
La qualité à l'hôpital. Un regard sociologique
Cet ouvrage, issu d'une enquête sociologique conduite pendant trois ans et achevée en 2006, analyse les conditions de pérennisation et de valorisation de la démarche-qualité en milieu hospitalier. Quelques résultats majeurs émergent. La pérennisation et la valorisation de la démarche-qualité ne conduisent pas à la disparition des visions indigènes de la qualité, plurielles et cloisonnées professionnellement. Derrière la diversité des conceptions de la qualité se manifestent néanmoins des points d'accord : l'objectif d'une amélioration du soin, l'idée que cette amélioration passe par une mise en tension entre l'élaboration de procédures et leur application d'une part, une meilleure coopération interprofessionnelle d'autre part. La démarche de certification est décisive dans les dynamiques de la qualité, mais elle provoque parfois des effets contre-dynamiques. Il n'y a pas de facteur déterminant, ni de configuration idéale assurant la pérennité et la valorisation des démarches-qualité ; celles-ci semblent plutôt relever d'alchimies singulières, irréductibles à quelques indicateurs. Ces résultats invitent à faire le deuil de la recherche de conditions partout efficaces de mise en place de la démarche-qualité. L'inscription de la qualité comme valeur pérenne et reconnue de l'organisation n'en est pas pour autant totalement aléatoire. L'étude apporte ainsi des éléments de discussion sur les moyens de pérenniser et valoriser les démarches-qualité. Encore faut-il que la qualité puisse être discutée et non pas instituée au range de totem sur lequel aucune critique ne serait possible.
| EAN | 9782296550834 |
|---|---|
| Titre | La qualité à l'hôpital. Un regard sociologique |
| Auteur | Herreros Gilles ; Milly Bruno |
| Editeur | L'HARMATTAN |
| Largeur | 135 |
| Poids | 195 |
| Date de parution | 20110530 |
| Nombre de pages | 148,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 6-8 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Pour une sociologie d'intervention
Herreros GillesCet ouvrage présente les conditions d'exercice de la sociologie d'intervention que l'auteur définit ainsi : " Venir entre et parmi les acteurs d'une situation afin d'établir, notamment au moyen d'une plus-value cognitive et/ou affective, une relation qui puisse être aidante ". À travers une approche méthodologique, théorique et épistémologique, il entend répondre à des questions auxquelles tous les praticiens de l'intervention (spécialistes des sciences humaines mais aussi consultants de toutes les disciplines) se trouvent confrontés. L'action du sociologue répondant à la demande sociale relève-t-elle de la science ? L'implication du chercheur est-elle compatible avec la rigueur de sa démarche ? Quelles relations établir avec un commanditaire ? Quelles sont les postures de l'intervenant ? Comment se déroule une intervention ? Quelles contraintes théoriques respecter ? Quelle position adopter face à la notion d'expertise ? Quelle vocation accorder à la connaissance produite ? Pour Gilles Herreros, la sociologie d'intervention est une démarche résolument engagée, sans être pour autant militante. Elle mobilise une forme d'intelligence théorique et pratique, articulée sur différents paradigmes. Loin de chercher à s'enfermer dans une théorie du social exclusive de toute autre et prétendant à l'autonomie de son cadre conceptuel, le sociologue gagne à pratiquer le mélange et les articulations, à cultiver les interférences entre pratique de terrain et constructions théoriques, à privilégier les circulations entre systèmes conceptuels. Des récits d'intervention viennent ici ponctuer les développements et fournissent des contours précis à cette sociologie d'intervention.EpuiséVOIR PRODUIT23,00 € -

Pour une sociologie d'intervention
Herreros GillesCet ouvrage présente les conditions d'exercice de la sociologie d'intervention. A travers une approche méthodologique, théorique et épistémologique, il entend répondre à des questions auxquelles tous les praticiens de l'intervention (spécialistes des sciences humaines mais aussi consultants de toutes les disciplines) se trouvent confrontés. L'action du sociologue répondant à la demande sociale relève-t-elle de la science ? L'implication du chercheur est-elle compatible avec la rigueur de sa démarche ? Quelles relations établir avec un commanditaire ? Quelles sont les postures de l'intervenant ? Comment se déroule une intervention ? Quelles contraintes théoriques respecter ? Quelle position adopter face à la notion d'expertise ? Quelle vocation accorder à la connaissance produite ? Des récits viennent ponctuer les développements et fournissent des contours précis à cette sociologie d'intervention.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,00 € -

La violence ordinaire dans les organisations. Plaidoyer pour des organisations réflexives
Herreros GillesExtrait de l'introductionComme le suggère le titre de cet ouvrage, ce n'est pas la violence des organisations qui va occuper mon propos mais la violence dans les organisations. La nuance pourrait paraître faible ou secondaire, elle ne l'est pas. En se référant à «la violence des organisations», on renvoie à des systèmes désincarnés dont le fonctionnement, devenu «machinique», échappe à toute forme de contrôle et au sein desquels les responsabilités de chacun ont disparu à force d'être diluées dans un «ailleurs» que désigne, commodément, le terme de système. Depuis cette perspective, l'organisation apparaît sous les traits d'un «être sans corps», selon les termes utilisés par L. Boltanski (2009) pour parler des institutions, sans tête, ni raison, se confondant avec ses finalités. Sorte de main invisible, l'organisation violente échappe au contrôle de tous, exerçant sa violence «malgré nous» et «malgré elle». Si c'est l'organisation qui est violente, alors il n'y a pas de responsabilité individuelle, ni collective. La violence surgit d'une entité quasi absente car insaisissable et contre laquelle on ne peut pas grand-chose. Énoncé trivialement, cela nous donne des propos mille fois entendus: «C'est comme ça! On n'y peut rien!»En préférant l'énoncé suivant: «la violence dans les organisations», c'est tout autre chose qui est suggéré. L'organisation apparaît comme une enveloppe (une entreprise, une administration, une association, un établissement, un collectif coordonné...) au sein de laquelle s'exerce de la violence. Dès lors, quelques questions s'imposent: quels sont les vecteurs de cette violence, ses supports, ses auteurs, ses figures, ses relais, ses éventuels laudateurs, et ses victimes bien sûr? À formulation différente, problématisation différente; le regard qui en découle ne se fixe pas aux mêmes endroits.Mais qu'entendre par ce terme de violence? Est-ce une autre déclinaison de la «souffrance» au travail, une acception synonyme de risques psychosociaux? N'y a-t-il pas une nouvelle «mode», selon les termes à l'élégance discutable de Didier Lombard, à chercher de la violence partout? Peut-on accorder de l'importance à ceux qui disent la vivre? Ne faut-il pas objectiver et donc relativiser...Je vais essayer de proposer des éléments de réponse à ces questions en essayant de démêler ce qui relève du domaine de la «souffrance» et de celui de la violence, terme dont je préciserai en outre dans quelle acception il est ici retenu (chap. 1). Mais avant cela, j'entends souligner quelques-unes des intentions de ce texte ainsi que le parti pris méthodologique et théorique qu'il recèle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 € -

Au-delà de la sociologie des organisations. Sciences sociales et intervention
Herreros Gilles ; Bernoux Philippe ; Laplantine FrVoilà un ouvrage qui met vigoureusement en débat une des questions les plus importantes de la sociologie, à savoir celle des rapports du sociologue à son terrain et par là à la société. La question est abordée sous l'aspect de l'attitude, nommée la posture, que le sociologue choisit lorsqu'il fait des travaux, des enquêtes, ou encore des interventions dans les organisations, question aujourd'hui peu traitée." Philippe Bernoux dans sa préface. Pour penser l'intervention, le sociologue puise dans d'autres disciplines que la sienne. Il emprunte aux "psy" (psychologues, psychosociologues, tenants de la recherche-action, psychanalystes), comme aux "ethno" (ethnométhodologues, ethnologues, ethnopsychiatres). Du coup, se nourrissant d'apports provenant d'horizons divers des sciences sociales, l'exercice de l'intervention par le sociologue relève d'un décloisonnement disciplinaire généralisé. L'auteur le nomme "anthropologie d'intervention". Débarrassée des frontières et des manies de "douaniers" qui prévalent chez nombre de chercheurs, l'anthropologie d'intervention valorise la déambulation nomade, l'usage du trouble et chemine vers la réarticulation des différentes disciplines des sciences humaines et sociales. En appui de développements théoriques et méthodologiques, deux interventions récemment conduites par l'auteur sont présentées. Elles donnent à voir, de façon concrète, ce qu'est la pratique de l'intervenant spécialiste de sciences sociales. Un lexique présentant la singularité du vocabulaire emprunté par les praticiens de l'intervention vient compléter l'ensemble. Biographie: Gilles Herreros est professeur de sociologie, université Lyon 2, membre du Centre de recherche et d'études anthropologiques. Auteur de Pour une sociologie d'intervention (érès, 2002), il a participé à l'ouvrage Les nouvelles approches sociologiques des organisations (Seuil, 1996, 2005, 3e édition augmentée).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER28,50 €
Du même éditeur
De la même catégorie
-

Fragments d'un discours amoureux
Barthes RolandS'abîmer Absence Adorable Affirmation Altération Angoisse Annulation Ascèse Atopos Attente Cacher Casés Catastrophe Circonscrire C'ur Comblement Compassion Comprendre Conduite Connivence Contacts Contingences Corps Déclaration Dédicace Démons Dépendance Dépense Déréalité Drame Ecorché Ecrire Errance Etreinte Exil Fâcheux Fading Fautes Fête Fou Gêne Gradiva Habit Identification Image Inconnaissable Induction Informateur Insupportable Issues Jalousie Je-t-aime Langueur Lettre Loquèle Magie Monstrueux Mutisme Nuages Nuit Objets Obscène Pleurer Potin Pourquoi Ravissement Regretté Rencontre Retentissement Réveil Scène Seul Signes Souvenir Suicide Tel Tendresse Union Vérité Vouloir-saisirSur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,90 € -

Le Langage silencieux
Hall Edward-TEdward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.EpuiséVOIR PRODUIT9,90 € -

Et boire ma vie jusqu'à l'oubli
Galliègue CathyBetty s'efforce de vivre mais, à la nuit tombée, elle se cache et boit pour oublier la mort de son mari, Simon, et pour se souvenir de sa mère. Elle s'abrutit et s'effondre. Dans sa quête de la vérité, les images reviennent peu à peu. Des clichés tendres de l'enfance, une mère trop belle pour être vraie, des souliers rouges... et cette question lancinante : " Elle est où, maman ? " Cathy Galliègue aborde dans Et boire ma vie jusqu'à l'oubli un sujet tabou, celui de l'alcoolisme féminin, et nous offre un roman sans filtre sur la mémoire et le deuil, un diamant brut plein d'humanité et d'espoir. Après une carrière dans l'industrie pharmaceutique en France, elle est partie vivre en Guyane, où elle a animé pendant un saison une émission quotidienne littéraire sur la chaîne Guyane1ère et où elle se consacre désormais à l'écriture. Son premier roman, La nuit, je mens (Albin Michel, 2017), a remporté un succès d'estime, il est sélectionné pour le Prix Senghor 2018. Et boire ma vie jusqu'à l'oubli est son deuxième roman.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -

Pleurs blancs, marques sombres
Hamad Ruby ; Harchi Kaoutar ; Selle-Delavaud LorraQuel est le point commun entre Hunger Games et les suffragettes ? Alexandria Ocasio-Cortez et la réception du film Aladdin ? Le placement forcé des enfants autochtones et la vidéo virale de BBQ Becky ... Réponse : leur analyse politique et socio-culturelle permet de retracer une histoire occultée, celle de la complicité des femmes blanches dans la perpétuation du système raciste et suprémaciste blanc. Des plantations esclavagistes aux colonies jusque dans les couloirs des entreprises aujourd'hui, voici une démonstration implacable que la blanchité est toujours passée avant la sororité. Et qu'il serait temps, pour les femmes blanches, d??uvrer à devenir de véritables alliées. Ruby Hamad est journaliste et universitaire. Son article « Comment les femmes blanches utilisent stratégiquement leurs larmes pour faire taire les femmes de couleur », paru dans le Guardian en 2018, a provoqué des débats à l'échelle mondiale. Dans ce livre dérangeant, salué dès sa parution en Australie comme un classique des bibliothèques féministes, elle déconstruit avec brio le mythe de l'innocence blanche. C'est une claque et une lecture obligée, notamment pour quiconque se réclame du féminisme intersectionnel. Préfacé par Kaoutar Harchi Vous reversez 1 euro à l'UNRWA pour les réfugié·es palestinien·nesEn stockCOMMANDER22,50 €




