Culture numérique et place de la présence en éducation
Hétier Renaud
BORD DE L EAU
22,00 €
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EAN :9782356877581
Cet ouvrage vise à examiner la situation de la présence et de la relation en éducation à l'ère du numérique. En effet, les dispositifs numériques utilisés dans les apprentissages, dans le rapport au savoir et dans la communication à distance, faisant l'économie de la rencontre en présentiel peuvent tendre à rendre la relation éducative facultative. Ces évolutions ne sont pas seulement technologiques, elles sont aussi sociales et posent des questions vives en éducation. ce à l'épidémie de la Covid, les questions que pose ouvrage sont d'une cruelle actualité. La première question traitée est celle du besoin d'une présence éducative à l'école et au collège. L'usage des outils numériques ouvre des possibilités de travail, pour les enfants comme pour les adultes, qui méritent d'être En contraste, des pédagogies qui veillent à une particulière de présence méritent aussi d'être connues. La deuxième question traitée est celle du bouleversement du rapport au savoir à l'université. Apparemment, la plupart des étudiants avaient peu de considération pour la présence de l'enseignant (et s'occupaient volontiers avec leur smartphone et leur ordinateur). Or, les mesures sanitaires prises depuis 2020 mettent en évidence que les étudiants pâtissent fortement d'un manque présence, ce qui nous interroge à nouveaux frais. La troisième question ouvre une perspective "anthropologique". Il s'agit de s'intéresser aux évolutions - fondamentales que le numérique entraîne chez les individus. Il s'agit aussi d'ouvrir des perspectives innovantes en matière d'attention, de réalité virtuelle, d'inclusion et même de "vigilance spirituelle". Cet ouvrage rassemble des - contributions de chercheurs en sciences de l'éducation et de la formation et de formateurs. Les travaux présentés s'appuient notamment sur diverses recherches de terrain auprès d'élèves et d'étudiants. Avec les contributions de : Alain Bihan-Poudec, Muriel Briançon, Christelle Chevallier-Gaté, Véronique Dubreil-Frémont, Jean-Pierre Gate, Isabelle Grangereau, Charlotte Hoareau, Renaud Hétier, Dominique Juret, Rakia Laroui, Ségolène Le Mouilleur, Jean-Yves Lévesque, Simon Mallard, Damien Meyer, Eric Mutabazi, Catherine Nafti Malherbe, Béatrice Noël-Lepelletier, Fred Poché, Gwénola Réto, Stellan Sundh, Nathanaël Wallenhorst, Noëlle Zendrera.
Nombre de pages
253
Date de parution
16/04/2021
Poids
436g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782356877581
Titre
Culture numérique et place de la présence en éducation
Auteur
Hétier Renaud
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Poids
436
Date de parution
20210416
Nombre de pages
253,00 €
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Résumé : La violence, phénomène de société et sujet de préoccupation très médiatisé, doit-elle toujours faire peur ? Quand il s'agit des enfants et de leur éducation, la tentation est grande de protéger leur regard de toute violence... au risque de ne pas les préparer à y faire face. Mais sait-on vraiment ce qu'en pensent les enfants eux-mêmes, ont-ils si peur de la violence qu'ils ne puissent voir qu'elle est parfois nécessaire ? L'hypothèse de ce travail va en sens inverse : parions que ce sont les éducateurs, plus que les élèves, qui ont peur. Pour sonder les réactions des uns et des autres, un conte de Grimm, Jean-le-fidèle, où un père est amené à sacrifier ses enfants par fidélité à un serviteur, a été raconté dans des classes. Un dialogue a ensuite eu lieu, portant notamment sur les valeurs sous-jacentes du conte, au-delà de la violence. Les réponses obtenues sont souvent surprenantes... Pour éclairer les perspectives ouvertes par cette enquête, une approche plus théorique est d'abord proposée. Elle consiste à savoir, d'une part, quel lien peut être pensé entre les contes et la violence, d'autre part, quelle logique suivent les valeurs morales et la violence elle-même à l'intérieur du conte choisi pour ce travail, par une analyse originale du destin des valeurs dans le récit. Tout éducateur, parent autant qu'enseignant, peut réfléchir sur les réponses culturelles que réclame le phénomène de la violence.
On sait à quel point la parole est aujourd'hui investie, notamment à l'école, avec la valeur attribuée au dialogue, à l'explication, à l'argumentation, au débat. Il a semblé utile aux auteurs de prendre en compte, outre les ressources de cette médiation, ses obstacles, ses détours, ses alternatives. Notre visée est de donner à penser la force de la parole, les bénéfices de sa stimulation, mais aussi ses limites qu'en éducation il faut bien accepter pour respecter d'autres voies par lesquelles le sujet choisit de faire son chemin.
Cet ouvrage propose une réflexion sur l'éducation et, plus précisément, sur les conditions de l'éducation. A l'heure où le développement numérique promet des formes d'autonomisation des élèves dans leurs apprentissages, la question se pose notamment de ce qui fait le prix d'une présence éducative. Il y a bien des modalités de présence, y compris de présence à distance, mais ce qui importe, c'est l'articulation irremplaçable entre une présence et des médiations. Les médiations, en éducation, viennent à la fois prolonger la présence de l'éducateur, et permettre son "retrait", ouvrant des espaces d'expérience avec des objets, des oeuvres de la culture, dans une solitude qui n'est pas dépeuplée. Une distinction doit alors être faite entre cette solitude relationnelle et l'isolement, dans lequel on est privé de relation et où il est difficile d'être seul. Il s'agira donc d'abord de mettre en perspective l'idéal d'une autonomisation précoce, et de retenir l'idée d'une présence nécessaire, notamment dans la pédagogie (entre autres avec Rousseau, Dewey et Freinet). La capacité à être seul en présence de quelqu'un d'autre, entre présence et distance, sera ensuite pensée avec Winnicott. Enfin, nous nous confronterons à des situations limites, avec la question des enfants atteints de pathologies incurables et celle de la barbarie, qui interrogent toutes deux le savoir, la culture et leur sens.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.