Le désenchantement des clercs. Figures de l'intellectuel dans l'après-Mai 68
Hourmant François
PU RENNES
19,82 €
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EAN :9782868472434
Le désenchantement des clercs ne caractérise pas seulement un moment, les années quatre-vingt, et celui de l'intelligentsia progressiste après apostasie de sa foi en la révolution. Il suggère aussi et surtout un processus qui, débutant dans l'après-Mai 68, se traduit par la remise en question des certitudes qui suscitèrent l'engagement des intellectuels aux lendemains de la Seconde guerre mondiale. Du mythe chinois, véritable chant du cygne des utopies révolutionnaires, à l'arrivée des socialistes au pouvoir en mai 1981, le champ intellectuel a ainsi enregistré les effets d'un basculement en profondeur. Toute une constellation de thèmes — l'affaire Soljenitsyne, la problématique totalitaire, la dissidence, les droits de l'homme et la démocratie — a jalonné cette décennie charnière et témoigné du démantèlement d'un univers mental. Essai sur les passions révolutionnaires et les mutations de la pensée contemporaine en France, cet ouvrage, par le regard privilégié porté sur des revues (Esprit, Les Temps Modernes, Tel Quel, Change, Libre et Le Débat), s'attache également à analyser les transformations du " marché intellectuel", marqué par la montée en puissance de médias comme la télévision et les hebdomadaires culturels et par l'apparition de nouveaux modes de légitimation et de consécration. Cette redistribution affecte aussi profondément le magistère traditionnel de l'intellectuel, jusqu'alors maître à penser et constructeur privilégié de représentations. Pondant longtemps "prophétique" (Jean-Paul Sartre) puis "spécifique" (Michel Foucault), la figure du clerc fouit par se fragmenter sous les assauts de sa composante médiatico-mondaine (Bernard-Henri Livy et Philippe Sollers).
Nombre de pages
260
Date de parution
01/05/1997
Poids
485g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782868472434
Titre
Le désenchantement des clercs. Figures de l'intellectuel dans l'après-Mai 68
Auteur
Hourmant François
Editeur
PU RENNES
Largeur
158
Poids
485
Date de parution
19970501
Nombre de pages
260,00 €
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La tyrannie de la beauté n'épargne pas le monde politique. La beauté est un capital, qui exige mise en scène de soi et stylisation de son image. La culture de la célébrité favorise la consécration des apparences et c'est pourquoi le physique est devenu l'impensé du politique. Ce capital esthétique en vient même à éclipser les ressources politiques traditionnelles, fondées sur l'ancrage dans un parti et la victoire aux élections. L'esthétique structure désormais, de façon inavouée, le champ politique. Beauté et laideur infléchissent la distribution des postes, comme le révèlent les déclarations d'un président Sarkozy, plébiscitant Rama Yade et Rachida Dati et refusant un portefeuille ministériel à Gérard Larcher au motif qu'il était "trop laid" . A travers cette question inédite de la beauté et de la laideur en politique, l'auteur mène une réflexion sur la notion de charisme et celle de capital esthétique, leurs mutations à travers l'histoire, en fonction des régimes politiques, leur effet de "peopolisation" des gouvernants et leur importance pour les électeurs.
François Mitterrand, le pouvoir et la plume se donne trois objectifs.Dresser le portrait d'un président en écrivain et analyser la place du livre dans l'économie symbolique du pouvoir mitterrandien.Contribuer à l'étude de l'institution présidentielle en France sous la Ve République. Si la symbolique lettrée joue un rôle essentiel dans la fabrique de la gloire mitterrandienne, elle ne peut être dissociée de la légende gaullienne. En elle se condense grandeur politique et grandeur littéraire, obligeant ses successeurs à mêler à leur tour carrière de la plume et du suffrage.Élucider les ressorts de la liaison durable du politique et de la littérature au sommet de l'État et expliquer les raisons de cette exception hexagonale élevée au rang de mythologie: celle de la France, nation littéraire, permettant de comprendre la complicité qui unit l'homme de Lettres et l'homme d'État.
Au pays de l'avenir radieux " : l'expression condense un mythe politique - l'avènement d'une société sans classes -, une pratique - la croisière rouge - et un genre canonique - le Retour d'URSS. A cette tentation politique, touristique et littéraire ont succombé aussi bien d'obscurs compagnons de route que des figures phares du monde des lettres : Henri Barbusse, Georges Duhamel, André Gide, Romain Rolland, Jean-Paul Sartre, Roland Barthes... La vogue du périple en terre communiste est indissociable d'une floraison de récits de voyages, souvent étrangement semblables : de l'histoire édifiante des petits Chinois sourds et muets guéris par l'acupuncture à la rencontre avec Staline ou le " Che ", du kolkhoze modèle aux somptueux banquets offerts par les autorités, les descriptions et les anecdotes se recoupent fréquemment d'un " Retour " à l'autre. Evoluant dans un théâtre d'ombres savamment déployé le long d'itinéraires convenus, les visiteurs ont, enfin, été assaillis d'honneurs. Autocensure et vanité se conjuguent pour expliquer l'extraordinaire cécité qui empreint ces témoignages, bien faits, en réalité, pour ne pas " désespérer Billancourt ".
Au cours de son histoire, la France a connu des fièvres politiques parfois violentes. Mai 68 fut l'une d'entre elles. Le maoïsme en fut une autre. Entre 1966 et 1976, de Jean-Luc Godard à Roland Barthes, en passant par Sartre et Alain Peyrefitte, intellectuels, artistes, hommes politiques et même moines franciscains se prirent de fascination pour la Chine révolutionnaire. Utopie ou aveuglement ? François Hourmant montre comment le maoïsme fut la réponse proposée à la crise ouverte par Mai 68. Face à une URSS de la planification et de la bureaucratisation, la Chine représentait la promesse d'une révolution dans la révolution. Ignorant les millions de victimes des purges de Mao, une certaine élite s'émerveille du "miracle chinois". Comment expliquer les illusions et le manque de lucidité des intellectuels français ? Comment naissent et meurent les idéologies ? Une page déroutante de l'histoire française.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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