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Critique N° 709-710, Juin-Juillet 2006 : Mutants
Hoquet Thierry ; Ruse Michael ; Huneman Philippe ;
MINUIT
15,00 €
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EAN :9782707319616
Dans l'imaginaire collectif, les monstres ont disparu, les (super) héros sont fatigués, mais les mutants prolifèrent : en témoignent le retour des X-Men et l'adaptation récente de leurs tribulations dans deux films à succès. Le mutant, l'individu affecté d'une différence spéciale qui le rend unique, est devenu une valeur positive de notre culture. Mais avant d'envahir la bande dessinée et les blockbusters, le mutant renvoie à un concept biologique précis : il désigne une altération du code génétique. Le processus d'évolution, l'adaptation des organismes à leur environnement et leur perpétuel perfectionnement, se comprennent à partir de l'accumulation de mutations favorables conservées par la sélection naturelle. C'est par là aussi que le mutant devient une figure dangereuse : il annonce une forme mieux adaptée, voire plus douée que l'homme. Il manifeste moins un écart par rapport à la norme de l'espèce que son essentielle mutabilité ; il nous rappelle enfin la possibilité qu'elle perde un jour sa position dominante dans la nature, frayant ainsi la voie à ce que certains ont voulu décrire comme le " posthumain ". Ce numéro tente d'articuler ces différents domaines. Au croisement du biologique et du fictionnel, de la science et de l'imaginaire, le mutant s'impose comme une figure symptomatique, sinon prophétique, du monde contemporain. Philosophes, biologistes, spécialistes de la science-fiction, de la " cyberculture " ou de l'art contemporain en décryptent les signes avant-coureurs et les effets de retour parfois inattendus. La mutation est en marche.
Nombre de pages
156
Date de parution
08/06/2006
Poids
178g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782707319616
Titre
Critique N° 709-710, Juin-Juillet 2006 : Mutants
Auteur
Hoquet Thierry ; Ruse Michael ; Huneman Philippe ;
Editeur
MINUIT
Largeur
134
Poids
178
Date de parution
20060608
Nombre de pages
156,00 €
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Résumé : Mishima le romancier, Mishima le bodybuilder. Etonnante synthèse, en un seul individu, des mots et des muscles ! Le Mishima ultranationaliste, critiquant l'Occident au profit d'un Japon ancestral mythique, cache un homosexuel décomplexé, fréquentant les bars gays et assumant ses fantasmes. Comment comprendre son suicide, le fameux seppuku en 1970 : aveu d'échec d'un homme de quarante-cinq ans, ou manière de finir en beauté, avant que la vieillesse ne rende le corps à sa complète décrépitude ? Thierry Hoquet analyse la puissance des contradictions au coeur de la vie et de l'oeuvre de Mishima. Beauté et décadence, ivresse et angoisse, jouissance et mort, tradition et modernité, tel est ce "mystère Mishima" qu'il nous invite à explorer. Au-delà de la figure du romancier japonais, ce livre est aussi un essai de philosophie incarnée, sur les différentes formes que prend la virilité, tantôt conquérante, tantôt inquiète.
Fécondations in vitro, greffes, clonage, modifications génétiques : le temps est venu de la manipulation de la vie et de l'hybridation du vivant et de la machine. Mais que cache ce mot, "vie", qui dit le plus intime et le plus mystérieux ? Et qui a autorité pour en parler ? Relevant à la fois du champ de l'éthique, du droit, de la science et de la métaphysique, la vie est tantôt décrite par les biologistes comme une somme de phénomènes quantifiables, tantôt assimilée par les métaphysiciens à l'âme, à l'esprit, au souffle. Suis-je en vie parce que mon coeur bat ou parce que j'exerce ma pensée, libre et autonome ? La vie se manifeste d'abord parce qu'il y a des êtres qui se forment, croissent et dépérissent. Est-elle donc toujours la durée qui s'écoule entre la naissance et la mort ? Finalement, faudrait-il se taire sur la vie car elle est un concept si général qu'elle en devient vide de sens, en cela rebelle à toute tentative de définition ? Mieux comprendre la vie, est-ce mieux vivre ?
Au milieu du XVIIIe siècle, le Français Buffon et le Suédois Linné ont cherché, chacun à leur façon, à mettre de l'ordre dans la profusion des espèces vivantes. Formidable entreprise qui eut pour résultat deux classifications différentes. La nomenclature de Linné, qu'il utilisa pour décrire quelque 8 000 espèces dans son Species Plantarum, fait encore référence aujourd'hui. Quant à Buffon, il ébaucha une théorie de l'évolution dans son Histoire naturelle générale et particulière. Ces deux hommes aux personnalités très différentes, ont eu chacun leur propre façon d'exercer la science, et nous ont proposés deux visions du monde. Ils se sont toujours opposés, sans jamais se rencontrer. Cet ouvrage nous explique quels ont été les apports de chacun à l'évolution des idées et nous fait comprendre comment la science avance, de controverses en découvertes.
Résumé : Ni transhumain, ni posthumain ou inhumain, le "presque-humain" désigne un nouveau domaine : celui qui se dessine en deçà ou au-delà de l'humain, là où notre condition devient une question plutôt qu'une évidence. Que nous disent-ils de ce que nous sommes devenus, ces êtres (zombies, mutants, robots, cyborgs, goules, etc.) qui, sans être nos semblables, nous ressemblent cependant, au point parfois de devenir des caricatures de nous-mêmes ? Qu'ils soient amis ou ennemis, ces êtres fictifs hantent notre imagination, nous promettent un avenir souvent inquiétant, remettant en cause notre autonomie. Ils nous rappellent qu'être humain, c'est toujours être susceptible de faillir. Entre menace de chute et rêve de plénitude, les presque-humains interrogent de manière originale ce que c'est qu'endosser un costume de femme, d'homme, ou simplement d'humain. S'appuyant sur de multiples personnages de fiction aux marges de l'humanité, cet essai explore ces figures aujourd'hui populaires pour questionner leur désir d'être simplement humaines - aspiration souvent contrecarrée par la nature, la technique ou la société. Si nous fantasmons parfois d'outrepasser notre condition et de nous arracher à nos origines animales, les presque-humains nous rattachent à l'idée d'humanité - que celle-ci constitue une promesse, une déchéance, un stade à dépasser ou une émergence à venir.
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
Dionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.
Quand elle le voit pour la première fois, c'est dans un autobus : son regard impitoyable entrant en elle, juste avant qu'il ne descende ; quelques secondes encore avec la vitre entre eux. Et puis rien. Les circonstances dans lesquelles ils se revoient par hasard vingt ans plus tard ne leur permettent pas de s'approcher l'un de l'autre et sans doute en resteraient-ils là si cela ne tenait qu'à elle, devenue entre-temps épouse de notable et mère de trois enfants. Mais lui, maintenant, il veut quelque chose.