Cruautés et tendresses : vieilles moeurs coloniales françaises. Précédé de Les vies légères : évocat
Houël Drasta ; Little Roger ; Gratiant Isabelle
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782343194196
Ce volume regroupe les seules publications connues de Drasta Houël, pseudonyme de Marie Philomène Julie Simplice Hurard (1868-1949) : un recueil de vers de 1916 (dont des poèmes non versifiés en langue créole) étonnants par leur forme, et un roman de 1925 qui est un portrait sans concession de la société martiniquaise à un moment-clé de son histoire, à la veille de l'abolition de l'esclavage. L'auteure a pu observer de près les communautés békée et sang-mêlé autour d'elle, mais aussi les Noirs, amenés de gré ou, plus souvent, de force aux Antilles. Avec d'autres auteures mulâtresses publiant dans les années 20 - les soeurs Lacascade, les soeurs Nardal - dix ans avant l'avènement de la Négritude, n'est-on pas en droit de parler d'une « Mulâtritude » féminine ...
Nombre de pages
248
Date de parution
16/01/2020
Poids
353g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343194196
Titre
Cruautés et tendresses : vieilles moeurs coloniales françaises. Précédé de Les vies légères : évocat
Auteur
Houël Drasta ; Little Roger ; Gratiant Isabelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
353
Date de parution
20200116
Nombre de pages
248,00 €
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En France, meurent, victimes de leur conjoint, une femme tous les 4 jours et un homme tous les 16 jours. On parle de crime "passionnel", mais s'agit-il d'un avatar des violences conjugales ou d'une réelle histoire d'amour fou? L'analyse psychosociologique porte sur 337 crimes perpétrés entre 1986 et 1993. Surtout commis par des hommes (263, vs 74 par des femmes), ils ont fait 458 victimes. Les auteurs montrent comment, loin des histoires romantiques ou tragiques telles qu'on les trouve dans la littérature, ces crimes sont des affaires de famille. Des familles fusionnelles dominées par l'emprise, où l'appropriation des femmes est de règle, et où, en même temps, la conflictualité des modèles est insupportable, car la façon d'organiser sa vie intime y est vécue sur le mode de l'évidence: "Chez nous, c'est comme ça". Des familles aussi où l'idée d'un destin individuel pour chacun ne signifie pas grand-chose puisqu'à l'évidence, le destin, c'est de répéter le fonctionnement des parents. Des familles, en somme, où l'on fonctionne entre soi, ce qui ne fait qu'attiser les passions, les narcissismes et qu'accroître les détresses. Ainsi, bien qu'annoncé, le crime dit "passionnel" est difficile à prévenir en raison de son caractère de pseudo-normalité. Une telle impuissance de la société ne témoigne-t-elle pas d'une pathologie sociale inquiétante... Biographie: Annik Houel et Patricia Mercader enseignent la psychologie sociale à l'Université Lumière-Lyon 2. Helga Sobota est sociologue. Elles sont membres du Centre Louise Labé (Université Lumière-Lyon 2) et de l'ANEF (Association nationale des études féministes). Ensemble, elles ont déjà publié aux PUF (coll. "Sociologie d'aujourd'hui", 2003) Crime passionnel, crime ordinaire, dont ce livre est le prolongement.
Unanimement méprisé mais largement lu dans toute sorte de publications, le fait divers passionnel méritait une analyse. Il fournit une image sans aucun doute caricaturale, mais tout à fait éclairante, des représentations sociales actuelles de la famille, du couple, et de la hiérarchie entre les sexes, dans leur complexité même et à travers des exemples d'autant plus parlants qu'ils sont extrêmes. Il est symptomatique de ce qui apparaît comme normal ou déviant, valorisé ou stigmatisé, dans la vie d'un couple ou dans le développement des relations amoureuses. En filigrane, ces textes montrent surtout l'articulation difficile des modèles contradictoires qui traversent notre société : on y voit l'affrontement entre un modèle égalitaire de relations entre hommes et femmes, et un modèle inégalitaire, plus archaïque, projeté sur des " exclus " (marginaux, étrangers). S'ils s'accordent pour prôner le couple égalitaire, on y trouve néanmoins de nombreux indices latents de la profonde actualité du modèle inégalitaire, qui continue à faire référence. On peut même dire qu'il est le seul à connaître une définition en termes positifs. Et pourtant, leur succès ne se dément pas... Ces textes séduisent leurs lecteurs et lectrices justement dans la mesure où nous sommes tous pris, de façon profonde, dans ce conflit de modèles. Et le mépris dans lequel ils sont tenus témoigne sans doute de notre attachement honteux à l'inégalité et à la violence qui l'accompagne toujours, alors même que l'accès à l'égalité des sexes exige au plus haut point le renoncement à la satisfaction immédiate du désir, à la jouissance du rapport de forces, au nom d'une reconnaissance de l'altérité, c'est-à-dire de l'humanité de l'autre, à la fois semblable et différent.
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Les recherches sur les inégalités de sexe à l'école, que ce soit en Psychologie, en Sociologie ou en Sciences de l'éducation, sont maintenant bien connues. Mais il importe de continuer la réflexion, en particulier en intégrant la variable de la mixité sociale et culturelle, peu prise en compte jusqu'à présent et qui change considérablement les données e a mixité sexuelle, et de se demander quelles stratégies mettre en ?uvre au niveau de la formation tant initiale que continue des enseignants. Ce numéro a été élaboré en collaboration avec l'IUFM de Lyon.