Seule la terre viendra à notre secours. Journal d'une déportée du génocide armenien
Hovaghian Serpouhi ; Kévorkian Raymond ; Girard Ma
BNF
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EAN :9782717728705
Oublié pendant des décennies dans un grenier avant de rejoindre les collections de la BnF, le carnet de Serpouhi Hovaghian constitue l'un des rares témoignages connus d'une victime écrit alors même que le génocide arménien se commettait. La présente édition critique du récit qu'il renferme nous plonge dans une des périodes les plus sombres du XXe siècle." Nous marchions sans but, six heures par jour, sans manger ni boire. Marche, marche sur la route jusqu'à ce que tu en finisses avec ta vie [...]. "Le 25 octobre 1915, une jeune Arménienne de vingt-deux ans échappée d'un convoi de déportés arrive dans le port de Giresun sur la mer Noire dans des conditions dramatiques. Le génocide orchestré par les Jeunes-Turcs contre les Arméniens de l'Empire ottoman fait rage depuis le mois d'avril. Comme beaucoup de ses compagnes d'infortune, Serpouhi Hovaghian a dû abandonner son fils de quatre ans en cours de route, et demeurera cachée plusieurs années, au prix de fréquents changements de domicile. Au cours de sa longue clandestinité, elle utilise un carnet pour consigner par écrit avec plus ou moins de régularité son expérience et les événements dont elle a vent dans une sorte de journal intime, tenu en arménien, puis en français, avec quelques passages en grec. Dans ce récit fragmentaire, elle relate son périple à travers l'Anatolie, depuis son départ en déportation de Trébizonde où elle vivait avec sa famille en juin 1915, et sa vie recluse à Giresun.Pour comprendre et décrypter ce document fragile, bouleversant, les éditions de la BnF ont fait appel à l'historien Raymond Kévorkian, spécialiste de l'histoire arménienne, qui livre ici une édition critique indispensable.
Résumé : A travers des oeuvres exceptionnelles de Toulouse-Lautrec, Chéret, Mucha ou encore Steinlen et des objets issus de cette époque, L'art est dans la rue révèle les multiples facettes de l'affiche, de la publicité à la propagande politique, accédant bientôt au rang d'oeuvre d'art. Cet ouvrage explore l'essor spectaculaire de l'affiche illustrée à Paris durant la seconde moitié du XIXe siècle. Paris devient alors une gigantesque galerie à ciel ouvert, captant l'attention des passants et investissant tous les espaces urbains : murs, kiosques, colonnes Morris, jusqu'aux corps humains transformés en hommes-sandwichs. La rue devient à la fois un lieu d'expression politique, de revendication sociale et de consommation de masse. L'affiche, véritable art populaire, s'impose comme le reflet d'une époque effervescente, entre progrès techniques et bouleversements sociaux, où la ville elle-même devient le support d'une forme nouvelle de communication visuelle.
Les Nabis, parmi lesquels Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Maurice Denis et Félix Vallotton, sont connus pour avoir révolutionné l'estampe en une décennie, à la fin du XIXe siècle. Un véritable âge d'or de l'estampe originale que la Bibliothèque nationale de France a choisi de mettre en valeur dans une exposition dédiée, s'appuyant sur ses collections exceptionnelles. Les Nabis forment une communauté d'artistes liés par une amitié très forte qui vont cheminer ensemble à la fin du XIXe siècle, avant de prendre des directions artistiques différentes. Sur une décennie, ils vont écrire une des plus belles pages de l'histoire de l'estampe originale en créant de nombreuses planches autonomes ou rassemblées en albums, sous l'impulsion d'éditeurs et de marchands novateurs, tel Ambroise Vollard. Leurs cadrages audacieux, associés à un usage inédit de la couleur, sont mis au service de la modernité des sujets abordés, que ce soit dans les scènes d'intérieur, les paysages ou les tableaux parisiens. Ils conçoivent l'estampe comme un élément de décoration accessible au plus grand nombre : leur production s'inscrit ainsi dans un désir d'intégrer l'art à la vie quotidienne en abolissant la frontière entre beaux-arts et arts décoratifs. Explorant les ressources de la lithographie en couleurs, à l'exception de Félix Vallotton et d'Aristide Maillol qui s'emparent de la gravure sur bois de fil, ils créent aussi bien des estampes artistiques que des affiches, des illustrations pour des revues (La Revue Blanche) ou des livres de bibliophilie (Parallèlement de Verlaine, illustré par Pierre Bonnard et Sagesse de Verlaine, illustré par Maurice Denis), des programmes de spectacle, des partitions de musique et des objets d'art décoratif (paravents, papiers peints, éventails...). C'est cette foisonnante variété de supports et de techniques que viennent illustrer près de deux cents oeuvres principalement issues des collections de la Bibliothèque nationale de France, auxquelles s'ajoutent des prêts extérieurs d'exception (Musée d'Orsay, Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, Musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye, Musée Van Gogh d'Amsterdam).
Le grand spécialiste français du nazisme Johann Chapoutot décortique précisément mais avec beaucoup de clarté la politique allemande des années 1930 à 1933, moment de bascule de la république de Weimar où l’on assiste à l’agonie d’une démocratie parlementaire sombrant dans un présidentialisme de plus en plus autoritaire. Et pourtant, rien n'était joué à l'avance. L’historien se fait ici également essayiste en traçant des parallèles avec la situation politique française actuelle. C’est à la fois brillant, lucide et inquiétant.
Ce livre part d'un canular et choisit de le prendre au sérieux. En mars 1929, une lettre parvient à la Chambre des députés. Elle décrit le sort d'un peuple lointain, les Poldèves, victimes d'esclavage, de supplices et de famine, et appelle les élus français à intervenir. Plusieurs députés de gauche, au nom de la justice et de l'humanité, relayent l'alerte. Un mois plus tard, la supercherie est révélée : les Poldèves n'existent pas. Ils ont été inventés par l'Action française pour tourner en dérision les engagements humanitaires de leurs adversaires politiques. En revenant sur cet épisode oublié, le livre interroge moins la naïveté de ceux qui se sont laissé prendre que les ressorts politiques d'un scandale fabriqué par l'extrême droite — et ce qu'il dit, hier comme aujourd'hui, du faux et de ses usages en politique.
1923. Frederick Cook est derrière les barreaux. L'homme que l'Amérique encensait hier est condamné pour escroquerie. Pourtant, il avait tout d'un héros. Issu d'une famille d'immigrés, il s'est fait à force d'audace et de persévérance. Cet enfant des montagnes devenu laitier, médecin, puis explorateur a su tracer son chemin d'aventurier du Groenland à l'Antarctique, jusqu'aux plus hauts sommets de l'Alaska. Il ne manquait qu'un exploit à son palmarès : le pôle Nord. Gérard Guerrier redonne vie à Frederick Cook tout en explorant les frontières incertaines entre mensonge et vérité, héroïsme et imposture.