
Heydrich et la solution finale
La genèse de l'assassinat des Juifs par les nazis est complexe à reconstituer précisément. Quels en furent les artisans les plus actifs et les plus responsables? Quelles furent les mesures prises, quand et comment furent-elles mises en place? Quel rôle exact Reinhard Heydrich joua-t-il? Mettant à bas les idées établies selon lesquelles la "solution finale" serait née d'une décision prise à la conférence de Wannsee en janvier 1942, l'ouvrage démontre que, dès l'entrée en URSS, la mise à mort des Juifs devint systématique et immédiate. Reinhard Heydrich fut alors le coordonnateur et le technocrate qui mit en place l'organisation permettant l'extermination massive des Juifs d'Europe par un système qui lui survécut. Des prémices des persécutions aux projets de déportation à l'étranger, des premiers massacres en Pologne au début du génocide en Russie soviétique, de la déportation des Juifs d'Europe à la création des camps d'anéantissement, le livre d'Edouard Husson analyse la logique infernale qui mena les nazis au judéocide et la part, hélas décisive, qu'y prit Heydrich. Biographie de l'auteur Edouard Husson, normalien, agrégé, maître de conférences à Paris-Sorbonne habilité à diriger des recherches, est un chercheur reconnu internationalement. Il a notamment publié Comprendre Hitler et la Shoah et "Nous pouvons vivre sans les Juifs".
| Nombre de pages | 484 |
|---|---|
| Date de parution | 04/09/2008 |
| Poids | 757g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782262017842 |
|---|---|
| Titre | Heydrich et la solution finale |
| Auteur | Husson Edouard ; Kershaw Ian ; Bled Jean-Paul |
| Editeur | PERRIN |
| Largeur | 155 |
| Poids | 757 |
| Date de parution | 20080904 |
| Nombre de pages | 484,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Paris - Berlin : la survie de l'Europe
Husson EdouardRésumé : Trente ans après la chute du Mur, de nouvelles et profondes fractures menacent l'Europe, le duo franco-allemand qui en a été le moteur, et l'Allemagne elle-même. Face au Brexit ou aux appétits des Etats-Unis et de la Chine, il est vital que les deux riverains du Rhin rebâtissent leur partenariat. Pour cela, ils doivent réapprendre à se connaître. Or prévaut aujourd'hui un double malentendu : la France observe l'Allemagne avec passion, que ce soit pour la haïr ou l'imiter, tandis que celle-ci hésite entre admiration et condescendance, sans qu'aucune ne comprenne vraiment plus l'autre ? notamment les élites françaises qui ont une vision dépassée de notre voisin. Cet ouvrage porte sur l'Allemagne un regard incisif, nourri d'une profonde connaissance de sa culture et de sa politique, d'expériences, et de rencontres. Il la met en perspective depuis la fin du nazisme puis du communisme, en passant par la réunification, jusqu'au long mandat de la chancelière Merkel, confrontée au défi migratoire et à la résurgence de l'extrême droite tandis que le modèle économique et social, autrefois tant admiré, atteint ses limites. Ce plaidoyer nous éclaire sur les pistes que peuvent frayer ensemble Paris et Berlin pour assurer le sursaut de l'Europe.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 € -

Une autre Allemagne
Husson EdouardLongtemps les dirigeants français ont envié ceux de la République fédérale : le voisin allemand résistait mieux à la crise mondiale déclenchée par les chocs pétroliers des années 1970. En fait l'Allemagne occidentale avait effectué, après 1945, une reconstruction sans pareille, puis s'était affirmée comme l'un des grands pays exportateurs parce que, disait-on, l'esprit d'entreprise y était plus valorisé, l'État moins dépensier et les syndicats plus raisonnables qu'en France. On vantait le " modèle " allemand, symbolisé par la force du Deutsche Mark, devenu une monnaie de réserve officieuse pour les investisseurs du monde entier. S'ils jalousaient et craignaient le puissant voisin, les dirigeants français se répétaient aussi que le " géant économique " restait un " nain politique ", la catastrophe du nazisme avant rendu les Allemands modestes dans leurs exigences, et soucieux de ne rien entreprendre sans consulter le partenaire français et le protecteur américain. Et puis vinrent la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'Union soviétique. L'Allemagne de l'Ouest intégra la RDA. Désormais le moteur économique du continent en était aussi la première puissance politique. L'Allemagne, pourtant, n'a pas abusé, sauf dans l'ancienne Yougoslavie, de cette puissance retrouvée : sa population est majoritairement pacifiste ; surtout, depuis le milieu des années 1990, la République fédérale est entrée dans une crise économique profonde qui remet en cause le " modèle allemand ". Loin de lui avoir procuré un surcroît de puissance, la réunification, inachevée, pèse lourdement sur ses finances. Souffrant du poids excessif des dépenses publiques et des charges sociales, l'Allemagne ressemble de plus en plus à la France. C'est donc à une nouvelle perception de notre voisin que nous invite Edouard Husson : un pays dont on doit moins redouter la puissance que l'affaiblissement ; une nation menacée par son déclin démographique ; le cœur industriel fragile d'un continent européen qui risque d'être un grand perdant de la mondialisation.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER27,30 € -

Comprendre Hitler et la Shoah. Les historiens de la République fédérale d'Allemagne et l'identité al
Husson EdouardL'histoire du nazisme fait toujours l'objet des controverses les plus passionnées. Peut-on considérer que l'essentiel a été dit sur le IIIe Reich et qu'il serait temps de se consacrer à l'histoire d'autres régimes criminels? Ou bien doit-on penser que le "travail de mémoire" sur Hitler et la Shoah reste insuffisant, comme en témoigne la résurgence régulière de courants d'extrême droite en Europe?Depuis la chute du mur de Berlin, ce débat est mené avec une virulence particulière en République fédérale d'Allemagne.L'inventaire du régime de RDA accentue la tendance de certains historiens à chercher dans les crimes du communisme un équivalent - et même une explication - à ceux du nazisme dans l'histoire allemande et européenne. Inversement, la fin de la guerre froide permet à d'autres de parier sans tabou de la guerre d'extermination menée, entre 1941 et 1945, par la Wehrmacht contre les peuples d'Union soviétique.Reste que le "travail de mémoire" effectué par les historiens de République fédérale d'Allemagne se confirme à tous égards comme exemplaire et que l'unité nationale retrouvée a, paradoxalement, fait sauter les derniers obstacles à une enquête vraiment scientifique sur le IIIe Reich. La responsabilité des crimes nazis n'est plus seulement rejetée sur le dictateur et ses proches; les travaux d'historiens allemands se multiplient, montrant qu'une société totalitaire ne peut fonctionner que si les "individus ordinaires" exécutent - et même devancent les desseins criminels de leurs dirigeants.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

UNE CULPABILITE ORDINAIRE ? Hitler, les allemands et la Shoah, les enjeux de la Controverse Goldhage
Husson EdouardRésumé : Tous les Allemands étaient-ils d'accord avec Hitler pour tuer les Juifs ? C'est ce qu'affirme un jeune sociologue de Harvard, Daniel Goldhagen, dans un livre qui suscite en Allemagne une discussion sans précédent : " Les bourreaux volontaires de Hitler ". Le chercheur américain ne manque pas de bons arguments : il accumule en particulier les documents sur les bataillons de police qui ont effectué le génocide sur le terrain ; des milliers d'Allemands ordinaires ont ainsi assassiné les Juifs ou les ont déportés vers les camps de la mort. Tous les Allemands auraient-ils participé au massacre s'ils en avaient eu l'occasion ? Daniel Goldhagen en veut pour preuve la virulence de l'antisémitisme allemand dès le début du XIXe siècle. Malgré les critiques des spécialistes de l'histoire de la Shoah, le livre s'est vendu à des centaines de milliers d'exemplaires dans le monde. En Allemagne, surtout, on se l'arrache. Depuis la réunification, les Allemands ordinaires pensaient avoir tourné la page de l'examen de conscience collectif. L'investigation sur les crimes du régime communiste de RDA éclipsait doucement la mémoire des crimes nazis. " Les bourreaux volontaires de Hitler " est un coup de tonnerre dans le ciel bleu de la normalité allemande retrouvée.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,85 €
Du même éditeur
-

Grands diplomates. Les maîtres des relations internationales - De Mazarin à nos jours
Védrine Hubert (dir.)L'ouvrage de référence sur les diplomates qui ont changé le monde. A travers une vingtaine de portraits biographiques de diplomates cardinaux, l'équipe réunie autour d'Hubert Védrine plonge dans l'histoire mondiale de la diplomatie des origines à nos jours. Ecrits par des esprits d'élite - ambassadeurs, historiens et journalistes -, ils offrent un panorama des relations internationales, depuis le faîte de la suprématie européenne (XVIIe-XXe siècle) jusqu'au multilatéralisme actuel en passant par les deux guerres mondiales, la guerre froide et l'entrée dans une nouvelle ère de turbulences incarnée par le 11 septembre. L'ancien ministre des Affaires étrangères, mondialement connu et reconnu, a choisi de près ses contributeurs et encadré leurs excellents textes par une préface et une postface, augmentées pour cette édition, soulignant l'ambition et l'originalité de ce grand projet avant de s'interroger avec brio sur les évolutions récentes. En résulte un ouvrage de référence, désormais dans son édition de poche, dont voici le sommaire : Mazarin : Simone Bertière Kaunitz : Jean-Paul Bled Pitt l'Aîné : Edmond Dziembowski Choiseul : David Feutry Vergennes : Bernard de Montferrand Talleyrand : Charles-Eloi Vial Metternich : Charles Zorgbibe Bismarck : Stéphanie Burgaud Disraeli : Arnaud Teyssier Barthou : Bernard Oudin Briand : Gérard Unger Stresemann : Sophie Lorrain Molotov : Jean-Christophe Buisson Zhou Enlai : Emmanuel Hecht Kissinger : Jérémie Gallon Zbigniew Brzezinski : Alain Frachon Chevardnadze : Bernard Lecomte Kofi Annan : Jean-Pierre Langellier Boutros Boutros-Ghali : Robert Solé Sergueï Lavrov : Sylvie BermannEN STOCKCOMMANDER11,00 € -

La vie des femmes au Moyen Âge. Une autre histoire, VIe-XIe siècle
Audebrand JustineLe quotidien oublié des femmes au Moyen-Age. Lorsque l'on pense aux femmes du Moyen Age, de nombreux noms viennent à l'esprit, de Jeanne d'Arc à Aliénor d'Aquitaine en passant par Christine de Pizan ou Hildegarde de Bingen. Mais qui connaît Dhuoda, Radegonde ou thelflaed ? Les six siècles qui suivent la fin de l'empire romain restent bien souvent le parent pauvre de l'historiographie, alors même que la condition féminine au cours de cette période tranche avec celle observée entre les XIIe et XVe siècles. Pouvoir, production du savoir, travail... La place éminente des femmes se révèle, à cette période, fort différente de celle que charrie l'imaginaire collectif. Cet ouvrage entend donc explorer le rôle des femmes entre le VIe et le XIe siècle en montrant la diversité de leurs conditions : de la serve à la reine, toutes vivent dans un monde patriarcal mais, loin d'être réduites à l'impuissance, elles ne sont pas dépourvues de moyens d'action. Justine Audebrand raconte et décortique avec brio cette histoire injustement méconnue.EN STOCKCOMMANDER22,90 € -

L'Empire des mots. Conversations avec Napoléon
Vial Charles-EloiNapoléon (nous) parle !Depuis plus de deux siècles, de nombreux recueils d'aphorismes et autres florilèges de citations de Napoléon ont été publiés, la plupart étant entièrement fantaisistes ou présentant des citations tronquées, réécrites et mal expliquées. Certains livres, comme le Mémorial de Sainte-Hélène, se sont par ailleurs attachés à restituer les paroles de l'empereur, mais seulement à un moment donné de son existence. En adoptant la forme originale d'une biographie par la parole, cet ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique, les plus grandes conversations de Napoléon, depuis sa jeunesse jusqu'à son dernier exil.Tout au long de son extraordinaire ascension, la parole fut un outil de pouvoir dont l'empereur se servit à l'envi, lui permettant d'utiliser à plein sa force de persuasion, sa capacité à argumenter, à invoquer des précédents puisés dans l'histoire, à s'appuyer sur son immense culture littéraire. Son usage virtuose de la séduction, de l'autorité et de l'intimidation font de certaines de ses conversations d'extraordinaires leçons de politique ou de remarquables méditations sur la nature humaine, d'autres montrant au contraire sa folle ambition, son orgueil, ou au contraire le détachement du vaincu revenant au crépuscule de sa vie sur ses grandes actions.Les cinquante-trois conversations présentées ici sont toutes soigneusement introduites et commentées, en présentant d'abord le rédacteur du témoignage, en expliquant le contexte politique, diplomatique et militaire, en traquant les allusions les plus subtiles, mais aussi en critiquant l'authenticité du texte et son degré de réécriture. D'une page à l'autre, le souffle de la parole napoléonienne emmène ainsi le lecteur sur les traces des champs de bataille de la campagne d'Italie, en Égypte, à la Malmaison, au camp de Boulogne, aux Tuileries, à Fontainebleau, à Vienne, Berlin, Varsovie et Moscou, puis à l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène, dans la paix comme dans la guerre, dans les moments de détente comme dans ses mauvais jours, dans la gloire comme dans la défaite.EN STOCKCOMMANDER32,00 € -

Après l'Occident ?
Védrine Hubert ; Godelier MauriceDeux illustres intellectuels aux prises avec le passé, le présent et l'avenir de l'Occident dans une nouvelle collection Perrin/Robert Laffont. dirigée par Etienne de Gail. Critiqué de l'intérieur, menacé de l'extérieur, accusé de décadence ou déclaré mort, l'Occident ne cesse d'être contesté après cinq siècles de domination du monde et des esprits. Depuis la réélection de Donald Trump et sous les assauts de son approche unilatéraliste et brutale, l'unité même de l'Occident géopolitique né de la Seconde guerre mondiale se fissure. Pour éclairer ce basculement historique, l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine et le grand anthropologue Maurice Godelier croisent leurs analyses et leur parcours : D'où vient l'Occident ? Comment se définit-il - ; et comment les autres le perçoivent-ils ? Peut-il encore exporter ses valeurs, ou doit-il se contenter de rayonner par l'exemple ? A-t-il tout simplement un avenir commun ? Et dans quelles conditions ? Déclin, éclatement, renaissance ou réinvention : ce dialogue "au sommet" explore lucidement les chemins possibles de l'avenir dans un monde chaotique.EN STOCKCOMMANDER17,00 €
