La bataille de Wagram qui se solde par une victoire indiscutable n'a pas eu le retentissement que l'on pouvait attendre et pourtant elle demeure la plus belle démonstration du génie de Napoléon, son apogée en tant que chef de guerre. On peut penser ce que l'on veut de l'Empereur, l'aimer ou le détester mais il faut reconnaître les faits et les replacer dans le contexte de leur époque. A Wagram, nous rencontrons de multiples preuves concernant le génie de Napoléon dans deux domaines très précis : l'organisation de ses armées et le sens de la stratégie. Dans cette grande bataille, on a l'impression d'assister à la démonstration d'un maître de l'art manipulant ses 200 000 hommes comme il déplacerait les pièces d'un jeu d'échec, toujours en avance de plusieurs coups sur son adversaire, pourtant excellent. C'est peut-être l'importance - et la valeur qu'on leur accorde traditionnellement - des ordres de Napoléon adressés à ses corps d'armée ou à ses divisions qui éclipse les actions des régiments et, à plus forte raison, celles des hommes. Les actes d'héroïsme seront un peu noyés dans la masse des combats contrairement au terrible affrontement d'Essling. En définitive, Wagram manque de ce souffle épique si cher aux Français. La bataille est trop classique, mieux, trop académique. Dans notre pays, il semble exister chez beaucoup d'amateurs d'histoire une attirance morbide pour les récits de nos défaites les plus dramatiques. Que de livres ont été écrits sur Waterloo, la retraite de Russie ou aujourd'hui sur juin 1940, puis sur Dien Bien Phu. Les Français adorent l'héroïsme dans la défaite. C'est sans doute pourquoi je tenterai, une fois encore, de réhabiliter la victoire. La victoire d'un homme qui brassait " l'Epopée ".
Nombre de pages
120
Date de parution
15/01/2006
Poids
1 020g
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EAN
9782915239737
Titre
Wagram. L'apogée de l'Empire
Auteur
Hourtoulle François-Guy ; Jouineau André ; Mongin
Editeur
HISTOIRE COLLEC
Largeur
0
Poids
1020
Date de parution
20060115
Nombre de pages
120,00 €
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27 octobre 1806, Napoléon entre à Berlin. Incroyablement actif, comme à son habitude, il affaiblit l'Aigle russe en usant de la diplomatie, puis il propose à l'Autriche de lui restituer la Silésie que lui avait enlevé la Prusse de Frédéric le Grand et, enfin, régie le problème de l'ennemi de toujours: l'Angleterre. A cette fin, il édicte un décret qui entraînera la France sur une pente qui se révélera funeste: le 21 novembre 1806, il décrète le blocus continental. Commence alors, une longue succession d'évènements qui aboutiront à l'ouverture d'une nouvelle guerre en Pologne. Benningsen, dans ses mémoires, présentera les combats de cette campagne comme des victoires et il exalte à juste titre la valeur des soldats russes et l'efficacité des Cosaques. En fait, il a reculé partout. A Eylau, il clame que c'est sa victoire, mais il oublie qu'il était sur le point d'être cerné. A Friedland, il est rapidement mis en déroute. La campagne s'achève par une victoire totale pour les Français et une défaite indiscutable pour les Russes. Après la célèbre rencontre du 25 juin sur le Niemen, l'armistice entre Napoléon et Alexandre et les parades des deux gardes, la paix est signée le 8 juillet 1807. Les deux Empires continentaux ne sont plus, dès lors, séparés que par les eaux du Niemen. Cette brillante campagne marque l'apogée de l'Empire et celle de la Grande Armée. Le Tsar, Alexandre 1er, un instant sous le charme de Napoléon, adhère au blocus continental visant à asphyxier Albion. En moins de deux ans, les Français ont mis à genou tout le continent. Seul, à l'autre bout de l'Europe, le Portugal continue de commercer avec l'Angleterre. Napoléon voudra faire cesser cela et se lancera dans une aventure espagnole qui l'entraînera à sa perte.
La Bérézina présente, dans la mémoire française, comme dans son inconscient, l'image d'un désastre sans précédent ni limites. Elle symbolise la chute irrémédiable d'une armée dans les ténèbres de la défaite et de l'anéantissement. L'imagerie populaire ou romantique a dépeint cet événement sous ses aspects les plus sombres, les plus terribles et les plus ahurissants. Abyssale tombe de la Grande Armée, la Bérézina marque la fin de la domination française sur le continent européen. Hégémonie déjà contestée dans la Péninsule ibérique par les Anglais et leurs alliés espagnols et portugais. Le soldat n'obéit plus à son sergent ou à son officier, lorsqu'il en a encore. Il n'y a plus de bataillons, de régiments, de divisions. Ce n'est plus une armée, c'est un corps sans squelette ni cerveau. C'est un mourant qui n'en finit pas d'agoniser, et que la Bérézina finit d'achever. Dans un premier temps, ce franchissement est une manoeuvre de diversion aux yeux de l'ennemi et de franchissement d'un obstacle linéaire majeur, une rivière. Dans un second temps, la Bérézina est une bataille. Elle est livrée sur les deux rives de la rivière. Cette bataille de la Bérézina s'achève par une victoire : hormis les traînards qui n'ont pas voulu franchir les ponts lorsque cela était possible et qui seront pris, l'armée française a contenu, voire repoussé son ennemie russe. La retraite peut continuer sans que la Bérézina se transforme en ce piège mortel qu'a souhaité Koutousov. La Bérézina est bien une victoire française.
A Austerlitz, ces professionnels, fanatiques de leur Empereur qu'ils aiment et admirent, n'ont fait qu'une bouchée des recrues novices de certains régiments qui leur étaient opposés. Leur qualité a compensé leur infériorité numérique et Napoléon n'aurait pas dû oublier que cet outil est nécessaire pour obtenir la victoire, le détail de leurs citations est étonnant. Cet outil d'exception forgé au camp de Boulogne et dans les campagnes de la Révolution risque de se dégrader progressivement, même si le génie du grand chef reste intact. Cette usure progressive, les pertes en officiers et en cadres fidèles, va se faire, aggravée par l'erreur espagnole, et l'on verra se développer les réfractaires, les déserteurs surtout dans les conscrits peu motivés, prélevés sur les pays conquis. Mais ce 2 décembre 1805, il n'y a dans la Grande Armée que s héros, des vétérans et des "braves" criant très fort : "Vive Empereur" ! Ils ont bien mérité que Napoléon leur dise : "Soldats !Je suis content de vous !"
Hourtoulle François-Guy ; Garnier Jacques ; Jouine
Montmirail, Champaubert, Reims, Laon, Craonne, Montereau, Paris Autant de noms, de victoires tumultueuses, de combats héroïques. Autant de signes aussi du génie napoléonien, autant de témoignages de l'esprit de sacrifice de ses soldats. Dans ce nouvel ouvrage, nos auteurs survolent la campagne, exposant les faits, replaçant les adversaires dans leurs perspectives, et nous présentent, dans la désormais célèbre troisième partie, les principaux acteurs de la tragédie: maréchaux, généraux et officiers de renom, mais aussi les obscurs, les sans-grades. Et comme à l'accoutumée, les très nombreuses planches uniformologiques d'André Jouineau restituent, dans leurs moindres détails, la richesse et la diversité des uniformes de tous les belligérants ayant pris part à la plus éblouissante campagne de l'Empereur.
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