Alvaro Mutis, qui fut l'un des premiers à inviter les lecteurs de langue française à découvrir l'œuvre de Jorge Ibargüengoitia, n'hésite pas à voir en lui le mieux prometteur des romanciers mexicains de sa génération (celle qui arrivait à la pleine maturité au début des années 80) - et une référence pour toute la jeune littérature d'Amérique latine. Sur place, les lecteurs se sont longtemps divisés en deux clans : ceux pour qui chaque nouveau livre d'Ibargüengoitia faisait l'effet d'une triple tequila du genre carabiné (mais somme toute réconfortante), et les autres, à qui le même breuvage donnait des boutons. L'histoire littéraire locale veut que la mort de l'écrivain (dans un accident d'avion en 1983) ait été vécue au Mexique comme un deuil national. N'exagérons rien : beaucoup durent recevoir la nouvelle avec un soupir de soulagement, car le cher disparu, de roman en roman, progressait doucement dans la voie de l'impertinence et de la provocation tranquille - au point d'en venir à irriter même ses amis de la gauche la plus tolérante. Les Conspirateurs (1982), son dernier roman publié, raconte la révolution à l'issue de laquelle le Mexique accéda à l'indépendance, au début du siècle dernier. Que les amateurs de romans historiques ne chantent pas trop vite ; ce livre n'est pas pour eux. L'auteur y traite l'Histoire avec beaucoup de mauvaise éducation : en retroussant vivement ses dessous, et en lui administrant une fessée grandiose. La vérité, qui gagne dit-on à aller peu vêtue, n'est peut-être pas loin d'y trouver son compte. On ajoutera ceci, à l'attention des âmes scrupuleuses : ignorer tout du Mexique et de son histoire ne nuit en rien au plaisir très spécial que l'on prend ici.
Nombre de pages
186
Date de parution
07/01/2000
Poids
190g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782859406028
Titre
LES CONSPIRATEURS
Auteur
Ibargüengoitia Jorge
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
190
Date de parution
20000107
Nombre de pages
186,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les lecteurs de langue française sont en train de découvrir, non sans quelque retard, l'œuvre d'Ibargüengoitia (mort bêtement dans un accident d'avion il y a une quinzaine d'années), considéré aujourd'hui dans le monde entier - par l'admirable Alvaro Mutis entre autres - comme l'un des plus grands romanciers du Mexique. Et comme un prince de l'irrespect. Ces ruines que tu vois (1974), ce sont celles du Mexique éternel, vues à travers le prisme d'une petite ville imaginaire plus vraie que nature. Celles aussi que la vie laisse après elle où qu'on soit... et pas seulement au Mexique. Vachardise, dérision, nostalgie, fraternité, humour rose et humour noir : un cocktail plutôt fort en tequila, concocté par un barman virtuose.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
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Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
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