A travers cette série de portraits, Rip Hopkins révèle la façon dont les habitants de Maisons-Laffitte, ville historiquement liée au cheval, perçoivent et s'approprient le cheval dans leur imaginaire. Au nord-ouest de Paris, en bordure de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, se trouve une cité hantée par la présence du cheval depuis la fin du XVIIIe siècle. Son hippodrome possède la plus longue ligne droite d?Europe. Les hommes et les chevaux y cohabitent. Des pistes sont prévues pour se déplacer à cheval. L?animal monté a toujours la priorité. Un anachronique château rappelle des temps antérieurs à la modernité industrielle, lorsque le cheval était le plus proche allié de l?homme. Ses légendaires écuries monumentales ont aujourd?hui disparu. Aussi le château de Maisons ? c?est ainsi qu?il se nomme ? passe chaque année une commande à un photographe pour représenter le cheval dans ses murs. Une présence de papier en lieu et place du vivant, en quelque sorte. Dans tous les champs de la création contemporaine, le thème du cheval semble avoir été déserté alors qu?il fut un être mythologique par excellence et source d?innombrables histoires fabuleuses. Sa charge symbolique est puissante. Cette année 2012, Rip Hopkins a choisi de ne pas photographier des chevaux, mais de rendre visible le pouvoir symbolique du cheval sur l?homme et la femme d?aujourd?hui. Ce livre est soutenu par : la Ville de Maisons-Laffitte, les Monuments nationaux, la société des amis du château de Maisons, le Conseil Général des Yvelines. Une exposition se déroule au Château de Maisons-Laffitte du 4 juillet au 26 octobre 2012, événement organisé par le Centre des Monuments Nationaux.
Nombre de pages
72
Date de parution
18/09/2012
Poids
286g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782350462561
Titre
Chevaleresque
Auteur
Hopkins Rip ; La Boulaye Pauline de
Editeur
FILIGRANES
Largeur
210
Poids
286
Date de parution
20120918
Nombre de pages
72,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Rip Hopkins a passé plusieurs mois au Tadjikistan où il a parcouru treize mille kilomètres à pied. À cheval ou en camion. Les images que l'artiste en a rapportées montrent les hommes plus que les paysages. Elles rendent compte d'une évidente diversité d'individus et de décors. Elles baignent toutes dans une lumière qui met en valeur les couleurs fortes que ces populations affectionnent
Dans cette série documentaire j'ai construit les photographies comme des extraits de film nord-américains dans le style de ceux de Martin Scorcese, des frères Cohen ou de Brian de Palma. Chaque image a son propre scénario et chacun joue son propre rôle dans sa propre réalité. Une histoire qui nous encourage à imaginer ce qui s'est passé avant et après la prise de vue. Le Canada est une terre d'accueil et de réinvention. On est qui on veut sans devoir rendre des comptes. En me plongeant dans la réalité de mes modèles je joue avec la vie potentielle que pourrais avoir au Canada, comme si j'étais réellement la personne que j'incarne à l'image.
Ce livre parle des anglais vivant en France dans la région du Périgord. Tous les portraits ou mises en scènes sont en lien avec ces familles anglaises expatriées en Dordogne. Rip Hopkins a choisi un thème de recherche à la fois en lien avec son identité personnelle et le territoire qui l accueille. Exilé du Royaume-Uni, Rip Hopkins se confronte à ses propres origines et à son rapport intime avec la France. Antony Mair, un Britannique du Périgord décrit le phénomène d expatriation de ses pairs et une Française, Pauline de La Boulaye, expose son regard sur les Britanniques, le photographe et son époque. Ces témoignages évoquent la question de l'identité et de l'appartenance à un pays, réel ou imaginaire, dans le contexte d une société subissant l'effet de la mondialisation. Troublantes et oniriques, les images de Rip Hopkins pénètrent les couches les plus profondes de notre for intérieur.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.