Entrée des spectateurs. (Dure à peu près une vingtaine de minutes.)L'étudiant au pair Iwamoto, assis en E, lit le journal.Quatre minutes plus tard, Iwamoto se lève et quitte la scène côté cour.Deux minutes plus tard, Iwamoto revient côté cour avec un bol de thé et un biscuit de riz dans les mains.Quatre minutes plus tard, Oshita, la domestique japonaise, arrive côté jardin.OSHITA. - Me voici de retour.IWAMOTO. - Merci pour votre peine.OSHITA. - Je suis là.IWAMOTO. - Bienvenue.Oshita, qui semble mélancolique, quitte la scène côté cour.Iwamoto s'adresse à elle dans son dos.IWAMOTO. - Aujourd'hui, les invités, ils arrivent à quelle heure?Cinq minutes plus tard. Ryoko arrive côté jardin. Iwamoto se lève précipitamment.IWAMOTO. - Bienvenue à la maison.RYOKO. - Me voici... Monsieur est rentré?IWAMOTO. - Oui.RYOKO. - Ah, bon. Et monsieur le sumo?IWAMOTO. - Non, pas encore.RYOKO. - Bon.Ryoko quitte la scène côté cour. Iwamoto se rassied lentement.Trois minutes plus tard, Pak Kanrei arrive côté cour avec un gros cendrier.IWAMOTO. - Salut.PAK KANREI. -...IWAMOTO. - Ils arrivent pas, hein, les invités.PAK KANREI. - Non.Pak Kanrei s'en va côté cour.Trois minutes plus tard, Yamashina arrive côté cour. Début de la représentation.IWAMOTO. - Tiens?YAMASHINA. - Je sors.IWAMOTO. - Quoi?YAMASHINA. - Faire un tour.IWAMOTO. - Aah.Yamashina s'assied sur une chaise.IWAMOTO. - T'y vas pas?Yamashina. - Mais si, j'y vais.IWAMOTO. - Oui.Yamashina prend l'autre journal, qu'il commence à lire.Yamashina. - Oh, on en parle.IWAMOTO. - Eh?Yamashina. - Pour la première fois en Corée, un lutteur de sumo.IWAMOTO. - Aah.Cinq secondes plus tard.Oshita, un gros masque sur le visage, arrive à la cour.Elle enlève son masque, se met à frotter le dessus de la table avec un chiffon.
Nombre de pages
192
Date de parution
19/07/2007
Poids
204g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782846812092
Titre
Gens de Séoul 1919
Auteur
Hirata Oriza
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
204
Date de parution
20070719
Nombre de pages
192,00 €
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Oriza Hirata, né en 1962 à Tokyo, est metteur en scène et écrivain. Il crée la compagnie de théâtre Seinendan en 1983 et monte des spectacles à partir de ses propres textes. Traduit pour la première fois en français grâce au TGP de Saint-Denis en 1998, le public l'a découvert dans la mise en scène de Tokyo Notes par Frédéric Fisbachen en 2000.
En principe, il s'écoule vingt minutes entre l'ouverture et le début de la représentation.Bientôt, Kurimoto s'allonge sur le lit.Sept minutes après l'ouverture, Yoshioka entre dans la chambre par le côté jardin.KURIMOTO. - Salut.YOSHIOKA. - Aah... Tu es seul?KURIMOTO. - Hmm. Il y a aussi M. Nakamura. YOSHIOKA. - Aah.KURIMOTO. - Il prépare le thé.YOSHIOKA. - Aah. Je me demande si M. Takahashi est là?KURIMOTO. - Tiens?YOSHIOKA regarde le lit de Takahashi. - On dirait, oui.KURIMOTO. - Ah, bon, il est là.Il se rassoit sur le lit, se met à lire une revue.Trois minutes plus tard, Nakamura arrive côté cour. NAKAMURA. - Salut.YOSHIOKA. - Aah, salut.NAKAMURA. - Tu veux un chat?YOSHIOKA. - Aah, Oui.NAKAMURA. - Et M. Kuri?KURIMOTO. - Non merci.(Nakamura prend les tasses sur la table et s'en va côté cour.)
Yukiko quitte la scène côté jardin.Michel continue à boire son jus de fruits.Quelques minutes plus tard, début de la représentation.1.1.1Anne arrive au jardin.Anne était une collègue de Marie à l'école de français.ANNE. - Ah, c'est bien.MICHEL. - Tu veux en boire?ANNE. - Non, ça va. Merci.MICHEL. - Il y en avait encore à la cuisine.ANNE. - Ça va, ça va. (Elle s'assoit sur un coussin japonais plat.)...(Yukiko traverse du jardin à la cour.)Il y a encore quelque chose?YUKIKO. - Non, non, reposez-vous.ANNE. - Merci.Yukiko s'en va à la cour.MICHEL. -... T'allais pas dire quelque chose?ANNE. - Eh?
Stéphane Olivier assis en C lit un magazine.Dix minutes s'écoulent.Mieke arrive côté jardin.Mieke. - (N) Bonjour.Stéphane. - (N) Aah, bonjour....Mieke, s'assoit en F. - (N) Tu as du temps on dirait.Stéphane. - (N) Eeh, bah, pour l'instant.Mieke. - (N) Eeh.Stéphane. - Aujourd'hui, tu as déjà mangé? Le déjeuner?Mieke. - Oui.Stéphane. - Il y avait de la terrine.Mieke. - De la terrine?Stéphane. - Mais ça, c'était seulement de la farine agglomérée. Il n'y avait rien dedans.Mieke. - Aah.Stéphane. - Si ça ne devait être que ça, ils n'avaient qu'à pas lui donner le nom de terrine.Mieke. - Eeh.Stéphane. - La nourriture des singes vaut mieux que ça.Mieke. -...Stéphane. -... (Il rit.)Un court silence.Mieke à son tour feuillette le magazine qui se trouve à portée de sa main.Une minute.Bernard, son cartable à la main, traverse de la cour au jardin.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.