C'est l'homme. Journal d'un film interdit, avec 1 DVD
Herpe Noël ; Noguez Dominique
BORD DE L EAU
26,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782356872357
Comment "C'est l'homme" est-il devenu un film interdit ? Pour le comprendre, il faut retracer sa genèse contrariée. Depuis le difficile montage financier jusqu'à la réalisation en plein hiver, dans la pluie, la nuit et le froid. Jusqu'à la malédiction surtout qui a empêché "C'est l'homme" de trouver un public, qu'il s'agisse de l'interdiction aux moins de seize ans ou des refus inexpliqués de quarante festivals de courts métrages... En racontant cette odyssée désenchantée (sous la forme d'un journal rétrospectif, illustré de divers documents et photos), Noël Herpe tente de ressusciter le désir qui l'a amené contres vents et marées à réaliser ce premier film. Et de comprendre les pesanteurs institutionnelles qui font qu'en France, aujourd'hui, on ne saurait porter à l'écran certains sujets. Comme si l'ambiguïté vestimentaire, comme si la violence ordinaire qu'elle provoque étaient bel et bien des thèmes interdits.
Nombre de pages
190
Date de parution
20/06/2013
Poids
460g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782356872357
Titre
C'est l'homme. Journal d'un film interdit, avec 1 DVD
Auteur
Herpe Noël ; Noguez Dominique
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
150
Poids
460
Date de parution
20130620
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
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J'ai voulu que ce journal décrive à sa manière un désir de récit : celui qui m'a traversé pendant toute ma jeunesse. pendant toutes ces années ont je ne savais écrire que sur les oeuvres des antres ". Dans les années 1990. Noël Herpe, jeune critique. croise les fantômes du cinéma et de la littérature d'après-guerre. et fréquente l'avant-garde du moment. Il collectionne lectures. films. rencontres. psychanalyses et expériences des limites. Il écrit de nombreux articles pour la presse. mais aucun livre ni aucun film. En secret. il tient un journal où alternent mondanités parisiennes et amours platoniques. Malades en collants et nostalgie de l'enfance... Au début des années 2000. la mort de sou père vient mettre un point final à ce journal singulier et mélancolique. à la fois portrait de son auteur et reflet dune époque.
Mes scènes primitives s'inscrit dans le prolongement du travail autobiographique entamé par Noël Herpe avec la publication de son Journal en ruines. Sous la forme d'un récit, Herpe évoque cette fois les années 1975 à 1990 : celles de son adolescence prolongée. Une adolescence solitaire, surtout, et consumée par la passion du théâtre. Pas celui que l'on joue alors à Avignon, à Nanterre ou à Bobigny - mais un répertoire mal-aimé et suranné, qu'il découvre dans les pages de la défunte revue La Petite Illustration, ou dans les oeuvres complètes de Labiche, de Pagnol ou de Montherlant. Sur les planches du club théâtre du lycée Henri-IV, les premières mises en scène de Herpe sont de retentissants échecs. Elles seront suivies de bien d'autres spectacles, montés en amateur et dans des conditions improbables. Mais ce monde parallèle, minutieusement reconstitué sur la scène, dessine un apprentissage. Pour la première fois un garçon sort de son isolement, s'invente un univers et fait la découverte troublante de l'érotisme. Racontées avec un humour féroce et un style admirable, ces années d'initiation enchantent, intriguent, bouleversent. Elles font voir un jeune homme qui rêve sa vie avant même de l'avoir vécue.
Objet rejeté par la mer, nouveau volume de journal de Noël Herpe après Journal en ruines, est le récit d'une renaissance. A cinquante ans, quelque chose comme un apaisement, une douceur inattendue de vivre, prend corps et se renforce au fil des quatre parties du journal : " Journal du passé " raconte les plongées quotidiennes auxquelles se livre l'auteur dans ses souvenirs d'enfance dont il se délivre peu à peu. " Journal d'Edouard " raconte sa relation naissante avec Edouard, un jeune homme de vingt ans, aux goûts opposés aux siens, qui lui fait redécouvrir le présent, lui qui n'aime vivre que de passé. " Journal du dehors " relate la mise à l'épreuve de cet amour, quand Edouard s'enfuit à Rome. Le caractère insaisissable d'Edouard vient peu à peu brouiller son portrait, tout en renforçant l'attrait qu'il exerce. " Journal sans sujet ", enfin, raconte une errance dans Paris à la recherche d'un nouveau lieu de vie, pour écrire, aimer, rêver. Herpe, à l'instar de Leiris ou de Julien Green, poursuit ici son entreprise autobiographique. Il prend le parti de s'écrire au quotidien, cherchant à déchiffrer les fils d'un récit invisible. De sa plume, sensible et belle, il fouille passé et présent en quête de l'imprévu, de l'autre, de l'étrange qui, en ces années 2014-2015, surgissent à sa rencontre.
Des messieurs, le soir, s'habillent en dames : une armée des ombres excentrique, chatoyante. L'un des deux premiers titres de la collection "Les Invraisemblables". La réalité n'a pas besoin de fictions pour être romanesque. Il suffit de partir à la rencontre des personnages grandioses ou absurdes qui peuplent nos rues. Cette collection d'histoires vraies et invraisemblables veut leur offrir un territoire, être le lieu où, dans les marges du monde, la littérature se laisse réinventer par la vie.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...