2020 : Paris fête les 1500 ans de la mort de sa sainte patronne ! La petite " bergère " de Nanterre devenue la protectrice de Paris est morte en 520 et a été inhumée dans la basilique de Saint-Denis, dont elle a été l'initiatrice de la construction. Sur ce personnage populaire, le volume entend de donner accès aux sources historiques les plus anciennes. Geneviève, au début du Ve siècle, choisit de consacrer sa vie à Dieu : encouragée par l'évêque Germain d'Auxerre, elle mène une vie de prière et de charité au moment où les rois francs prennent le pouvoir en Gaule du Nord. Geneviève s'intéresse à tout ce qui touche ses contemporains : les angoisses de la guerre, les difficultés du ravitaillement, les raids hunniques, mais aussi les fièvres du nourrisson et la pluie qui gêne la moisson ; elle soulage tous les maux d'autrui par sa puissante intercession. La vie de cette femme paraît à ceux qui l'ont connue un tel modèle de foi et d'ascèse qu'un premier biographe la met par écrit dans les vingt ans qui suivent sa mort : Geneviève a désormais une Vie qui proclame sa sainteté, puis une deuxième, destinée aux cercles aristocratiques francs (VIe s. ? ), puis une troisième, pour rappeler aux temps carolingiens qui fut la sainte mérovingienne... Chaque nouvelle Vie de Geneviève est à la fois un témoignage sur une croyante et une source sur la société médiévale qui raconte son histoire.
Nombre de pages
392
Date de parution
20/10/2020
Poids
408g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782204139816
Titre
Vie de sainte Geneviève
Auteur
Isaïa Marie-Céline ; Bret Florence
Editeur
CERF
Largeur
130
Poids
408
Date de parution
20201020
Nombre de pages
392,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qui n'a jamais entendu parler de Clovis? Le roi franc appartient à la culture historique commune: la bataille de Tolbiac, le baptême reçu à Reims, la victoire sur les Wisigoths à Vouillé (507) sont les jalons bien connus de la création du royaume de Francie. Face à lui, la figure de son baptiste semble bien terne: Remi, évêque de Reims (m. 533/535), est-il autre chose qu'un serviteur du roi mérovingien? Cette enquête, menée sur le temps long, apporte des réponses nuancées. Elle dessine d'abord le portrait de Remi en représentant d'une petite élite gallo-romaine. Dès son décès ensuite, elle suit la création du souvenir du saint évêque, qui mêle des considérations religieuses et sociales: au VIe siècle, ses héritiers encouragent la célébration d'un culte aristocratique tandis que l'évêque de Reims le promeut auprès d'un public plus populaire. Jusqu'à la prise du pouvoir par les Pippinides, la dévotion à saint Remi n'est pas le propre des rois mais des aristocrates qui font de l'évêque de Reims leur père et patron. La rédaction par l'archevêque Hincmar (845-882) d'une monumentale Vie de saint Remi bouleverse cette dévotion rémigienne: le texte hagiographique sert désormais de support à la diffusion d'un projet politique de monarchie contractuelle. Passé l'an Mil, enfin, hagiographie et historiographie divorcent: le culte du saint évêque, toujours vivace à Reims, reste conservateur et d'intérêt local, tandis que son histoire, propagée dans le royaume entier dans une version figée qui donne au baptême de Clovis toute son importance, ne sert plus qu'à justifier le droit des archevêques de Reims à sacrer les rois de France. En suivant, du VIe au XIe siècle, la transmission du souvenir de saint Remi et l'élaboration de sa légende écrite, cette étude propose une réflexion sur la construction, puis la dissociation, d'une mémoire religieuse et d'une histoire politique.
Biographie de l'auteur Marie-Céline Isaïa, ancienne élève de la rue d'Ulm, agrégée et docteur en histoire, est maître de conférences à l'université Jean-Moulin Lyon-3, et membre du CIHAM-UMR 5648. Elle consacre ses recherches à l'histoire des textes (hagiographie et historiographie) et à l'ecclésiologie en Occident avant le XIIe siècle.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...