La Périphérie du fascisme. Spécification d'un modèle fasciste au sein de sociétés agraires, Le cas d
Horel Catherine ; Sandu Traian ; Taubert Fritz
L'HARMATTAN
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EAN :9782296011878
Depuis la fin de la guerre froide et la levée des tabous couvrant l'entre-deux-guerres, une demande de clarification sur les droites anti-communistes s'est fait jour, notamment dans leur rôle à l'égard de l'extermination juive durant la guerre, dans l'impact des élites intellectuelles concernant la formation de l'idéologie radicale et dans le poids acquis au sein des sociétés par ces mouvements. Ce colloque européen sur les fascismes de cette région compare ces synthèses idéologiques originales entre le fascisme moderne et athée dominé par les chefs populistes et charismatiques de l'Italie et surtout de l'Allemagne industrielles et urbanisées, et les traditions militaristes aristocratiques - en Hongrie -, fondamentalistes orthodoxes - en Roumanie - et régionalistes slovaques - en Tchécoslovaquie. Le travail théorique a parfois entraîné la jeune génération intellectuelle, surtout en Roumanie : fallait-il stabiliser la société autour d'une radicalisation des valeurs religieuses, agraires et autochtonistes - Eliade -, ou bien imposer par la force une modernisation brutale pour retrouver le cours majeur de l'histoire européenne - Cioran ? Sur le plan politique, les participants étudient la promotion des mouvements fascistes durant la crise multiforme des années trente et la dispute autour du pouvoir avec les conservateurs traditionnels. Ces derniers adoptèrent eux-mêmes le style mobilisateur et durcirent leur autoritarisme contre la gauche, contre les partis démocratiques, mais surtout contre les fascistes menaçants. Ceux-ci les concurrençaient à droite avec l'appui de plus en plus massif de classes populaires en crise et d'Etats fascistes à la recherche de leviers d'influence. Si en Hongrie Szalasi fut simplement emprisonné, le Croate Pavelic dut s'exiler en Italie et le Roumain Codreanu fut assassiné.
Nombre de pages
187
Date de parution
01/09/2006
Poids
275g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296011878
Titre
La Périphérie du fascisme. Spécification d'un modèle fasciste au sein de sociétés agraires, Le cas d
ISBN
229601187X
Auteur
Horel Catherine ; Sandu Traian ; Taubert Fritz
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
275
Date de parution
20060901
Nombre de pages
187,00 €
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D'un côté, Buda, la colline du château où s'installèrent les maîtres successifs de la Hongrie, aujourd'hui ville musée. De l'autre, Pest dont l'urbanisme fait parfois penser à Paris. Leur histoire s'est écrite en contrepoint. Si Buda a longtemps été allemande, Pest a très vite assimilé les vagues successives d'immigrants. C'est Pest qui a été le berceau de la renaissance magyare, la capitale intellectuelle et le foyer du développement économique. Les deux cités ont fini par être réunies au XIXe siècle, quand on appelait Budapest la Londres du Danube, mais elles ne se sont jamais fondues. De par sa situation géographique, Budapest n'a cessé d'être une passerelle entre l'Orient et l'Occident. Ville frontière à l'époque des Romains qui découvrirent la vertu de ses eaux thermales, marche d'empire sous Charlemagne, rempart contre les Turcs avant que ceux-ci ne l'occupent pendant plus d'un siècle, sa période la plus brillante est rattachée à la domination des Habsbourg qui en firent une seconde Vienne. Histoire et mémoire forment un étrange ménage dans cette ville tant de fois détruite et reconstruite, et pourtant réputée être la capitale de l'amusement et des plaisirs. Chaque tyrannie y a suscité un florilège de plaisanteries, fustigeant tour à tour Horthy, Staline et Kádár. Est-ce simplement pour édifier les générations futures qu'au lieu de détruire les statues des gloires du communisme, Budapest a préféré les installer dans un parc perdu des collines de Buda?
Les contributions réunies dans cet ouvrage sur les guerres balkaniques se veulent une interrogation sur leur impact international et dans les sociétés concernées, elles questionnent également la mémoire qu'elles y ont laissée et le rôle de celle-ci dans les relations interétatiques. Les auteurs s'intéressent tout d'abord aux conflits régionaux et aux questions territoriales, à l'expérimentation de la guerre et à la notion de patrie, aux relations entre civils et militaires, aux bandes armées. Un deuxième thème concerne plus particulièrement l'Empire ottoman puis la Turquie à travers l'importance de la Méditerranée, les indépendances successives des pays balkaniques, le devenir des villes ottomanes. La troisième partie renvoie à une tendance actuelle de la recherche qui entreprend de faire l'histoire des interventions internationales et des opérations de paix : l'action de la fondation Carnegie ; la spécificité de la diplomatie balkanique ; l'absence des grandes puissances et la fin du concert européen. Enfin, la quatrième partie traite des mémoires des guerres balkaniques : imagologie, censure et caricature ; les propagandes comparées des belligérants et des grandes puissances ; lieux de mémoire ; pour une écriture commune de l'histoire du conflit.
En 1908, l'annexion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche-Hongrie a provoqué une crise européenne à propos des Balkans qui semble préfigurer les suivantes : les guerres balkaniques de 1912-1913 et la crise de l'été 1914 consécutive à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, à Sarajevo. " De Sarajevo à Sarajevo ", qu'a fait l'Europe de cette région ? Dernière crise de la classique " question d'Orient ", la crise de 1908 joue le rôle de révélateur, voire de catalyseur de l'état des relations intereuropéennes de l'époque. Pourquoi l'annexion de la Bosnie n'a-t-elle pas déclenché alors un conflit majeur ? Comment comprendre cette crise, cent ans après, à l'heure où la question de l'intégration des Balkans dans l'Union européenne est à l'ordre du jour ? C'est ce que cherche à explorer cet ouvrage, qui regroupe les actes du colloque tenu à Paris en 2008 à l'occasion du centenaire de la crise de Bosnie. Les différentes contributions analysent en profondeur la situation des Balkans de l'époque, ainsi que l'action des grandes puissances européennes dans la région. Il s'agit de " défataliser " l'histoire, en repérant les engrenages, s'il y en a, mais aussi en mettant en valeur les facteurs qui échappent à ces mécanismes et auraient pu changer le cours des choses. C'est un bilan historiographique très complet de la question qui est présenté ici, et qui ouvre de nouvelles pistes de réflexion sur, entre autres, les lieux de mémoire, l'héritage turc ou le traitement des minorités.
Appelée "démocratie illibérale" par son Premier ministre, Viktor Orbán, la Hongrie échappe aux grilles de lecture des pays occidentaux. Au cours de leur histoire, les Hongrois n'ont cessé de questionner leur identité, d'ériger leur souveraineté en dogme. Héritiers d'un royaume fondé en l'an mil, ils ont été privés de leur indépendance tour à tour par l'Empire ottoman, les Habsbourg et, au XXe siècle, par l'occupation nazie puis le régime communiste. Cultivant leur spécificité culturelle, l'originalité de leur langue et de leur histoire, les Hongrois n'ont finalement jamais retrouvé les frontières du royaume fondé par saint Etienne. Ils ont construit un récit victimaire, rythmé par des épisodes de révolte que la politique mémorielle exalte encore de nos jours. Catherine Horel montre combien l'idée de nation en Hongrie a toujours été particulièrement sensible. En nous éclairant sur l'histoire longue du territoire, des héros, des mythes et des lieux de mémoire, elle nous en donne des clés de compréhension indispensables aujourd'hui.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.