En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Le livre blanc de Rafael Horzon
Horzon Rafael ; Stickan Jörg ; Zilberfarb Sacha
LE TRIPODE
15,20 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782917084359
Horzon suit les cours de Jacques Derrida. Horzon est poursuivi par la voyante Signora Sarasate. Horzon tourne un film mettant en scène un chien en costume rose. Horzon écrit Le Livre de tous les savoirs. Horzon rencontre Madame Glawny avec qui il a une aventure. Horzon ouvre une galerie japonaise avec un artiste fictif. Horzon crée des étagères « Moebel Horzon » et concurrence Ikea. Horzon invente une académie pour enseigner ce qu'on n'apprend pas. Horzon fonde la ligne de vêtements « Gelée Royale ». Horzon réinvente un esperanto et un système décimal. Horzon lance une agence de divorces et une boîte de nuit. Horzon cherche toujours une nouvelle idée. Horzon a écrit l'histoire de sa vie et pense que tout y est vrai. Le Livre blanc de Rafael Horzon est tout à la fois l'autobiographie ubuesque d'un homme qui échoue dans tout ce qu'il fait, une fable ironique sur une société où l'argent et la création sont devenus des valeurs cardinales et interchargeables, la réponse d'un Oscar Wilde moderne à la bêtise de notre monde, les déambulations dans la vie courante d'une espèce de Monsieur Hulot. Play time!
Dans le roncier, les femmes naissent et enfantent. Elles ont depuis longtemps oublié les rêves et le sens des mots. Parmi elles, deux soeurs grandissent, différentes des autres. Duramen et Sève sont avides du monde par-delà leur prison d'écorce et d'épines. Un jour, elles tentent de s'échapper. Mais le Roncier retient Duramen et la jeune Sève se retrouve seule. Et libre. Elle entame alors une quête à travers les plaines et les forêts, à la découverte d'un monde qu'elle apprend à connaître, guidée par ses rencontres et la promesse de revenir libérer sa soeur.
Un contrôle fiscal, un appartement fouillé dans ses moindres recoins, des lettres et documents personnels, accumulés depuis des décennies, épluchés : voilà qui réveille chez la narratrice colère et désir impérieux de revisiter sa propre existence, les histoires des vivants et les histoires des morts — des morts, surtout. Pour la première fois, celle qui se désigne comme "la dernière des Jelinek " assène au lecteur des éléments de sa biographie relatifs à sa famille juive exilée, déportée ou assassinée sous le nazisme. Parallèlement, elle mène une enquête implacable sur les flux mondiaux de capitaux, le profit que les Etats tirent encore aujourd'hui des biens juifs spoliés. Elle dresse un réquisitoire sévère contre les sociétés autrichienne et allemande, l'hypocrisie, le passé criminel non assumé, l'antisémitisme latent. Et, plus que jamais, contre le culte omniprésent de l'argent, qui favorise tous les stratagèmes de blanchiment, d'évasion fiscale et de fraude généralisée. Le récit, véritable tour de force d'écriture, maniant humour noir ravageur, jaillissement d'images et d'invectives, associations et jeux de mots virtuoses, renoue avec les oeuvres les plus virulentes de l'autrice.
Le jour, Junon, danseuse et comédienne, jongle entre les besoins de son mari malade et les obligations du quotidien. La nuit, incapable de trouver le sommeil, elle répond aux inconnus qui lui écrivent sur les réseaux. Derrière ces profils bien sous tous rapports se cachent des scammers qui tentent de charmer les femmes pour leur soutirer de l'argent. Loin d'être crédule, Junon trouve dans ces discussions un espace de liberté où laisser libre cours à son imagination et se réinventer une vie détachée d'une réalité éreintante. Martina Hefter questionne avec finesse les différentes formes de dépendance et d'exploitation, qu'elles soient amoureuses, physiques ou financières, et livre un roman plein d'humour sur les relations à l'épreuve de la maladie, de l'âge et des désillusions du quotidien.
Une chose est sûre, Issa ne souhaite pas se rendre au Cameroun. La voilà pourtant dans l’avion, poussée par sa mère qui craint pour la santé de sa fille enceinte. Au pays de ses ancêtres, Issa doit suivre la voie salutaire des rituels anciens, sous l’oeil vigilant et superstitieux de ses grands-mères. Mais tout n’est pas si simple quand on est trop noire à Francfort et trop allemande à Buéa. Ce séjour sera l’occasion de se confronter à l’histoire de sa famille et de prendre conscience que les traumatismes, tout comme l’amour inconditionnel et la volonté de vivre, se transmettent de génération en génération.Traduit de l’allemand par Rose Labourie