La fiction se définit-elle comme une image du réel, ou bien la feinte dont elle procède met-elle en péril la distinction entre la réalité et son image ? C'est cette question que les textes fictionnels de Maurice Blanchot - romans ou récits - permettent d'éprouver. Le part-pris initial de ce livre suppose de prendre la fiction au sérieux - donc de séparer, chez Blanchot, le versant fictionnel et le champ critique et théorique qui trop souvent lui sert de commentaire. Ainsi libérée de toute référence à la question de l'écriture, la fiction peut décliner le mouvement selon lequel elle ne cesse d'apparaître, sans pour autant donner lieu à une pensée de l'être. Ce geste du déclin - des figures ou des voix, du reflet et de la mort - rend à la fiction sa pleine réalité : soit une constante inquiétude sur la pensée du réel. Ainsi s'ouvrent des voles insoupçonnées, que l'on explore ici - à travers le texte blanchotien - sur tous les textes qui, de Poe à Beckett ou de Bousquet à Melville, ont mis en jeu un principe de fiction irréductible au partage assuré du réel et du feindre.
Nombre de pages
233
Date de parution
21/10/1999
Poids
350g
Largeur
138mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842920623
Titre
Maurice Blanchot. Le principe de fiction
Auteur
Hurault Marie-Laure
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
138
Poids
350
Date de parution
19991021
Nombre de pages
233,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
On aime se rappeler les temps anciens où l'on croyait encore aux apparitions. Elles auraient eu lieu, à quelques mètres près, toujours au même endroit, au bord du canal qui longe le village. Au canal, on y va comme d'autres iraient de l'autre côté du miroir, avec l'idée de se rapprocher des zones troubles de la vie. C'est là, aux lisières des forêts, à la surface des eaux, dans ces interstices où prennent racine les contes, que la fiction s'instaure. Dans ce roman de l'ombre qui fait de la lumière l'enjeu de toute chose, Marie-Laure Hurault fait de chaque scène un tableau. Tout au long de ce périple, les montages photographiques de Frédéric Khodja font plus qu'accompagner le récit : ils tissent un réseau de perspectives et de correspondances qui mettent l'espace à la jonction des regards. Récit de violences, récit de douceur, récit des limbes à mesure qu'on les sonde, Au canal est peut-être l'expression littéraire la plus proche d'un cinéma recomposé par l'écriture. Doublé d'une invitation à se perdre, et par là-même à se trouver.
Guide de conversation Indonésien Un séjour à Bali, à Java ou dans les nombreuses îles de l'archipel indonésien ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon indispensable de votre voyage en Indonésie. Initiation à la langue : 21 leçons d'indonésien Les phrases et les mots indispensables Toute la prononciation Toutes les situations du voyage.
Marin Sophie ; Besse Maéva ; Huault-Nesme Laurence
Un musée idéal réunissant plus de 100 oeuvres exceptionnelles et représentant près de 70 artistes, de William Turner à Gerhard Richter. Ils s'appellent Cuno Amiet, Jules Flandrin, Giovanni Giacometti, Ferdinand Hodler, Vassily Kandinsky, Oskar Kokoschka, Gabriel Loppé, Franz Marc, Gabriele Münter, Gerhard Richter, William Turner. Parce qu'ils y résidaient ou y avaient séjourné durant l'un de leurs voyages, tous ont peint les Alpes, avec leur sensibilité, leur technique, leur regard unique. Les uns se sont attardés à saisir les gestes des Alpins dans leur quotidien, les autres n'avaient d'yeux que pour les plus hauts sommets et leurs glaciers. Tous les courants de la peinture du XIXe siècle à aujourd'hui sont présents, la peinture alpestre restant une invention récente. Cette galerie de peintures questionne non seulement la représentation des Alpes depuis deux siècles, mais elle est aussi et surtout une ode à la beauté des montagnes et au génie des artistes qui les ont croquées. Avec les contributions de Maéva Besse, historienne de l'art et muséologue, Laurence Huault-Nesme, historienne de l'art, directrice honoraire du musée Hébert (Isère), Isaline Pfefferlé, historienne de l'art, Johannes Michael Stanislaus, assistant de conservation, et Corsin Vogel, artiste et enseignant-chercheur.