Belle à ne pas croire ! Si belle qu'on dirait une actrice ! C'est son père qui avait eu ce mot quand elle n'avait pas treize ans. Depuis, elle sert tous les jours le pain à la boulangerie du village, encombrée par sa beauté comme par un vêtement trop large. Et rêve que quelqu'un finira par entrer, par la voir, par lui dire : " J'ai besoin de vous "... Un assistant du cinéma... Anne Freux est belle, elle aussi. Au lycée, les garçons parlaient d'elle avec des gestes appuyés. Mais aucun d'eux ne soupçonnait le drame secret qui couvait derrière son sourire triste et ses regards fuyants... Avec la Chinoise, clouée sur son lit d'handicapée, si pressée de se sentir exister, c'est la vie tout entière qui devient belle, désirable, charnelle. Dix histoires de femmes, d'amour ou d'amitié. Dix instants d'infinie tendresse...
Nombre de pages
90
Date de parution
01/11/1998
Poids
100g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782277301837
Titre
On dirait une actrice. Et autres nouvelles
Auteur
Holder Eric
Editeur
J'AI LU
Largeur
130
Poids
100
Date de parution
19981101
Nombre de pages
90,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Faire une saison", c'est l'idée que Jeanne et Bruno se sont mis en tête : quitter les monts du Lyonnais au milieu du printemps pour aller planter parasols et tréteaux au grand vent de l'Atlantique, sur la place du village balnéaire de Carri, à la lisière des dunes. Marchands ambulants, ils forment une petite tribu que complètent Alexis, onze ans, et Virgile, soixante et un ans. On les appellera en toute simplicité les Bijoux - leur fabrication, leur fierté -, ils disposeront d'une poignée de mètres carré au soleil et seront adoubés par des confrères qui se nomment eux-mêmes Nanou Primeurs, Fromage ou Château-Migraine le pinardier. Et puis il y a Forgeaud, le boss du marché, protecteur incontournable et despote au passé obscur. Forgeaud qui, frappé par la beauté physique de Jeanne, en perd le souffle et se promet de la posséder avant la fin de l'été. En commençant par humilier publiquement son compagnon. Plus que jamais dans son élément, Eric Holder s'empare de cette saison mouvementée au goût de sel, prétexte à un exercice virtuose de portraitiste, à des scènes et tableaux qui réservent un régal de lecture. Mais surtout, cette chronique délicate et amoureuse rend hommage à une société, à la fois marginale et populaire, dont la littérature parle rarement.
Raphaël Palomb est un modeste employé de bureau. Chaque jour qui passe le voit se rendre à son travail. Il semble qu'il n'ait pas d'autre activité, si l'on excepte un peu de lecture et de jardinage en compagnie de son père. " Il semble ", car, chaque nuit, en réalité, le transforme en ambassadeur, en explorateur, en voyou. C'est que Raphaël est doué d'une faculté extraordinaire : il a appris à se diriger dans ses songes. Un beau soir, arrive ce qui devait arriver : il rencontre la femme de sa vie. Pardon : la femme de ses rêves. Elle est folâtre. Il est têtu. Raphaël, pour les affronter, ne devra compter que sur sa seule tendresse opiniâtre.
Quand Alice ramène Daniella, Taillandier remarque à peine l'adolescente égarée que sa femme a recuillie. Artiste connu qui depuis sept ans a cessé de peindre, Taillandier, ce jour-là, ne pense qu'à une chose : il aura bientôt soixante-deux ans, et il a choisi de disparaître. Il achète un fusil et organise un dernier anniversaire. Daniella, de son côté, relance obstinément sa mère qui la rejette. Ils se croisent, le temps de quelques trajets au village, de plusieurs parties d'échecs. Puis, le moment est venu pour chacun de partir. L'une fait du stop en direction de la Normandie, l'autre a loué une voiture et roule vers une forêt isolée, en Ardenne. La gamine perdue et l'homme au bout du rouleau feront un bout de chemin ensemble. D'hôtel en hôtel, leur voyage les mènera en Bretagne, dans le refuge d'une maison de location. Insolents, innocents, ils vont relever le défi que cette rencontre leur propose. Entre eux s'installe un ordre secret et, avec lui, l'espoir d'un apaisement.
Le narrateur, qui pourrait aussi être le romancier, reçoit en avril 1996 une première lettre de Geneviève Bassano, mariée, deux enfants. Le ton de sa lettre traduit à la fois la déférence et l'ironie. L'écrivain, lui aussi marié avec deux enfants, qui pourtant reçoit souvent des lettres d'admiratrices, est intrigué et lui répond aussitôt. Eric Holder nous raconte leur rencontre où tout a déjà un goût d'absolu et d'excès. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.