Vers un nouveau christianisme. Introduction à la sociologie du christianisme occidental
Hervieu-Léger Danièle ; Champion Françoise
CERF
30,00 €
Epuisé
EAN :9782204087421
Chute de la pratique, crise des vocations, effritement de la morale, "la religion se perd", dit-on... Succès des sectes, vitalité des communautés "chaudes", regain d'intérêt pour les monastères, renouveaux, "retour du sacré", annonce-t-on... Cette contradiction domine les débats et les conflits sur la situation et l'avenir du christianisme dans les pays avancés, particulièrement en France. Les rapports entre la religion et la modernité sont au c'ur du débat. Religion et modernité s'excluent-elles autant qu'on l'a prétendu? Ou bien se nouent-elles aujourd'hui en une combinaison inédite dont émerge une figure nouvelle du christianisme, un nouveau christianisme? Ce livre dégage les éléments du débat en de brèves et magistrales synthèses: l'évaluation de la pratique religieuse, la situation du clergé et la crise des vocations, la "religion populaire" et la déchristianisation, les nouveaux mouvements religieux et les renouveaux, la sécularisation et ses interprétations, la situation des Églises au XIXe siècle, l'évolution du protestantisme au XXe siècle, celle du catholicisme jusqu'à la critique présente des autonomies et l'effet du charisme de Jean-Paul II. Une compréhension renouvelée de la sécularisation, du rapport entre religion et modernité, noue ce livre et fonde la description d'une nouvelle figure du christianisme, le christianisme post-moderne. Reste à savoir si la crise de la raison et des idéologies, de la confiance dans le progrès, est sa chance ou sa perte.
Nombre de pages
395
Date de parution
24/04/2008
Poids
498g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204087421
Titre
Vers un nouveau christianisme. Introduction à la sociologie du christianisme occidental
Auteur
Hervieu-Léger Danièle ; Champion Françoise
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
498
Date de parution
20080424
Nombre de pages
395,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'idée de lancer une série de conférences sur les religions au lycée Buffon est partie d'un constat : l'ignorance presque complète de certains fondements de la culture européenne. Les lycéens ont quelques vagues notions de la mythologie grecque mais ne connaissent à peu près rien de la Bible. Comment peuvent-ils saisir le sens des textes littéraires et des oeuvres d'art du passé sans un minimum de références au texte biblique ou à la religion chrétienne. ...
Etes-vous religieux ? A cette question, qui pourrait passer pour provocatrice, la plupart d'entre nous répondraient non. Et pourtant la religion, loin de disparaître, tient toujours dans nos sociétés une place importante. Certes, les églises sont désertées et la réunion dominicale se fait plus souvent autour de la télévision que de l'autel. Mais les sectes se multiplient et les discours sur Dieu et l'au-delà nous fascinent. C'est sur l'explication de ce paradoxe que se penche Danièle Hervieu-Léger. Comment, dans une France laïque et républicaine, d'immenses manifestations ont-elles pu mobiliser les citoyens pour la défense de l'enseignement privé ou unir les jeunes lors des Journées mondiales de la jeunesse autour du pape ? La religion qui nous séduit aujourd'hui n'a que peu de traits communs avec celle dans laquelle ont été élevés nos parents. Chacun de nous " bricole " sa propre religion, empruntant au christianisme, judaïsme, islam, mais aussi bouddhisme ou taoïsme. Les figures mobiles du pèlerin et du converti l'emportent sur celle, classique, du pratiquant. L'individu isolé se fabrique une communauté selon son c'ur qu'il substitue à celle dont il héritait de sa tradition familiale. Chacun s'invente sa lignée croyante. En France, la question religieuse est aussi politique. La République a organisé la cohabitation des différentes confessions selon le modèle catholique. Confronté à la prolifération des croyances et des communautés, l'Etat est privé de ses interlocuteurs institutionnels habituels. La laïcité se grippe, le débat sur les sectes s'enlise, la question du voile empoisonne la vie publique. Peut-on imaginer un modèle de laïcité médiatrice, capable de mobiliser les " familles spirituelles " au service de la refondation du lien social ...
En quoi le monachisme, régi par une Règle héritée des temps les plus anciens du christianisme, peut-il servir à penser les rapports entre le christianisme et la modernité contemporaine ? L'hypothèse de ce livre est que cette forme de vie communautaire à l'écart du monde, qui se donne pour l'anticipation du Royaume à venir, condense, à toutes les époques, les tensions et contradictions du rapport du christianisme à son environnement social, à travers les jeux qu'elle établit entre trois régimes de temps : temps de l'Église, temps du Royaume et temps de la société. Du rêve de la reconquête à la révolution ?cuménique, de la réinvention de la communauté à l'utopie de l'hospitalité inconditionnelle, le monachisme est un lieu où s'écrit depuis près de deux siècles, à travers les compositions et recompositions des temps, la dramaturgie du christianisme contemporain. Le propos de cet ouvrage, qui relève à la fois de la sociologie historique et de l'enquête sociologique de terrain, est d'identifier les configurations typiques de ce rapport, entre le XIXe et le XXIe siècle, sur le terrain des monastères d'hommes, bénédictins et cisterciens, en France.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...