Je sais maintenant qu'elle n'a pas compté jusqu'à cent avant de venir me voir. Elle est allée aux toilettes pour se laver cent fois les mains (c'est là que sont les cents), à l'eau froide, en évitant son reflet dans la glace. Ça la fait rire aujourd'hui. Elle savait que je n'attendais qu'elle, même si je n'en donnais pas l'air. Si, j'en avais l'air, me dit-elle, du moins l'air occupé de quelqu'un qui attend. Non, elle n'était pas sûre que c'était elle l'espérée bien que son rêve le lui indiquât. Il est idiot de croire aux rêves prémonitoires. Alors, que penser quand deux rêves (même nuit, même heure) se recoupent ? " Dans ce premier livre, l'auteur fait le récit d'une relation amoureuse en une succession de petits tableaux pleins de fantaisie, d'allusions visuelles ou musicales, et d'un humour sans poids. La vie quotidienne y est vue comme " un songe agréable, un simple étourdissement ".
Nombre de pages
76
Date de parution
06/02/2002
Poids
144g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782868533579
Titre
En sa compagnie
Auteur
Hérody Dominique
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
140
Poids
144
Date de parution
20020206
Nombre de pages
76,00 €
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Ce n'est pas à chaque fois qu'elle me proposait de rester. Sinon je n'insistais pas, me forçant à l'impassibilité - et non pas à l'indifférence. La première fois, c'est-à-dire le lendemain de " la première fois ", j'étais reparti à vélo en oubliant que ma monture n'avait pas une idée très exacte du chemin à suivre, et, dans ce cas-là, ces engins ont une propension à tourner en rond (en souvenir des épreuves des six-jours). J'ai dû passer devant chez elle une centaine de fois avant que nous soyons expulsés de notre orbite par un étrange phénomène cosmique ; elle avait éteint la lumière. " Ces 203 saynètes et portraits prennent parfois l'allure de véritables récits (en miniature) et ouvrent souvent sur un vertige, souriant ou sombre, jamais pesant. Ils confirment la remarquable fantaisie de l'auteur dont l'art - qu'on pourrait comparer, dans un autre genre, à celui d'un Buster Keaton - consiste à faire miroiter la réalité des relations entre les êtres de reflets drôles et mélancoliques tout ensemble. Ceux de la vie-même, peut-être.
Résumé : Voici l'un des livres de Patrick Cloux qui aura touché bien des lecteurs. Paru d'abord il y a tout juste trente ans, un peu en avance sur son temps, il rencontra des amoureux de la marche autant que des amateurs d' "objets de nature" . Conçu dans la mouvance des peintres et des poètes du Land Art, ce traité d'émerveillement ne pèse rien dans un sac à dos. Il célèbre les formes naturelles et les oeuvres de fortune que la liberté vive des chemins nous distribue en abondance.
Dadelsen a démontré que la poésie n'est pas nécessairement liée au génie fracassant mais qu'elle peut être l'aventure intérieure de chacun d'entre nous. Ni barde ni prophète, Jean-Paul est seulement une voix, claire, transparente, qui nous parle, appuyée sur une prosodie conçue par lui, pour lui - de tout. Car familier de la Bible comme de Shakespeare, et si loin de nos canons classiques ou modernes, Dadelsen sait ce que chacun sait, et surtout les plus modestes parmi nous : toute chose relève de la poésie - la lumière du soir, les draps dans l'armoire, les religieuses à gros derrière et les ombres des morts qui nous furent chers et qui nous entourent quand l'été finit et que le jour tombe. Exemplaire au-delà de la mort, Dadelsen nous montre, sans y toucher, que la poésie, comme la sainteté sans doute, naît et se développe là où on ne l'attend pas : dans le silence et l'obscurité - dans une continuité aussi, apprise auprès des poètes-frères, et ce survol montre s'il en était besoin que Jean-Paul de Dadelsen n'est pas né de rien. Il a trouvé ses propres sources, celles dont son âme et son art avaient besoin. Les courants de la création ne surgissent jamais des laboratoires où ils sont attendus. Mais ailleurs - de la liberté.
Résumé : Des chevaux de Solutré à l'antique car de ramassage de La fuite d'Egypte, en passant par Le vélo de saint Paul, les huit histoires qui composent ce livre se souviennent, chacune à sa manière, d'un épisode mythique de la grande Histoire. Deux lectures s'offrent alors dans le temps de la narration. Pour ne rien dire des petits teigneux noués à un monde d'herbe à chats et de couleuvres, des journaliers louant leurs bras le temps d'une saison avant que de finir sur un lit à barreaux de l'hospice, bêtes et gens, commis en la demeure obscure, courtiers en bestiaux démarchant à bicyclette, tous ont en commun qu'ils ne s'attardent guère...