
Les marchandises émotionnelles. L'authenticité au temps du capitalisme
Des stations du Club Med à la musique d'ambiance diffusée dans nos écouteurs, en passant par les guides de psychologie positive et la valorisation de sentiments archi-spécifiques par l'industrie des cartes de voeux, la consommation et les émotions sont désormais entièrement intriquées. C'est là un trait fondamental de notre modernité. Une modernité qui nous demande d'être parfaitement rationnels et, dans le même mouvement, de chercher sans relâche à intensifier nos émotions. Ce paradoxe est rendu possible par le fait que les émotions et les marchandises sont désormais coproduites, jusqu'à générer un type de produits inédit et jusqu'à présent jamais étudié: les marchandises émotionnelles. Cet ouvrage collectif, initié et dirigé par Eva Illouz, montre comment ces nouvelles marchandises - produites par des industries aussi diverses que celles du tourisme, de la musique, du cinéma, du sexe ou des psychothérapies - visent à transformer et à améliorer le moi. Il pointe ainsi une caractéristique majeure de nos sociétés, interrogeant avec profondeur - en se gardant de tout jugement - l'authenticité de l'individu moderne.
| Nombre de pages | 417 |
|---|---|
| Date de parution | 07/02/2019 |
| Poids | 570g |
| Largeur | 146mm |
| EAN | 9791094841914 |
|---|---|
| Titre | Les marchandises émotionnelles. L'authenticité au temps du capitalisme |
| Auteur | Illouz Eva ; Honneth Axel ; Joly Frédéric |
| Editeur | 1ER PARALLELE |
| Largeur | 146 |
| Poids | 570 |
| Date de parution | 20190207 |
| Nombre de pages | 417,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Philosophie Magazine N° 116, février 2018 : Peut-on désirer sans dominer ?
Illouz EvaPeut-on désirer sans dominer ? Il y aura un "avant" et un " après" l'affaire Weinstein. Car la libération de la parole des femmes contre les violences sexuelles nous amène à interroger le désir lui-même : où s'arrête le désir et où commence le pouvoir ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,90 € -

Le 8-octobre : Généalogie d'une haine vertueuse
Illouz EvaRésumé : Les grands événements ont leur jour d'après. C'est le sujet de ce Tract, qui s'interroge sur la révélation d'un antisémitisme de gauche au lendemain de l'attaque du Hamas contre Israël. Aurions-nous pu penser que, dans les milieux progressistes occidentaux, le 8 octobre 2023 puisse ne pas dire le jour de la compassion unanime à l'égard des victimes des atrocités de la veille ? Au lieu de cela, on entendit, à New York comme à Paris, des voix autorisées saluer, avec une émotion jubilatoire, un acte de résistance venant châtier l'oppresseur israélien. Décomplexé, cet antisionisme radical a eu pour terreau un système de pensées, la "théorie" qui, avec sa passion déconstructiviste, tend à plaquer une structure décoloniale sur les événements du monde, au mépris du fait brut et de sa complexité. On peut mettre au jour les causes d'une guerre ; on cherchera plutôt ici à retracer la généalogie intellectuelle de ce qui nie l'évidence du crime... Et à remonter aux sources de cet antisémitisme de confort où le Juif cristallise ce que certains esprits jugent bon de reprocher à une partie de l'humanité.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER3,90 € -

Le futur des émotions. Comment la technologie et le capitalisme exploitent notre subjectivité
Illouz EvaPRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

Bienvenue dans le nouveau monde. Comment j'ai survécu à la coolitude des startups
Ramadier MathildeLe jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. "Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! A demain. Joanna." L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la "team". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le "management du bonheur" cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des "réparateurs de bonne humeur". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. "Bienvenue dans le nouveau monde", vous dit-on.EN STOCKCOMMANDER16,00 € -

Exercices d'observation
Nova NicolasDans les pas des anthropologues, des écrivains, des designers et des naturalistes du quotidien.Retrouver une sensibilité au monde, aux êtres et aux choses qui le composent, cultiver l'art d'observer. Cette invitation, aussi nécessaire que louable, est sur toutes les lèvres. Les manuels abondent, de la botanique à l'analyse de paysages en passant par l'anthropologie ou l'urbanisme. Mais dans ces ouvrages, les modalités d'observation tiennent en général en quelques pages de conseils ; comme si les manières de construire l'attention perceptive au monde étaient déjà acquises. Or, il s'agit là d'une capacité cognitive qui s'apprend, se cultive et se nourrit.Dès lors, comment faire concrètement ? Par où démarrer ? Avec quoi se lancer ? Ce livre répond à ces questions au moyen d'une série d'exercices inspirés des façons de faire des écrivains, des anthropologues, des ethnographes, des designers ou des artistes. Présenté sous la forme de consignes à mettre en pratique, ce livre-ressource invite le lecteur à devenir lui-même un explorateur de ce que Georges Perec appelait l'" infra-ordinaire ".EN STOCKCOMMANDER9,50 € -

Donner à manger. Politique d'un geste ordinaire
Zask JoëlleDonner à manger " : ce geste omniprésent et simple en apparence engage notre responsabilité la plus fondamentale, celle de maintenir l'autre en vie et de lui permettre de mener cette vie dignement. Simone Weil parlait d'une " obligation éternelle " ; avant la justice ou le respect, il y a le pain de l'autre. Pourtant, l'humanité est malade de son alimentation. Famine, malnutrition, obésité, nourriture dégradée : des millions de personnes meurent chaque année de ce qu'ils ne mangent pas, ou de ce qu'ils mangent trop. Dans cet essai qui conjugue philosophie et enquête sur nos modes de vie, Joëlle Zask observe l'environnement moral et matériel de situations concrètes, du biberon à la distribution alimentaire en passant par les cantines scolaires et les lieux de soin pour personnes dépendantes, mais aussi les modes de production agricole. Elle se demande comment nourrir sans empoisonner, aider sans asservir, concilier nécessité et liberté. Car trouver la bonne manière de nourrir autrui, avance-t-elle, c'est s'orienter vers une société à la fois plus juste et plus démocratique.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Le KGB à Tchernobyl. Une plongée inédite dans les archives ukrainiennes
Ackerman GaliaEN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Le vertige MeToo. Trouver l'équilibre après la nouvelle révolution sexuelle
Fourest CarolineDepuis MeToo, il ne se passe pas un jour sans qu'une nouvelle affaire secoue l'arène publique, le milieu du cinéma, des médias ou de la politique. Beaucoup de coupables sont enfin exposés, mais quelques innocents sont aussi sacrifiés, annulés au premier soupçon. La honte a changé de camp, mais la meute aussi. Et la guillotine semble à géométrie variable, selon qui accuse et qui est accusé. Comment reconnaître le faux MeToo du vrai ? Faut-il se fier à la première accusation ou attendre la justice ? Croire sur parole ou respecter la présomption d'innocence ? Bannir à vie, adopter le principe de précaution, accorder une seconde chance ? Répondre à ces questions exige d'écouter sans renoncer au doute. Ce livre propose d'y réfléchir de façon apaisée, en remontant le fil de l'avant et de l'après-MeToo. Ce brillant essai touche plus que jamais l'essentiel. Les échos. Entre éloge de la nuance et critique d'un féminisme jugé radical. Elle. Un indispensable droit d'inventaire pour protéger cette révolution de ses excès. L'Express.EN STOCKCOMMANDER9,25 € -

Pas ton combat ? Un manifeste pour ceux que l'égalité ennuie
Rochel JohanL'idéal d'égalité entre les femmes et les hommes traverse une période difficile. Les hommes se sentent au mieux spectateurs bienveillants d'un combat qui semble se dérouler sans eux. Politiquement, l'égalité est vue comme chasse-gardée des forces de gauche. Résultat : de nombreuses personnes se sentent toujours plus éloignées de cet idéal d'égalité, pourtant si crucial pour la vie en société. Comment aller de l'avant ? Cet essai propose d'ouvrir un deuxième front en mettant l'accent sur la liberté. Cet agenda d'émancipation va permettre de faire bouger les lignes en focalisant l'attention sur la capacité réelle des individus à choisir leur vie. Et si cette quête de liberté motivait les hommes à s'engager ? L'heure est venue.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Le capitalisme de la séduction / Critique de la social-démocratie libertaire
Clouscard MichelLa crise actuelle s'avère l'ultime expression de la négation du procès de production : prévalence des actionnaires sur les producteurs, prépondérance des services en Occident et « usine du monde » délocalisée partout ailleurs etc. Si cette négation tyrannique a été intériorisée même par ses victimes, c'est qu'elle est au résultat de ce long dressage que réalisa le « libéralisme libertaire », dont Michel Clouscard a le premier théorisé le concept. Pour faire pièce au progressisme issu de la Résistance, écouler les surplus, il s'agissait pour le capitalisme, avec le Plan Marshall, de créer un modèle « permissif pour le consommateur », mais toujours aussi « répressif envers le producteur ». Ce fut alors d'une part l'initiation d'un « marché du désir », dont le Mai 68 sociétal a été ensuite le promoteur décisif, et qui eut tôt fait de réduire le désir au marché, et d'autre part le surgissement de nouvelles couches moyennes, tampon entre le capital et le travail et cibles de ce marché. Le modèle de consommation libidinal, ludique et marginal pour le happy few fut alors décrété seul horizon d?émancipation. « Tout est permis mais rien n'est possible. »EN STOCKCOMMANDER13,20 € -

Génération offensée. De la police de la culture à la police de la pensée
Fourest CarolineRésumé : Chaque jour, un groupe, une minorité, un individu érigé en représentant d'une cause menace et veut censurer parce qu'il se dit "offensé" . Souvent, le procès est mené en criant à l' "appropriation culturelle" , ce nouveau blasphème. Au Canada, des étudiants réclament la suppression d'un cours de yoga pour ne pas risquer de "s'approprier" la culture indienne. Aux Etats-Unis, des étudiants s'offusquent aux moindres contradictions, qu'ils considèrent comme des "micro-agressions" , exigent des safe spaces, dans lesquels on apprend à fuir le débat et l'altérité. La France elle-même n'y échappe pas, où des groupes tentent d'interdire des expositions ou des pièces de théâtre... souvent antiracistes ! Ce livre propose une autre voie, universaliste, qui permet de distinguer le pillage de l'hommage, tout en continuant à penser et à se parler. Le cri d'alarme d'une figure de la gauche qui ne reconnaît plus les combats des siens. Le Point.EN STOCKCOMMANDER7,95 €

