NATIONS ET NATIONALISME DEPUIS 1780. Programme, mythe, réalité
Hobsbawm Eric
GALLIMARD
27,90 €
Epuisé
EAN :9782070724956
A l'heure de la remontée brutale de toutes les formes de " nationalités ", où les nouveaux Etats partent à la recherche de leur " sentiment national " et où les vieux Etats nations connaissent des flambées de nationalisme, on ne peut être que reconnaissant à l'historien qui cherche à nous faire comprendre cette fin de siècle à la lumière de celle du siècle dernier. Nul n'était mieux préparé qu'Eric Hobsbawm à cette méditation savante. " Mitteleuropéen " de naissance, français, allemand et italien de langue et de culture, juif d'origine, marxiste de conviction et britannique de nationalité et de c'ur, il s'est, comme historien, attaché à la fois aux phénomènes les plus anomiques et marginaux - les bandits et les grands révoltés - et aux courants les plus déterminants de l'ordre économique et social de l'Europe contemporaine. Qu'on ne s'attende pas ici à de nouvelles et définitives définitions d'un phénomène aussi complexe et multiforme. Eric Hobsbawm s'attache avant tout à cerner d'un regard neuf les tribulations du concept, étant entendu qu'elles ne relèvent pas du ciel des idées mais s'enracinent dans une multitude de " nationalismes " historiques, sociaux, locaux, où la part du mythe se noue inextricablement à celle des réalités, dans une histoire pleine de bruit, de fureur et de sang, mais dont l'apogée - c'est une des originalités du livre que de le soutenir - est peut-être déjà dépassée.
Nombre de pages
254
Date de parution
23/01/1992
Poids
347g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070724956
Titre
NATIONS ET NATIONALISME DEPUIS 1780. Programme, mythe, réalité
Auteur
Hobsbawm Eric
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
347
Date de parution
19920123
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dès les premières années du XIXe siècle, la Révolution française a suscité des débats passionnés : quel sens historique fallait-il donner à cet événement politique extraordinaire ? Dans quelle mesure a-t-il transformé le visage de l'Europe ? Quelles en furent les origines intellectuelles, économiques, sociales ? La Révolution avait-elle ouvert un horizon d'émancipation pour la France et les peuples du monde ou, au contraire, annonçait-elle les catastrophes politiques du xxe siècle ? Eric J. Hobsbawm est revenu sur toutes les lectures et interprétations qui se sont succédé depuis plus de deux siècles. Il montre que les historiens écrivent l'histoire à l'aune de leur expérience du présent et réaffirme que la Révolution a transformé le monde de façon définitive et qu'elle continuera de le faire évoluer.
A l'heure de la remontée brutale de toutes les formes de "nationalités", où les nouveaux Etats partent à la recherche de leur "sentiment national" et où les vieux Etats nations connaissent des flambées de nationalisme, on ne peut être que reconnaissant à Eric Hobsbawm de nous faire comprendre cette fin de siècle à la lumière de celle du siècle dernier. L'historien s'attache avant tout à cerner d'un regard neuf les tribulations du concept, étant entendu qu'elles ne relèvent pas du ciel des idées mais s'enracinent dans une multitude de "nationalismes" historiques, sociaux, locaux, où la part du mythe se noue inextricablement à celle des réalités, dans une histoire pleine de bruit, de fureur et de sang, mais dont l'apogée - c'est une des originalités du livre que de le soutenir - est peut-être déjà dépassé.
Considère deux types de révolutions qui se produisent à la même époque: les révolutions politiques qui sont issues de la Révolution française et la révolution industrielle qui commence en Grande-Bretagne.
Recueil de dix conférences de l'historien, fruits de trente années de recherches sur les relations de l'histoire à la politique, la société et aux autres disciplines, la place des historiens dans la société, l'apport de Marx à la discipline historique, etc.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.