Le 9 août 2007, la banque française BNP Paribas gelait trois de ses fonds d'investissement trop exposés aux crédits subprimes. Cette décision fut un des éléments déclencheurs d'une crise du crédit hypothécaire qui, en quelques mois, se muera en crise économique, la plus grave depuis celle des années 1930. Très rapidement, les excès de la finance mondialisée se trouvent au coeur du débat politique international. Les réunions du G20 se succèdent avec le même ordre du jour : réguler la finance. On allait en finir avec les paradis fiscaux. En 2012, lors d'un discours électoral désormais célèbre, François Hollande, futur président, va jusqu'à désigner le monde de la finance comme son principal adversaire. Plus proche de nous, lors de la fermeture de Caterpillar à Gosselies, le monde politique belge dénonce une "firme financiarisée" aux comportements de "voyous". Pourtant, les banques sont toujours aussi grosses aujourd'hui qu'il y a dix ans. En moins d'une décennie, la dette privée a été portée aux comptes de la collectivité, le pouvoir des fonds d'investissement anglo-saxons sur l'industrie n'a jamais été aussi marquant, les conseils en "optimisation fiscale" fleurissent sur l'Internet... Chiffres à l'appui, ce livre montre à quel point le monde de la finance est sorti renforcé de la crise. Ce paradoxe est sans doute dû pour partie à un mauvais diagnostique. C'est pour cette raison que cet ouvrage pose une autre question : le monde est-il malade de la finance ? Ou le mal est-il plus profond ?
Nombre de pages
163
Date de parution
15/10/2016
Poids
200g
Plus d'informations
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EAN
9782870036983
Titre
Le monde malade de la finance ?
Auteur
Houben Henri
Editeur
COULEUR LIVRES
Largeur
0
Poids
200
Date de parution
20161015
Nombre de pages
163,00 €
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Que le sang sèche vite en entrant dans l'Histoire", chantait Ferrat. Veillons à ce que la mémoire du massacre des Tutsi ne s'assèche pas à son tour... Pour résister à l'oubli, à l'indifférence, écoutons ceux qui ont "traversé la nuit" : les témoins directs, pour qui le mot "génocide" n'a rien d'abstrait. Après avoir retracé le long chemin qui mena au désastre, l'ouvrage s'ouvre à la factualité brutale, aux récits des survivants. Ils ont tous côtoyé une horreur sans pareille : les insultes, le bruit des coups et des armes, les hurlements de douleur, l'humiliation des viols répétés, la confrontation à la mort... Des scènes souvent racontées avec une effroyable précision. La parole est ensuite cédée à certains "figurants" de cette tragédie. Ils étaient Casques bleus, chef de l'équipe du CICR, journaliste. Leurs observations, leurs réflexions affinent notre compréhension de ce qui s'est joué d'un bout à l'autre du pays, en ce sinistre printemps 1994, et elles donnent un autre visage au désespoir. Après les témoignages écrits, place aux photos et caricatures, les voix les plus puissantes qui se levaient alors, car non tamisées par le filtre de la parole. Vient enfin le temps d'après. "La vie après le génocide, ce que je peux en dire, c'est que je n'ai plus jamais ri", confesse une orpheline. Chez tous les rescapés, ces trois mois de terreur ont laissé des traces indélébiles. D'autres, par leur activité professionnelle - journaliste, juge d'instruction, historienne ou militant de la mémoire - y ont également été confrontés. Le choc fut immense, le génocide a percuté leur vie et les accompagne désormais, eux aussi, au quotidien. Puisse ce recueil irriguer notre mémoire, faire barrage à l'oubli.
Mahy Jean-Marc ; Malmendier Jean-Pierre ; Pirard A
Jean-Pierre Malmendier dont la fille Corine a été assassinée et Jean-Marc Mahy, auteur de meurtre et ex-détenu, n'avaient a priori pas grand-chose à partager. Contre toute attente, ils deviennent amis. Ce livre témoigne du parcours des deux hommes, de leur rencontre, du long dialogue qui les mène à un projet commun. Il raconte leur découverte du surprenant parallélisme des cheminements qu'une victime et un auteur doivent parcourir quand, après le meurtre, ils veulent "restaurer leur âme". Ils se rendent compte qu'une telle tragédie les isole, différemment bien sûr mais avec une même radicalité, et qu'il n'est simple ni pour l'un, ni pour l'autre de retrouver une place dans la société. Un livre étonnant qu'ils ont demandé simple, sobre, intense pourtant à la mesure de leurs chagrins, à la démesure de leur espoir. En souhaitant que ces pages tombent entre les mains de quelqu'un à qui elles donnent l'élan nécessaire pour se remettre debout à son tour.