Savons-nous lire Hofmannsthal ? La Lettre de Lord Chandos cent ans après
Huré Pierre-Antoine
KLINCKSIECK
24,99 €
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EAN :9782252034774
La lettre imaginaire que le jeune Lord Chandos adresse à l'aîné qu'il admire, Sir Francis Bacon, le 22 août 1603, pour s'excuser de ne plus pouvoir remédier au silence qui l'a saisi, est une petit chef-d'oeuvre parmi les plus fascinants de la littérature occidentale du XXe siècle... Il est aussi des plus glosés. L'auteur signale ce nouveau péril en l'Université: l'inflation alarmante des commentaires et la tendance postmoderne à les surimposer au texte sans même toujours les vérifier. Scrutant l'écrit et son contexte avec rigueur et empathie, il révèle que la petite "lettre imaginaire à C.B." esquissée par Hofmannsthal en 1927 est en fait une réflexion sur sa Lettre, adressée à vingt-cinq ans de distance, à Chandos et à Bacon. Il établit pour la première fois que le contenu spirituel de la Lettre de Lord Chandos, qui structure la fiction, est directement inspiré de la VIe Ennéade de Plotin. Puis il montre que les trois éléments identifiant toute missive - son signataire, son destinataire et sa date - ont été soigneusement codés par l'écrivain, en référence au codages dans lesquels Sir Francis Bacon était passé maître... D'observation en découverte, il décèle le coeur battant de l'ouvrage, l'apparentement avec Hamlet et l'adresse secrète à Shakespeare. En son tréfonds, Une lettre a bien aussi un enjeu intime: elle devient une prière propriatoire, alors qu'à vingt-huit ans, le poète prodige - que public et critique voudraient figer dans cette pose - se décide à faire le saut extrêmement risqué de la poésie au théâtre. Biographie de l'auteur Pierre-Antoine Huré, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'INSEAD, a été producteur à Radio France. Chercheur en musicologie et littérature comparée, il est notamment spécialiste de Hugo von Hofmannsthal. Derniers ouvrages parus: Franz Liszt (2003 - en collaboration) et Hofmannsthal, Elektra. Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos (2002 - édition bilingue).
Nombre de pages
116
Date de parution
11/10/2004
Poids
200g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034774
Titre
Savons-nous lire Hofmannsthal ? La Lettre de Lord Chandos cent ans après
Auteur
Huré Pierre-Antoine
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
200
Date de parution
20041011
Nombre de pages
116,00 €
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Inventeur du star-system en plein XXIe siècle, idole des foules, séducteur romantique... le "vrai roman" de Liszt dépasse infiniment ces clichés, en éclat comme en profondeur. Seuls les documents d'époque - correspondances, articles de presse, mémoires des contemporains - rassemblés dans ce livre pouvaient nous faire saisir sous d'aussi vives couleurs, à la fois le décor et son envers, révélant enfin le véritable Franz Liszt. Car à trente-six ans, fidèle à sa devise "génie oblige", le plus grand des virtuoses ferma son piano pour s'affirmer, contre les critiques et le public, compositeur et chef d'orchestre, promoteur inlassable de la "Musique de l'Avenir", à commencer par celle de Wagner et Berlioz... Avant d'échouer à s'imposer comme le réformateur de la musique religieuse, mais ouvrant avec succès les voies de la modernité.
Pianiste virtuose phénoménal, inventeur du récital compositeur fécond et novateur; artiste engagé en faveur de la "musique de l'avenir" dont il dirigea, à Weimar notamment, les créations les plus marquantes; pédagogucharismatique qui forma plusieurs générations d'interprètes: Franz Liszt a traversé son siècle en y traçant un parcours lumineux. Son ?uvre musicale, encore largement méconnue, est immense, protéiforme. Elle est à l'image de la vie de l'artiste: inspirée, riche en métamorphoses, animée par un intense mouvement vers le futur, l'inouï, l'inexploré. Revisitant dans toute son étendue le legs du musicien Christophe Hardy et Pierre-Antoine Huré mettent en valeur, avec une admiration communicative, le lien qui unit chez Liszt qualité d'être et dualité d'art et ils dégagent les traits d'une personnalité s'imposant comme une figure des plus belle et moderne du romantisme européen
Bancal Michel ; Gambarelli Pierre-Michel ; Huré Al
Ce recueil de chansons populaires se feuillète comme un album de famille. Chaque page surprend notre mémoire et ravive un souvenir. Trop longtemps écartés, ignorés, abandonnés, ces chants retrouvent aujourd?hui leur place au c?ur du patrimoine de notre pays. Du chant d?amour courtois à la première rengaine de la TSF, cette anthologie rassemble ce que la langue française compte de plus grand succès.Des commentaires situent le chant dans son contexte historique.L'utilisation:+ Diapason Turquoise offrent la totalité des partitions des chants sélectionnés (partitions bien souvent introuvables).+ Un guide - chant sur Internet permet d'écouter les mélodies oubliées.+ Tous les accords de guitares nécessaires.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.
Scott James C. ; Ruchet Olivier ; Jacquet Christop
Notes Biographiques : James C. Scott est anthropologue, professeur émérite de science politique et d'anthropologie à l'Université de Yale. Ses travaux d'ethnographie conduits en Malaisie lui ont permis d'approfondir le concept de résistance infra-politique. Il s'est fait connaître du grand public en France grâce à la traduction de Zomia ou l'art de ne pas être gouverné (Seuil, 2013). Ont récemment été traduits aux éditions Lux un Petit éloge de l'anarchisme (2013) et aux éditions La Découverte Homo domesticus (2019) et L??il de l?État (2021).