COULEURS DE LA TERRE. Des mappemondes médiévales aux images satellitales
Hofmann Catherine ; Pelletier (dir.) Monique
SEUIL
45,60 €
Epuisé
EAN :9782020354295
La couleur est un lien suffisamment fort entre les différentes étapes de l'histoire de la communication cartographique pour faire l'objet d'une réflexion qui commence avec les mappemondes médiévales et s'achève avec les images de satellites. La carte a mis plusieurs siècles pour parvenir à saisir la réalité complexe et changeante qu'elle voulait refléter. Elle fut d'abord le mode de localisation le plus commode même s'il resta longtemps approximatif, et elle servit à rapprocher des éléments d'ordres divers (montagnes, mers, rivières, lacs...) que les couleurs aidaient à identifier. Celles-ci commencèrent par reproduire les nuances réelles du paysage avant d'être employées comme symboles. L'évolution des fonctions du document cartographique et les progrès des techniques d'impression ont en effet permis d'étendre l'usage de la couleur, de le codifier et, finalement, de l'inscrire dans un système de signes possédant ses lois propres. Mais les capteurs modernes embarqués à bord des satellites ont perturbé cette progression continue : l'exploitation de leurs enregistrements oblige à repenser le bon usage des palettes. Les couleurs de la Terre reproduisent et commentent une sélection renouvelée de documents majeurs, puisés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et d'autres institutions, des documents représentatifs de différents courants et époques de l'histoire de la cartographie. Les manuscrits médiévaux richement enluminés présentent la terre parée de couleurs dans tous ses états : Terre-élément ; Terre, neuvième et dernière sphère du monde ; Terre découpée en zones climatiques : partie du globe qu'on savait habitée. Du XIVe au XVIIe siècle, les cartes - portulans sur parchemin, confiés aux talents des peintres, et les insulaires (recueils de cartes d'îles) rehaussés de couleurs entraînent le lecteur vers un ailleurs riche de promesses, mais parsemé de dangers. Atlas, cartes murales et globes forment bientôt le théâtre du monde dont le caractère esthétique culmine au XVIIe siècle, à l'âge " baroque " de la cartographie européenne qui orne les documents gravés d'illustrations et de couleurs. Les portraits du territoire, nés à la Renaissance, sont développés au siècle des Lumières par des ingénieurs civils et militaires qui analysent les éléments des paysages et facilitent la lecture des cartes en utilisant des couleurs proches de la nature ; ce savoir topographique permet à quelques-uns d'entre eux d'exercer un pouvoir réel sur le territoire dont ils ont apprécié la complexité et les possibilités de transformation. De nouvelles cartes par aires colorées apparaissent au XIXe siècle ; elles figurent l'âge des terrains, les nuances climatiques, les formations végétales, la répartition des langues et des peuples, les phénomènes politiques, et forment un nouveau langage pour les géographes, celui de la cartographie thématique. Les images de satellites, quant à elles, accordent aux couleurs un pouvoir déterminant pour traduire la richesse des enregistrements ; elles participent aussi à la conception de modèles et à la naissance d'une cartographie théorique, généralement déductive.
Nombre de pages
176
Date de parution
14/10/1998
Poids
901g
Largeur
275mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782020354295
Titre
COULEURS DE LA TERRE. Des mappemondes médiévales aux images satellitales
ISBN
2020354292
Auteur
Hofmann Catherine ; Pelletier (dir.) Monique
Editeur
SEUIL
Largeur
275
Poids
901
Date de parution
19981014
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Depuis la Renaissance, la carte est l'instrument par excellence d'appropriation du territoire. Commanditée par les puissants, elle est marine pour la navigation, militaire ou d'état-major pour conduire la guerre et coloniser, administrative pour gérer les pays. La fascination pour les cartes tend à faire oublier le travail qui précède la production de ces images si particulières. Compilées ou assemblées dans la solitude d'un cabinet de travail, elles résultent des observations recueillies sur le terrain par les astronomes, géomètres, marins, explorateurs, arpenteurs, géographes, jusqu'aux citoyens du XXIe siècle qui contribuent à la cartographie participative accessible sur Internet. Les cartographes, dont le travail restait pour une part anonyme, ont souvent été oubliés de l'histoire. Les voici réhabilités grâce à cet ouvrage qui, pour la première fois, décrit et analyse leur façon de travailler, leur marge de manoeuvre, leur inventivité, leur pouvoir de décision ainsi que les liens qui les unissaient aux commanditaires de la carte. Plus de 100 images magnifiques, dont certaines inédites: cartes anciennes, brouillons de géographes, carnets d'explorateurs, portraits... Six chapitres écrits par des historiens spécialistes de la cartographie: Hélène Biais, Lucile Haguet, Catherine Hofmann, Isabelle Laboulais, Gilles Palsky, Valeria Pansini. En encadrés, des sujets de curiosité; entre autres, la carte de France des Cassini, la cartographie de L'Ile mystérieuse de Jules Verne ou le portrait de Wim Delvoye, artiste contemporain cartographe.
Ce catalogue explore l'histoire de la représentation sphérique du monde de l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Une richesse iconographique exceptionnelle, des auteurs spécialisés qui donnent les clés pour comprendre cette évolution. Ce catalogue s'intéresse à la naissance, aux développements et aux transformations du modèle sphérique comme mode de représentation du Monde, de l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Le modèle sphérique naît dans l'Antiquité gréco-latine, il ne procède pas, en effet, d'une expérience concrète universellement partagée, mais d'une construction intellectuelle basée tant sur des faits d'observations que sur des considérations philosophiques. L'époque médiévale réinterprète ce modèle sphérique, dans deux aires de civilisation distinctes, néanmoins connectées : le monde Arabo-musulman et l'Occident chrétien, marqués tous deux par le primat de l'astronomie sur la géographie. Puis, le globe terrestre s'affirme comme modèle réduit de la Terre à la faveur des explorations européennes et de la Renaissance des arts et sciences en Europe aux XVe et XVIe siècles. Le triomphe du modèle sphérique en Europe s'incarne sous la forme de la paire de globes ? terrestre et céleste - produite en série grâce à la gravure et largement diffusée dans la société. Avec la révolution copernicienne c'est la place de la Terre au sein de l'univers qui est remise en cause. Il s'agit ici de montrer les bouleversements des sciences et de l'astronomie aux siècles de Descartes et des Lumières. Cette histoire s'achève ainsi sur la transformation du modèle sphérique traditionnel aux XVIIIe et XIXe siècles, et de l'appropriation universelle de la représentation de la Terre au cours du XXe siècle.
Hofmann Catherine ; Richard Hélène ; Vagnon Emmanu
Nées dans les milieux maritimes méditerranéens au cours du XIIe siècle, les cartes marines dites« cartes-portulans » constituent le coeur de l'ouvrage. Dessinées sur parchemin, sillonnées de lignes enétoile évoquant les directions de la boussole et représentant la succession des ports et des mouillagesle long des rivages, ces cartes accompagnèrent les navigations européennes et l'exploration du mondejusqu'au XVIIIe siècle. Instruments de navigation utilisés à bord des bateaux, elles furent aussiproduites sous la forme d'images du monde enluminées, destinées à de riches commanditaires,illustrant les intérêts économiques et politiques des puissances maritimes européennes.Réunissant les contributions d'une quinzaine de spécialistes européens, le livre fait le point desconnaissances sur ce type de cartes et reflète le renouveau historiographique des dernières années.Ainsi, sous un angle inédit, l'ouvrage interroge la manière dont les Européens ont découvert et conquismais aussi étudié et représenté territoires et peuples du XIVe au XVIIIe siècle. Les cartes-portulanss'imposent au regard contemporain comme de véritables oeuvres d'art dont le caractère spectaculairetient autant à leur taille, imposante, qu'à leur polychromie et à leur univers exotique.
Hofmann Catherine ; Richard Hélène ; Vagnon Emmanu
Présentation de l'éditeur Nées dans les milieux maritimes méditerranéens au cours du XIIe siècle, les cartes marines dites "cartes-portulans" constituent le coeur de l'ouvrage. Dessinées sur parchemin, sillonnées de lignes en étoile évoquant les directions de la boussole et représentant la succession des ports et des mouillages le long des rivages, ces cartes accompagnèrent les navigations européennes et l'exploration du monde jusqu'au XVIIIe siècle. Instruments de navigation utilisés à bord des bateaux, elles furent aussi produites sous la forme d'images du monde enluminées, destinées à de riches commanditaires, illustrant les intérêts économiques et politiques des puissances maritimes européennes. Réunissant les contributions d'une quinzaine de spécialistes européens, le livre fait le point des connaissances sur ce type de cartes et reflète le renouveau historiographique des dernières années. Ainsi, sous un angle inédit, l'ouvrage interroge la manière dont les Européens ont découvert et conquis mais aussi étudié et représenté territoires et peuples du XIVe au XVIIIe siècle. Les cartes-portulans s'imposent au regard contemporain comme de véritables oeuvres d'art dont le caractère spectaculaire tient autant à leur taille, imposante, qu'à leur polychromie et à leur univers exotique.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...