Comment, pendant plus de cinq siècles, les dirigeants de Rome ont-ils pu assurer l'unité d'un vaste empire s'étendant de l'Ecosse actuelle aux confins du désert arabique ? Une réponse est apportée par des orateurs de la fin du IIIe siècle de notre ère, originaires d'Autun en Gaule, auteurs de discours rassemblés dans le recueil des Panégyriques latins. Cette étude en propose une relecture inédite de ces modes de communication entre les représentants d'une communauté civique et les autorités impériales. Dans cet échange mélangeant enjeux administratifs et rituels de cour, convaincre le prince passait par une utilisation habile de la rhétorique de l'éloge. Héritiers de traditions élaborées en Orient à l'orée du Principat, les panégyristes éduens montrent leur maîtrise du genre, appelé " discours d'ambassade ", mobilisé pour formuler des requêtes officielles ou défendre les intérêts locaux. Dans la stratégie persuasive à l'oeuvre, les fleurs de rhétorique, loin de n'être que de vaines paroles, révèlent une multitude d'informations sur la vie municipale, l'évergétisme, la culture des notables, les rituels du pouvoir et bien d'autres choses encore. En dernier lieu, ces discours révèlent l'existence, au sein de l'Empire, d'un phénomène unique dans l'histoire, produit d'un mélange subtil de pratiques administratives et de tractations diplomatiques entre les cités et le pouvoir central. Le dialogue noué dans le cadre de la " diplomatie intérieure ", source de compromis et d'équilibre entre ces deux échelons de gouvernement, a joué un rôle essentiel dans la cohésion de l'imperium Romanum.
Date de parution
06/09/2012
Poids
982g
Largeur
160mm
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EAN
9782859447120
Titre
CITE ET L EMPEREUR
ISBN
2859447121
Auteur
HOSTEIN
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
982
Date de parution
20120906
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Durant les trois premiers siècles de notre ère, les empereurs romains dirigèrent un immense empire territorial dont la pleine maîtrise constituait un enjeu essentiel. Si Rome demeura longtemps la Ville d'où le destin du monde était décidé, la mobilité des princes dans les provinces de l'imperium Romanum devint dès Auguste l'un des aspects essentiels du "métier d'empereur" (Fergus Millar). Les grands voyageurs, aux personnalités pourtant très différentes, qu'étaient Hadrien, Marc Aurèle, Septime Sévère, Caracalla ou Elagabal, comprirent parfaitement que voyager était une autre manière de gouverner. Cet ouvrage rassemble les contributions d'historiens français et étrangers réunis à l'occasion de trois journées d'études organisées à l'Institut National de l'Histoire de l'Art (INHA), à Paris, en juin 2010, février 2011 et septembre 2011. A la suite des travaux de H. Halfman, il examine les voyages des empereurs romains des dynasties Antonine et Sévérienne dans l'Orient romain hellénophone, entre les premières décennies du IIe siècle et les années 230 après J.-C. À travers l'étude d'une riche documentation littéraire, épigraphique et numismatique, ces travaux relevant de plusieurs disciplines du champ historique (histoire politique, histoire sociale, histoire des pratiques culturelles) révèlent la complexité de l'organisation des voyages impériaux dans les provinces de l'Empire, depuis le départ de Rome jusqu'aux expéditions militaires aux frontières, en passant par les entrées ritualisées de l'empereur, de sa cour et parfois de son armée, dans des cités ornées et parées pour l'occasion. Sont ainsi étudiés la mise en scène du pouvoir impérial, l'entourage des empereurs en voyage, composé notamment de sophistes, la mise à contribution des provinciaux, principalement des notables, dans des déplacements princiers dont apparaît nettement le caractère coûteux et perturbateur, enfin les avantages variés que pouvaient attendre d'un empereur évergète les cités grecques de l'Empire.
Résumé : Entre conte médiéval et Heroic Fantasy, l'épreuve d'Olivier est un récit initiatique destiné aux plus jeunes Il conte les aventures d'Olivier, adolescent déterminé à délivrer des griffes d'Aranghor, l'ami emprisonnée par sa faute. En compagnie d'Eliazer le chevalier, à travers les pièges et les sortilèges d'une forêt malfaisante et jusqu'à l'affrontement final, inattendu, Olivier pénètre peu à peu le monde adulte, découvrant ce qui y fait la haute valeur d'une âme.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.