Culture & Musées N° 12 : L'imaginaire de la ville, le regard et le pas du citadin
Horel Catherine ; Chaudoir Philippe ; Kellenberger
ACTES SUD
19,30 €
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EAN :9782742781225
Publics et Musées, première revue scientifique francophone de muséologie, s'était donné pour vocation de présenter les résultats des recherches. des études et expériences suscitées par la prise en considération grandissante des publics dans les institutions muséales. Mais les publics des multiples institutions de la culture ne constituent pas des mondes séparés. les différentes recherches qui portent sur eux ne peuvent que se fertiliser mutuellement. La revue s'élargit donc des musées à la culture. Revue scientifique à comité de lecture. Culture et Musées publie des travaux de recherche inédits sur les publics, les institutions et les médiations de la culture. Les contributions, regroupées autour d'un thème ou d'une problématique, font de chaque livraison un ouvrage collectif chargé d'approfondir une question vive et qui est placé, à ce titre. sous la direction d'un scientifique spécialiste choisi par le comité de rédaction. Ce dossier thématique est accompagné d'articles - "Hors thème" proposés à la revue par leurs auteurs. En seconde pallie, la rubrique - Expériences et points de vue. présente des réflexions, livre des expériences, ouvre des débats sur des questions suscitées par l'évolution des savoirs et des pratiques. La rubrique ? Lectures et nouvelles - rend compte d'ouvrages, de travaux novateurs (mémoires, thèses. études et recherches) et informe les lecteurs sur les publications ou les manifestations. La revue s'adresse aux professionnels, aux chercheurs et aux étudiants, ainsi qu'à toutes les personnes intéressées par l'évolution actuelle du domaine des musées et de la culture. Elle est publiée avec les soutiens de la direction des Musées de France et de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. L'imaginaire de la ville, le regard et le pas du citadin. La ville tient une place importante dans certaines expressions artistiques comme la bande dessinée. le roman policier ou le cinéma. On pourrait aussi citer les grandes expositions du centre Georges-Pompidou sur Moscou, New York, Berlin, Vienne, puis en 1994 sur "la ville"; le succès des arts de la rue, des "friches", des très nombreuses manifestations artistiques qui prennent pour cadre le paysage urbain: ou encore l'essor considérable de la patrimonialisation des villes. Les paysages urbains deviennent des arguments de marketing pour les politiques publiques locales. tout en fournissant aux artistes un "contexte" inépuisable pour interroger le monde. Ainsi. entre patrimoine et création contemporaine, entre marketing et culture, entre espace public et institutions, entre pratiques, représentations et images. la matière est considérable. Comment les sciences sociales abordent-elles ce changement qui a affecté nos villes dans les deux dernières décennies? La place (le l'art et du patrimoine dans la ville contemporaine invite à ne plus penser celle-ci seulement en termes de fonctions, de pouvoir. de circulation ou d'interactions. Les articles réunis dans ce numéro proposent d'appréhender l'imaginaire urbain selon cieux points de vue, celui du patrimoine et celui des artistes. Biographie de l'auteur Catherine Horel, université-Paris-I-Panthéon-Sorbonne-IRICE; Philippe Chaudoir, Institut de recherche géographique (UMR CNRS 5600) de l'université Louis-Lumière-Lyon-II; Sonja Kellenberger, SEA Europe et AUS-IPRAUSS; Corine Vedrine, MoDys (UMR 5264) de l'université Jean-Monnet de Saint-Etienne.
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Nombre de pages
142
Date de parution
07/01/2009
Poids
210g
Largeur
145mm
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EAN
9782742781225
Titre
Culture & Musées N° 12 : L'imaginaire de la ville, le regard et le pas du citadin
Auteur
Horel Catherine ; Chaudoir Philippe ; Kellenberger
Editeur
ACTES SUD
Largeur
145
Poids
210
Date de parution
20090107
Nombre de pages
142,00 €
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D'un côté, Buda, la colline du château où s'installèrent les maîtres successifs de la Hongrie, aujourd'hui ville musée. De l'autre, Pest dont l'urbanisme fait parfois penser à Paris. Leur histoire s'est écrite en contrepoint. Si Buda a longtemps été allemande, Pest a très vite assimilé les vagues successives d'immigrants. C'est Pest qui a été le berceau de la renaissance magyare, la capitale intellectuelle et le foyer du développement économique. Les deux cités ont fini par être réunies au XIXe siècle, quand on appelait Budapest la Londres du Danube, mais elles ne se sont jamais fondues. De par sa situation géographique, Budapest n'a cessé d'être une passerelle entre l'Orient et l'Occident. Ville frontière à l'époque des Romains qui découvrirent la vertu de ses eaux thermales, marche d'empire sous Charlemagne, rempart contre les Turcs avant que ceux-ci ne l'occupent pendant plus d'un siècle, sa période la plus brillante est rattachée à la domination des Habsbourg qui en firent une seconde Vienne. Histoire et mémoire forment un étrange ménage dans cette ville tant de fois détruite et reconstruite, et pourtant réputée être la capitale de l'amusement et des plaisirs. Chaque tyrannie y a suscité un florilège de plaisanteries, fustigeant tour à tour Horthy, Staline et Kádár. Est-ce simplement pour édifier les générations futures qu'au lieu de détruire les statues des gloires du communisme, Budapest a préféré les installer dans un parc perdu des collines de Buda?
Les contributions réunies dans cet ouvrage sur les guerres balkaniques se veulent une interrogation sur leur impact international et dans les sociétés concernées, elles questionnent également la mémoire qu'elles y ont laissée et le rôle de celle-ci dans les relations interétatiques. Les auteurs s'intéressent tout d'abord aux conflits régionaux et aux questions territoriales, à l'expérimentation de la guerre et à la notion de patrie, aux relations entre civils et militaires, aux bandes armées. Un deuxième thème concerne plus particulièrement l'Empire ottoman puis la Turquie à travers l'importance de la Méditerranée, les indépendances successives des pays balkaniques, le devenir des villes ottomanes. La troisième partie renvoie à une tendance actuelle de la recherche qui entreprend de faire l'histoire des interventions internationales et des opérations de paix : l'action de la fondation Carnegie ; la spécificité de la diplomatie balkanique ; l'absence des grandes puissances et la fin du concert européen. Enfin, la quatrième partie traite des mémoires des guerres balkaniques : imagologie, censure et caricature ; les propagandes comparées des belligérants et des grandes puissances ; lieux de mémoire ; pour une écriture commune de l'histoire du conflit.
En 1908, l'annexion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche-Hongrie a provoqué une crise européenne à propos des Balkans qui semble préfigurer les suivantes : les guerres balkaniques de 1912-1913 et la crise de l'été 1914 consécutive à l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, à Sarajevo. " De Sarajevo à Sarajevo ", qu'a fait l'Europe de cette région ? Dernière crise de la classique " question d'Orient ", la crise de 1908 joue le rôle de révélateur, voire de catalyseur de l'état des relations intereuropéennes de l'époque. Pourquoi l'annexion de la Bosnie n'a-t-elle pas déclenché alors un conflit majeur ? Comment comprendre cette crise, cent ans après, à l'heure où la question de l'intégration des Balkans dans l'Union européenne est à l'ordre du jour ? C'est ce que cherche à explorer cet ouvrage, qui regroupe les actes du colloque tenu à Paris en 2008 à l'occasion du centenaire de la crise de Bosnie. Les différentes contributions analysent en profondeur la situation des Balkans de l'époque, ainsi que l'action des grandes puissances européennes dans la région. Il s'agit de " défataliser " l'histoire, en repérant les engrenages, s'il y en a, mais aussi en mettant en valeur les facteurs qui échappent à ces mécanismes et auraient pu changer le cours des choses. C'est un bilan historiographique très complet de la question qui est présenté ici, et qui ouvre de nouvelles pistes de réflexion sur, entre autres, les lieux de mémoire, l'héritage turc ou le traitement des minorités.
Appelée "démocratie illibérale" par son Premier ministre, Viktor Orbán, la Hongrie échappe aux grilles de lecture des pays occidentaux. Au cours de leur histoire, les Hongrois n'ont cessé de questionner leur identité, d'ériger leur souveraineté en dogme. Héritiers d'un royaume fondé en l'an mil, ils ont été privés de leur indépendance tour à tour par l'Empire ottoman, les Habsbourg et, au XXe siècle, par l'occupation nazie puis le régime communiste. Cultivant leur spécificité culturelle, l'originalité de leur langue et de leur histoire, les Hongrois n'ont finalement jamais retrouvé les frontières du royaume fondé par saint Etienne. Ils ont construit un récit victimaire, rythmé par des épisodes de révolte que la politique mémorielle exalte encore de nos jours. Catherine Horel montre combien l'idée de nation en Hongrie a toujours été particulièrement sensible. En nous éclairant sur l'histoire longue du territoire, des héros, des mythes et des lieux de mémoire, elle nous en donne des clés de compréhension indispensables aujourd'hui.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
La double trajectoire d'un policier des frontières qui perd le sens de sa mission et d'un jeune émigrant soudanais qui tente d'atteindre l'Eldorado européen.A Catane, le commandant Salvatore Piracci surveille les frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe, il navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune... en sacrifiant parfois leur vie, car il n'est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui avaient promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit. Un jour, c'est justement une survivante de l'un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie. Touché par l'histoire qu'elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l'humanité... et entreprend un grand voyage.Au Soudan, pour Soleiman et son frère Jamal, c'est le grand jour : ils ont enfin amassé la somme d'argent qui leur permettra de quitter le pays et le continent pour une vie meilleure. Mais les jeunes gens sont bientôt séparés par le destin. Soleiman rencontre Boubakar le boiteux et c'est avec ce nouveau compagnon qu'il poursuivra - d'Al Zuwarah à Ghardaïa, Oujda, puis Ceuta... - son voyage vers l'Eldorado européen. Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise.