Tout le monde connaît Nostradamus et ses légendaires prophéties. Mais sait-on vraiment d'où il vient ? Au cours d'un fascinant voyage à travers le temps, cet ouvrage part à la recherche de son histoire familiale et dévoile le secret de ses origines. Jusqu'alors, seuls ses ancêtres paternels juifs avaient été identifiés, mais le versant maternel restait encore à élucider. Recourant aux témoignages les plus irrécusables du passé que sont les archives, s'appuyant sur des sources méconnues, éparses, puisées dans les fonds notariés de Marseille, Danièle Iancu-Agou a peu à peu recueilli de nombreux documents matrimoniaux, testamentaires, religieux et fiscaux. Ils ont fourni le matériau inespéré pour retrouver les chaînons manquants de la généalogie du plus grand astrologue de l'histoire. Et nous faire plonger au coeur de la Provence du tournant du xvie siècle, au contact des « néophytes », ces Juifs nouvellement convertis au christianisme. Mieux comprendre d'où il vint pour mieux appréhender qui il fut : voici les racines de Nostradamus enfin exposées. Une synthèse inédite pour découvrir une toute nouvelle facette de l'historiographie nostradamienne. Directrice de recherche émérite au CNRS (Laboratoire d'études sur les monothéismes), professeure associée à l'Institut du judaïsme Martin-Buber de Bruxelles, Danièle Iancu-Agou est membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier. Elle est l'autrice de plusieurs ouvrages, dont Régine-Catherine et Bonet de Lattes, paru aux Éditions du Cerf.
Nombre de pages
310
Date de parution
24/04/2025
Poids
300g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782204163101
Titre
Aux origines de Nostradamus
Auteur
Iancu-Agou Danièle
Editeur
CERF
Largeur
154
Poids
300
Date de parution
20250424
Nombre de pages
310,00 €
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Qui sait qu'au XVe siècle une communauté juive vivait tolérée sur les terres provençales d'un souverain oublié, le roi René ? Comment s'organisait cette coexistence religieuse ? A quoi ressemblait le quotidien de ces habitants d'alors ? Quel a été leur destin ? Comment ont-ils survécu à la fin de cet âge d'or ? Danièle lancu-Agou retrace cette épopée à travers celle d'un des plus singuliers couples de l'époque : Régine et Bonet de Lattes. A la mort du roi René, la Provence est aspirée par le royaume de France et les juifs n'ont d'autres choix que l'exil ? Bonet est déjà parti pour l'Italie où il allait devenir astronome de la cour du pape ?, ou la conversion pour laquelle Régine avait optée depuis longtemps. Fondé sur des archives inédites, cet ouvrage révèle non seulement un formidable destin, mais encore un pan ignoré de la fin du Moyen Age. C'est aussi la fresque d'un monde jusqu'ici inconnu, un monde d'avant les expulsions, un monde où les juifs ont vécu relativement libres, un monde qui n'a duré qu'un temps dans une Europe intolérante.
Le présent ouvrage est issu du séminaire de l'équipe "Nouvelle Gallia Judaica" (NGJ), Laboratoire d'Etudes sur les Monothéismes (LEM, UMR 8584) tenu à Montpellier à l'Institut Maïmonide. Il contient neuf contributions présentées au cours de l'année universitaire 2011-2012 Il s'agit d'élites médicales dont on appréhende le rapport à l'Université chrétienne (exemples de Montpellier et de la Sardaigne) ; leurs collections de manuscrits touchant aussi bien la culture biblique et talmudique que la médecine (deux exemples inédits de Provence et de Catalogne traduisent l'importance de la circulation d'ouvrages chez les juifs de l'aire occitano-catalane) ; leur rapport au crédit et à l'usure (Couronne d'Aragon) ; à la conversion lors de temps de crise majeurs, celui de 1391 qui a porté en germe la fin du judaïsme ibérique et a généré des apostasies célèbres de dirigeants religieux. En Varia, l'examen de deux contrats de mariage hébraïques (Provence, XVe siècle) s'ajoute à l'ensemble et étoffe un dossier déjà ouvert dans le n° 5 de la collection NGJ. Ces études contribueront à mieux appréhender sur l'espace méditerranéen et à la fin du Moyen Age le comportement des médecins et lettrés juifs, leur rationalisme et leur propension au relâchement religieux.
Ce volume est un recueil d'Actes du séminaire de l'équipe montpelliéraine "Nouvelle Gallia Judaica" (LEM, UMR 8584). Il réunit neuf études, présentées au cours de l'année universitaire 2005-2006, dont la thématique Les Juifs méditerranéens au Moyen Age était axée autour de leur Culture et prosopographie. Les espaces culturels, traités en Languedoc et en Comtat Venaissin, ont été étendus à la Catalogne, l'Italie, la Crète, tandis que des dossiers prosopographiques ou généalogiques neufs ont été ouverts en Provence médiévale (Marseille, Tarascon, Haute-Provence), avec une approche de plus en plus serrée des parentés et lignages tant juifs que néophytes.
L'équipe du CNRS "Nouvelle Gallia Judaica" (Laboratoire d'études sur le monothéisme, UMR 8584) a organisé à Montpellier les 20 et 21 novembre 2006 un colloque international qui commémorait le septième centenaire de l'expulsion des Juifs de France par Philippe le Bel (22 juillet 1306). Les Actes réunissent seize contributions de spécialistes et de jeunes chercheurs sur les thèmes suivants : vestiges textuels ou monumentaux d'une collectivité juive jadis brillante (Montpellier) ; pratiques cultuelles, patrimoine coutumier et intellectuel des communautés du Midi de la France ; Juifs européens au temps de Philippe le Bel (Venise, Gênes, Couronne d'Aragon) ; causes et conséquences du décret du 22 juillet 1306: exilés français, aux voix surtout méridionales parvenant par-delà les siècles, mémoire de l'événement dans l'historiographie et l'iconographie ; appel à la prudence pour les évaluations chiffrées autrefois surestimées.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.