Le recueil Salsa est un parfait exemple de la manière dont Hsia Yu entreprend de distordre et d'enrichir la langue. Salsa est sans doute le recueil de poèmes le plus personnel et le plus puissant de Hsia Yu. Outre la dimension autobiographique de celui-ci, le recueil condense tout ce qui fait l'art poétique de Hsia Yu : musicalité, jeux de langues, réflexions lyriques sur l'écoulement du temps, ou ironie sur les clichés des relations entre les sexes? Le voyage et le vagabondage sont aussi au coeur d'une grande partie des poèmes. Cependant, Hsia Yu ne verse jamais dans l'exotisme ou la nostalgie. Au contraire, les contrées qui défilent dans les vers de ses poèmes sont autant de lieux d'entre-deux, à la fois étrangers et familiers.
Date de parution
18/05/2017
Poids
108g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782842424299
Titre
SALSA
Auteur
HSIA YU
Editeur
CIRCE
Largeur
121
Poids
108
Date de parution
20170518
Disponibilité
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Hsia Chang Maria ; Domenach Jean-Luc ; Brzustowski
L'empire du Milieu a ses raisons que la raison occidentale ne sait pas toujours. En avril 1999, plus de 16 000 citoyens chinois manifestent sous les fenêtres du quartier général du Parti communiste chinois. Ce qu'ils souhaitent? La reconnaissance de leur existence et de leur option religieuse, qui est aussi une pratique: le Falungong. Emmenés par Li Hongzhi, les adeptes du Falungong, secte spirituelle issue du Qijong (une pratique ancestrale de la gestion des énergies) n'ont à l'origine aucune ambition politique. Mais le PCC, obsédé de pérennité et de stabilité autoritaires, croit revivre le Printemps de Pékin de 1989. La répression commence puis se développe crescendo. Maria Hsia Chang a enquêté avec acharnement sur cette secte au fouillis mystique patent mais qui renvoie aussi à l'intrication classique du politique et du religieux en Chine, pour montrer en quoi cette traînée de poudre spirituelle en dit long sur l'évolution du pouvoir chinois. Jean-Luc Domenach, éminent spécialiste de la Chine, déploie pour nous les conséquences politiques d'une telle éclosion religieuse car au fond, ne soit-ce pas des idéaux propres à cimenter des solidarités modernes qui s'expriment dans le Falungong, remettant puissamment en question le PCC? Biographie de l'auteur Maria Hsia Chang est professeur de sciences politiques. Elle a quitté Hong Kong, où elle est née, pour obtenir le titre de docteur en sciences politiques de l'Université de Berkeley, en Californie.
Les statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.
Rédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.
Si Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.