échecs sont indubitablement des chefs-d'?uvre du cinéma mondial.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
A Casablanca, le quartier du Boussbir, lieu des bordels et de la débauche, voit éclore l'amour des jumeaux Zapata et Hawa, fruits de la rencontre d'un soldat américain et d'une prostituée. Liés par une passion incestueuse, monstrueuse, ils grandissent et s'affirment parmi les dealers et les maquereaux qui forment la mafia locale, ces "anges bagarreurs", innocemment cruels, que la plume de Leftah transfigure.