Le parc Montsouris. Une promenade dans un jardin haussmannien à l'anglaise
Hervet Hélène
L'HARMATTAN
14,50 €
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EAN :9782140339288
Le parc Montsouris est le quatrième jardin souhaité par Napoléon III pour offrir des espaces verts aux points cardinaux de Paris. Avant de rassembler de nombreux appareils et édifices scientifiques, le lieu-dit Les Hautes-Bornes est planté de menhirs. Des légions romaines longent ces pierres levées lorsqu'elles empruntent le cardo maximus. Dès le Xe siècle, des hommes taillent dans le vif des carrières pour en extraire la pierre de construction de la capitale. Des brigands, un fantôme, un montreur de diables hantent le sous-sol, avant l'érection de moulins à farine perchés sur une colline haute de soixante-dix-huit mètres. Ils laissent place à des guinguettes où quelques jeunes gens viennent, sous la Monarchie de Juillet, danser, se restaurer, même se battre en duel. Ce guide est une invitation à voyager dans un jardin planté de nombreux arbres majestueux, au milieu desquels les instruments de Météo-France enregistrent le climat francilien depuis 1869.
Nombre de pages
90
Date de parution
21/03/2023
Poids
134g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140339288
Titre
Le parc Montsouris. Une promenade dans un jardin haussmannien à l'anglaise
Auteur
Hervet Hélène
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
134
Date de parution
20230321
Nombre de pages
90,00 €
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Le jardin des Tuileries, vénérable lieu emblématique parisien, depuis près de cinq siècles, a vu s'y promener depuis le temps royal de Catherine de Médicis jusqu'à Napoléon III, maintes têtes couronnées. Plus de deux cents statues et vases en marbre, ou en bronze, s'exposent dans ce musée à ciel ouvert, situé en plein coeur de la capitale. Louis XIII y a lancé ses "pelotes de neige" et abondamment chassé à l'arbalète. Henri IV y a planté 20 000 mûriers pour fournir la soie à la manufacture des Gobelins et ainsi couper la route aux importations excessives, et Napoléon Bonaparte et Joséphine de Beauharnais ont traversé le jardin dans des fastes majestueux le jour de leur mariage. Mais surtout, rendons hommage au jardinier André Le Nôtre, grand ordonnateur et concepteur de cet espace vert dont les 28 hectares s'étirent entre l'esplanade du Louvre et la place de la Concorde. Juste avant que ne commence l'Avenue des Champs-Elysées, tracée, elle aussi, par le célèbre architecte de Louis XIV. Cet ouvrage est une incitation à un voyage pour les amoureux d'architecture, gourmands de détails discrets qui font la richesse de ce jardin exceptionnel.
Le parc de Bercy n'est pas l'espace vert parisien le plus connu ni le plus célèbre. La raison ? Sa jeunesse. Créé en 1997, il s'inscrit néanmoins dans l'histoire la plus ancienne relatée sur ses terres. Une preuve ? Les barques du néolithique retrouvées enfouies dans le limon des berges de la Seine, là, quasi sous vos pieds. S'y sont installés ensuite, des Folies et châteaux construits à portée d'aile d'oiseau de la forteresse de Vincennes, donc d'une résidence des rois de France. Rien que du beau monde dans les environs. Un beau jour, grâce à Louis XIV rencontré fortuitement, un marchand de vin s'installe à Bercy. De tonneau en tonneau, des centaines de négociants posent leurs barriques de petit breuvage en bord de Seine poussant les murs des châtelains à force de nuisances. Préjudices auxquels s'ajoutent l'érection de murs des fortifications Thiers, puis le tracé des voies de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille. Trop c'est trop. De pierre, en rails, le terrain libéré attire la Ville de Paris en mal d'urbanisation nouvelle. Un quartier naît entre Seine et voies ferrées, dont le parc de Bercy, objet de ce petit ouvrage de découverte. Ce guide est une incitation à un voyage dans un passé bien singulier qui a laissé ses traces.
Le jardin du Luxembourg, espace d'inspiration pour les écrivains, pour les étudiants des facultés voisines, et lieu de détente et de jeux pour les familles du quartier Latin, est créé de toutes pièces en 1612 par Marie de Médicis pour agrémenter le palais florentin qu'elle se fait construire après l'assassinat de son mari, le roi Henri IV. Nous sommes sur le Mons Leucotitius occupé tour à tour par un camp militaire romain, par des vignes, des jardins de religieux, par le château de Robert le Pieux, par celui du duc François de Piney-Luxembourg et enfin celui de Marie de Médicis devenu le siège du Sénat. Une fontaine est déplacée de 30 mètres. Une autre est délogée d'un carrefour voisin pour lui être accolée. Le retour de la garde impériale est célébré grandement l'hiver 1807. Une pépinière est détruite sous Napoléon III au profit d'une autre dans un espace du jardin gagné sur celui des moines chartreux expulsés sous la Révolution. Un aérostat mal conçu prend feu avant de s'envoler. Georges Pompidou et Léopold Sedar Senghor sont photographiés devant la statue de Minerve. Et le miel coule à flots chaque année grâce au travail des abeilles nourries de sucs exceptionnels récoltés "à domicile"
Le parc des Buttes-Chaumont possède son histoire toute particulière. Loin de la renommée d'autres espaces verts tels que les jardins des Tuileries ou du Luxembourg, ce terrain situé dans l'est parisien est, tout d'abord vague, réservé aux caracolages et jeux de troupeaux aux alentours de trente à trente-cinq millions d'années. En 1863, Napoléon III arrive à point nommé pour sauver la butte du Chauve-Mont, en faisant table rase de toute activité afin de le transformer, dès 1867, en un joli parc très vallonné propice aux descentes, en luge les jours enneigés, et au farniente sur les pelouses dès l'arrivée des beaux jours.