Critique littéraire (il fut l'un des piliers de La Nouvelle Revue Française), éditeur, essayiste, romancier, Marcel Arland fut également l'un des plus grands nouvellistes du XXe siècle, l'un des seuls à s'être détourné du roman pour élire la nouvelle comme forme d'expression, et à qui l'on doit une dizaine de recueils parus entre 1927 et 1970. Néanmoins, son oeuvre de nouvelliste n'a fait jusqu'à ce jour l'objet d'aucune étude approfondie. Le présent ouvrage vise donc à combler cette lacune en mettant en évidence le rôle majeur joué par Arland dans le renouvellement du genre à partir de l'entre-deux-guerres. Son apport le plus décisif concerne la poétique du recueil, conçu non plus comme une juxtaposition arbitraire, mais comme un ensemble cohérent, organisé. Unies par de très puissants effets d'écho, les nouvelles n'ont plus pour fonction prioritaire de raconter une histoire mais plutôt d'évoquer un instant et ses multiples résonnances dans la vie intérieure. Le jeu subtil de la pluralité des voix narratives contribue ainsi à faire de la nouvelle, pour reprendre les termes d'Arland, "une forme pleinement littéraire", à mi-chemin entre fiction et autobiographie.
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Nombre de pages
197
Date de parution
08/09/2016
Poids
320g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411821
Titre
Arland nouvelliste. Une poétique du recueil
Auteur
Houssais Yvon
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
320
Date de parution
20160908
Nombre de pages
197,00 €
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Cet ouvrage est l'un des rares à évoquer l'oeuvre de Marcel Arland qui fut de ces hommes de lettres doués à la fois pour la critique, le travail d'édition et la création sous des formes aussi variées que le roman, le récit bref, l'écrit intime. L'attention portée à cet auteur trop négligé permet de le situer précisément dans une époque qu'il a traversée pendant plus de soixante ans, aux côtés de Gaston Gallimard, André Malraux et, cela va sans dire, Jean Paulhan. Les études ici réunies tentent de refléter la richesse et l'étendue de cette longue participation de Marcel Arland à la vie littéraire du XXe siècle : animateur de revues, grand lecteur et chroniqueur, éditeur, principalement à la N.R.F, promoteur d'un genre qui fut sa marque distinctive, la nouvelle. Il fut aussi un théoricien d'une esthétique particulièrement exigeante en matière d'écriture. L'ambition de ce recueil est de donner à un écrivain, qui fit également oeuvre d'anthologiste, sa véritable place dans l'histoire de la littérature contemporaine.
De nombreux romanciers du XXe siècle se sont adonnés à l'art exigeant de la nouvelle. Certains en ont même fait leur mode d'expression privilégié. Toutefois, elle demeure étrangement absente de l'histoire littéraire. Depuis la fin du Symbolisme jusqu'à L'Ere du soupçon, au seuil des années 50, le présent volume rend compte du double mouvement - innovation et continuité - qui caractérise cette période. Y sont décrites les formes narratives, les singularités stylistiques et les catégories esthétiques du genre, puisées au sein des oeuvres de Paul Morand, Jean-Paul Sartre, Georges Simenon, Marguerite Yourcenar, Marcel Arland, Marc Bernard, Henri Calet, Pierre Hamp, Francis de Miomandre et de nombreux autres auteurs.
Qui se souvient de Jean Cassou, Claude Farrère, Georges Limbour ? Qui a lu les nouvelles de Blaise Cendrars, Albert Cohen, Jean Schlumberger ? Le premier vingtième siècle, en ce qui concerne la nouvelle, est une période injustement oubliée par la critique littéraire, qui la perçoit comme une transition un peu atone, un peu molle entre Maupassant et le renouveau des années cinquante. Et pourtant ! Même si beaucoup d'écrivains se contentent de reprendre des recettes éprouvées, la nouvelle, dans l'ombre du roman, cherche sa voie, ses voix, tente de prendre ses distances avec l'encombrante tradition du siècle précédent. D'abord en quête d'une inspiration différente, les auteurs proposent aussi d'autres manières de raconter et la nouvelle, du fait peut-être de sa faible visibilité dans l'espace libraire, entre journaux, revues ou recueils, de son statut générique également mal défini, se fait propice à de multiples expérimentations, du monologue intérieur aux plus déconcertantes variations énonciatives. Raconte-t-elle encore une histoire ? Peut-on encore parler de récit ? Comment la situer ? Restreignant la durée et la trame événementielle, multipliant les ellipses, estompant les frontières entre rêve et réalité, la nouvelle dans la première moitié du vingtième siècle se révèle être ainsi une formidable machine à semer le doute, à déstabiliser le lecteur, toutes vertus éminemment modernes de la création littéraire.
Plus ou moins visibles, plus ou moins connus, une ribambelle d'animaux transforment la terre en un bon terreau pour nourrir les plantes : c'est ce qu'on appelle l'humus. Les cloportes déchiquettent le boiset les feuilles morts ; les lombrics mélangent ces débris à la terre? Un album qui fourmille de détails sur le cylce annuel des animaux vivant sous nos pieds.
Ce manuel d'initiations à la sociologie ne consiste ni à refaire une histoire des "grands" auteurs, ni à retracer et dérouler une histoire des idées. La première façon d'opérer comporte certaines limites, à commencer par celle de faire d'un penseur une sorte de héros isolé et mythifié. La seconde manière de faire s'intéresse moins à des êtres humains singuliers qu'à des systèmes, au risque de réduire l'épaisseur sociale et historique de la discipline à quelques idées vues comme flottant au-dessus de l'histoire. C'est pourquoi ce manuel propose de sensibiliser à la sociologie en partant de questions simples et directes que se posent beaucoup de nos contemporains, à commencer par celles relatives à la famille, l'identité, la culture, la déviance ou encore aux utopies, aux générations, au numérique et au genre. Ainsi chacun pourra s'exercer au raisonnement sociologique en abordant des questions de société qui correspondent à autant de chapitres pouvant être lus indépendamment. Il propose en outre un petit vade-mecum théorique pour s'y retrouver dans la galaxie des courants de pensée sociologiques. Holisme, interactionnisme symbolique, individualisme méthodologique, sociologie actionnaliste, sociologie pragmatique ou encore marxisme sont ainsi présentés dans leurs grandes lignes.