Bien qu'il soit d'une facture indépendante, le Midrach sur la Genèse fait partie d'un ensemble plus vaste allant des premiers versets au Deutéronome, auquel il faut joindre les Cinq rouleaux: Cantique des cantiques, Lamentations, Esther, Ecclésiaste et Ruth. Le tout forme le Midrach Rabba, corpus qui réunit l'essentiel de l'exégèse juive des premiers siècles. Le midrach désigne l'analyse textuelle des versets scripturaires. Il est de deux sortes, suivant qu'il porte sur les versets normatifs ou narratifs : il est halakhique dans le premier cas, agadique dans le deuxième. Genèse Rabba relève du midrach agadique. Ce deuxième tome contient les quatre parachiot médianes sur les douze que comporte la Genèse; où l'on traite d'Isaac et de Rebecca, de leurs déplacements, de la naissance d'Esaü et de Jacob, de leur rivalité, de la fuite de Jacob chez Laban, de ses épousailles successives avec Léa et Rachel, enfin de son retour en Canaan. Dans ce volume, les traducteurs ont pris pour base de la traduction l'édition critique de Theodor. Les notes, qu'ils ont voulues succinctes, visent à l'essentiel : mettre à nu l'analyse midrachique et principalement ses jeux de mots, qui sont le ressort même du midrach agadique.
Nombre de pages
218
Date de parution
02/09/2010
Poids
286g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864326151
Titre
Midrach Rabba. Genèse, tome 2
Auteur
Honigmann Johannes ; Lévy René
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
286
Date de parution
20100902
Nombre de pages
218,00 €
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Ce livre a la beauté épurée de ces poèmes de moines bouddhistes qui vivaient reclus dans leurs huttes sous les pins des montagnes et la lumière de la lune. Bada Shanren fut l'un d'eux, lui ce prince des Ming né en 1626 et promis à une vie brillante, qui se réfugia dans un monastère quand la Chine tomba aux mains des envahisseurs mandchous. Esprit rebelle, il se fit passer pour fou pour éviter de servir la nouvelle dynastie et devint un maître du pinceau et de l'encre dans d'éblouissantes compositions qui semblent avoir été créées d'un seul souffle. Voici l'histoire de ce maître du "grand noir" qui acheva sa vie dans une cabane de pêcheur, à peindre ces créatures humbles que sont poissons, oiseaux, rochers et bambous, et voyait toute l'éternité dans une fleur de lotus.
En 1659, dans la petite ville bavaroise de Schongau, un jeune garçon est repêché, mourant, dans le Lech. Sur son épaule est maladroitement tatoué un signe de sorcellerie. On accuse aussitôt la sage-femme Martha Stechlin, que son métier amène à connaître les plantes qui soignent et les mystères de la vie - ce qui suffit aux yeux de beaucoup à en faire une sorcière. Le bourgmestre ordonne donc au bourreau Jakob Kuisl de soumettre Martha Stechlin à la question. Mais celui-ci, convaincu de son innocence, va tout tenter pour la sauver, aidé par sa fille et par un jeune médecin. D'autant que les événements tragiques se succèdent : deux autres garçons sont assassinés et une fillette enlevée. Autour de la magnifique figure de Jakob Kuisl, brutal et humaniste, savant et rustre, ce roman plonge dans les noirceurs et les infinies ressources de l'âme humaine et propose un combat passionnant entre curiosité scientifique et obscurantisme.
Janvier de l'an 1660. Le curé du village bavarois d'Altenstadt est retrouvé empoisonné dans son église. Il laisse une inscription qui désigne une crypte cachée où le bourreau Jakob Kuisl et le médecin Simon Fronwieser découvrent les ossements d'un Templier. Aidés de Magdalena, la fille de Kuisl, experte en plantes médicinales, et de Benedikta, négociante avisée et soeur du défunt, ils tentent de résoudre ce mystère. Mais d'autres hommes vêtus de robes de bure, et notamment l'insaisissable moine noir, cherchent aussi ce qui pourrait bien être le trésor disparu des Templiers. S'engage alors une chasse féroce qui les entraîne dans différentes parties de la Bavière et dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine. Intrigue policière haletante, roman d'amour et d'aventures, ce récit campe avec panache des personnages atypiques sur un fond historique richement documenté.
Schimmelpfennig Roland ; Honigmann Johannes ; Muhl
Comme le théâtre anglais et français depuis quelques années, les pièces de Schimmelpfennig reprennent et reflètent le changement de notre mode de perception, de notre vie. Il va de soi que la télévision et la publicité y contribuent de tout leur poids. Cette prise en compte, ce renouvellement sont indispensables pour capter l'attention d'un public qui, en prenant place au théâtre, ne peut faire abstraction de son vécu quotidien. Schimmelpfennig transforme la scène en un espace où rêve et réalité se croisent continuellement. Il y parvient grâce à des techniques littéraires empruntées au nouveau roman et, bien sûr, au cinéma, permettant des changements d'angle sans la moindre difficulté. Cette mobilité (verbale) enlève à la scène sa lourdeur ancienne comment bouger le décor ? et lui confère un caractère plus spirituel ; exactement à l'opposé du réalisme habituel de la télévision. l'efficacité de cette écriture est d'autant plus étonnante que ses thèmes appartiennent à la sphère du quotidien. Dans Une nuit arabe, c'est une coupure d'eau dans un immeuble HLM qui déclenche "l'histoire" et dans Push Up, ce sont les conflits humains dans une entreprise qui déterminent la "marche des choses".Comme le théâtre anglais et français depuis quelques années, les pièces de Schimmelpfennig reprennent et reflètent le changement de notre mode de perception, de notre vie. Il va de soi que la télévision et la publicité y contribuent de tout leur poids. Cette prise en compte, ce renouvellement sont indispensables pour capter l'attention d'un public qui, en prenant place au théâtre, ne peut faire abstraction de son vécu quotidien. Schimmelpfennig transforme la scène en un espace où rêve et réalité se croisent continuellement. Il y parvient grâce à des techniques littéraires empruntées au nouveau roman et, bien sûr, au cinéma, permettant des changements d'angle sans la moindre difficulté. Cette mobilité (verbale) enlève à la scène sa lourdeur ancienne comment bouger le décor ? et lui confère un caractère plus spirituel ; exactement à l'opposé du réalisme habituel de la télévision. l'efficacité de cette écriture est d'autant plus étonnante que ses thèmes appartiennent à la sphère du quotidien. Dans Une nuit arabe, c'est une coupure d'eau dans un immeuble HLM qui déclenche "l'histoire" et dans Push Up, ce sont les conflits humains dans une entreprise qui déterminent la "marche des choses".
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
L'héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C'est la situation parfaite : la solitude, le provisoire, une cabine et l'océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu'à ce qu'un jour l'une d'entre elles réussisse à l'arracher à la mer et à l'entraîner dans l'aventure d'une procréation assistée. Qu'est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu'elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ? Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d'une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne des grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d'où elles viennent ni pourquoi elles sont là ? Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.