La perte de la parole est peut-être le plus grand exil et la plus grande blessure de langue qui soient. Avec Parler peau, Sabine Huynh explore la possibilité de recoudre cette blessure grâce au pouvoir de la rencontre amoureuse et de celui, qui en découle, de l'écriture. Ces textes poétiques brefs, loin d'une quelconque idéalisation romantique, bien ancrés dans le réel de la chair et du souffle, livrent avec pudeur la floraison passionnée d'un langage amoureux neuf, et une sémantique de la personne amoureuse dans son rapport à l'autre. Il s'agit, avec les mots, de fixer les étreintes pour ne pas qu'elles se desserrent, pour empêcher que les caresses ne se volatilisent. Du je au tu au livre, au recueil de poèmes comme suspendus, filets de voix déclinant au présent les mouvements enroulés de corps aimants, leur vulnérabilité, et leur épanouissement.
Nombre de pages
48
Date de parution
19/11/2019
Poids
110g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782354391010
Titre
Parler peau
Auteur
Huynh Sabine ; Agostini Philippe
Editeur
AENCRAGES ET CO
Largeur
170
Poids
110
Date de parution
20191119
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
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Aucune histoire n'est simple et sans doute pas celle-ci. Née a Saigon au Vietnam, la narratrice quitte ce pays en guerre durant sa petite enfance avec sa famille. pour venir vivre en France. Certains d'entre eux, comme elle, ont perdu la mémoire. Les souvenirs d'enfance la fuient, la poussant à plonger dans les eaux glacées de l'oubli, à se perdre dans les meandres qui l'ont construite pour retrouver son histoire à travers la folie et la rage des parents, la faim, l'abandon, l'écho des bombes au Vietnam assourdi par les chansons d'Elvis à la radio... Sabine Huynh est née en 1972 à Saïgon au Vietnam. Elle a grandi en France et à vécu en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada et en Israël. Traductrice de poésie, elle a publié entre autres un roman, un recueil de nouvelles, et de nombreux recueils de poèmes.
Dans cet ouvrage, l'auteur livre une description approfondie de la façon dont des mots français, entrés en contact avec le vietnamien depuis l'époque de la colonisation française, ont été intégrés au vietnamien moderne. Ainsi, au Vietnam prend-on l'ô-tô-buyt ("autobus"), on se lave avec du sa-bông ("savon"), on boit du cà-phê ("café") et on mange du sô cô la ("chocolat")...
A l'origine de ce poème : la peinture d'un arbre nu. Prétexte à l'éveil de la conscience, de soi et de l'autre, de soi et du monde. Conscience de la nature comme force de vie incroyable, comme modèle d'être-au-monde. Ce poème est une véritable quête de sens à travers l'immuable, la dépossession et la beauté du quotidien.
Felipe Fabre Luis ; Abadie Lisandro ; Le Brun Anni
En plein Siècle d'or espagnol, entre 1657 et 1658, des hommes homosexuels sont persécutés en Nouvelle-Espagne. Le pouvoir colonial espagnol multiplie les procès pour dénoncer des " crimes de sodomie ". Les condamnés sont alors brûlés vifs. A partir d'archives, de lettres et témoignages de cette époque, le poète mexicain contemporain Luis Felipe Fabre remet en scène ce "péché indicible" pourchassé par l'Eglise et le pouvoir colonial. Tout commence par un homme travesti, Juan de la Vega, qui préfère être appelé "Cotita de l'Incarnation". Il a été surpris en train de coucher avec un homme dans les faubourgs de la ville de Mexico. La Sainte-Doctrine, La Chair, La Justice, toutes ces allégories s'invitent dans ce procès, tandis que le Gouverneur-magistrat en perd le sommeil, angoissé par ces visions d'hommes amoureux... Un poème au discours transgressif sur la sexualité, sur l'ombre où se cachent des désirs encore inavoués ou interdits, s'amusant des tabous et des normes dictées par les lois humaines.
Bernard Lubat ; Chemillier-Gendreau Monique ; Léan
L'artiste Bernard Lubat revient sur son art de l'improvisation, sur ses relations entre poésie et musique. Il développe une réflexion exigeante sur la notion de spectacle, de société du spectacle qui tend à confondre trop souvent scène et efficacité, musique et industrie, jeux et victoires (de la musique). Célébrant un rapport singulier (et acharné) au rythme, Bernard Lubat y esquisse un manifeste pour une liberté poétique et musicale radicale. Mais un manifeste qui ne cherche surtout pas à faire école, à professer. Il est suivi de six contributions d'artistes et d'universitaires marqués par la démarche du musicien d'Uzeste : Monique Chemillier-Gendreau, Georges Didi-Huberman, Joëlle Léandre, Maguy Marin, Olivier Neveux, Serge Pey. Qu'il s'agisse d'un article, d'une lettre ou d'un souvenir prégnant d'un moment sur scène, chacun d'entre eux nous offre un regard singulier sur l'improvisation, et plus particulièrement sur l'enjeu du jazz quand il se mêle de mots et de politique. Enfin, le livre contient, glissées dans une enveloppe, huit reproductions des " cartes " manuscrites (écrites en blanc sur papier noir) qui servent d'accroches ou de prétextes à Bernard Lubat pour improviser sur scène.