Pourquoi conçoit-on des lieux fermés pour les hommes et d'autres pour les femmes ? En quoi les discours autour du genre ont-ils influencé l'émergence et la perpétuation de dispositifs de clôture pour affirmer les différences sociales entre hommes et femmes ? Quelles formes prennent les rapports entre les sexes dans les milieux clos ? Associant des approches historiques et sociologiques, cet ouvrage explore les interactions entre les différentes formes d'enfermements et le genre, ce qui induit une réflexion sur le féminin, sur le masculin et sur leurs interrelations dans les conditions créées par une séparation plus ou moins rigoureuse du monde. Les études de cas rassemblées dans ce volume entendent comprendre tant les effets que la clôture a produits et produit sur les conceptions du genre que, à l'inverse, les effets que le genre a produits et produit sur la clôture. Les rapports qu'entretiennent genre et enfermement sont envisagés sur la longue durée de l'histoire européenne, depuis les monastères médiévaux et les hôpitaux d'Ancien Régime jusqu'aux institutions pénitentiaires, bagnes et camps contemporains. L'ouvrage montre également leur résonance dans des territoires coloniaux d'Amérique et dans le monde chrétien de la Méditerranée orientale. Il révèle ainsi que les lieux clos sont des lieux matriciels où se sont élaborés et s'élaborent des pratiques, des techniques et des savoirs autour du féminin et du masculin.
Date de parution
17/02/2017
Poids
406g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859449865
Titre
ENFERMEMENTS III
ISBN
2859449868
Auteur
HEULLANT DONAT/CLAUS
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
406
Date de parution
20170217
Disponibilité
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L'Italie fut à bien des égards une exception dans l'Europe des derniers siècles du Moyen Âge, puisque s'y développèrent de manière précoce, et parfois unique, des structures d'éducation (les écoles prises en charge par les autorités urbaines), des mouvements culturels particuliers (le préhumanisme et l'humanisme) et des milieux professionnels dotés d'une forte identité culturelle (les notaires, les marchands). La multiplicité des expériences culturelles engendrées par des villes omniprésentes et dynamiques (développement de langages propres à la culture urbaine et des cultes civiques, par exemple) et par des cours au rayonnement international (cour pontificale, cour des Angevins de Naples) a suscité de très nombreuses études dont cet ouvrage se propose de rendre compte, afin de les faire découvrir à un public français le plus large possible. C'est pourquoi une approche synthétique des différents aspects a été privilégiée. Chaque contribution a pour but de faire le point sur un thème donné et propose en annexe une bibliographie, ainsi qu'un ou plusieurs documents originaux (traduits du latin ou de l'italien en français) particulièrement significatifs du sujet traité. En outre et de manière délibérée, «Cultures italiennes» ne réunit que des travaux d'historiens italiens (quelques-uns écrits directement en français, les autres traduits de l'italien) afin d'offrir au lecteur un aperçu de l'historiographie italienne actuelle sur un thème d'histoire culturelle.
Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune: des repères: un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question; des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de la question; des outils méthodologiques: chronologie, glossaire, bibliographie; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
LA référence pour le sujet d’Histoire médiévale des khâgnesTout sur le sujet d'Histoire médiévale de l'épreuve d'option d'histoire du concours de l'ENS Ulm. Comme tous les Clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères : le contexte historique ; - Thèmes : comprendre les enjeux du programme ; - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.