Une enquête sur l'identité et la représentation sociale Portraits cachés de Volker Hermes nous convie à un fascinant voyage à travers l'art du portrait, à une exploration des frontières entre identité et masque social. L'artiste allemand a réalisé des collages photographiques à partir de portraits historiques, cachant délibérément les visages des modèles derrière des masques, des tissus, ou encore des perruques sophistiquées. L'intrigante particularité de ces oeuvres réside dans l'utilisation exclusive d'éléments déjà présents dans les peintures originelles : seul un savant remodelage de l'existant est effectué, sans ajout d'aucune sorte. L'intervention de Hermes fait disparaître l'image derrière le masque, dissimulant l'individualité du modèle et réorientant notre attention vers les symboles statutaires et les conventions sociales de l'époque. Il nous invite, ce faisant, à réfléchir à la façon dont notre regard contemporain, étranger aux codes vestimentaires du passé, perçoit ces images. Le masque devient métaphore de la difficulté de saisir l'essence des êtres au-delà des apparences et des rôles sociaux. Dans la section finale du livre, Hermes révèle les images d'origine, en les accompagnant de brèves légendes informatives. Le travail de l'artiste, loin de se limiter à une simple manipulation esthétique, offre au lecteur l'occasion d'une réflexion en profondeur sur le rôle de l'art comme instrument de représentation et sur le rapport complexe entre image et identité. Portraits cachés nous amène à réviser notre regard sur ces portraits anciens et, au-delà, à questionner leur signification intrinsèque et leur capacité à modeler notre perception de l'histoire et de la société.
Dernière édition parue pour le centenaire des Editions Flammarion en 1976. Le Fac-similé de l'édition originale de 1879 accompagné d'une postface de J.-C. Pecker, président de la Société Astronomique de France, directeur de l'Institut d'Astrophysique, présente cette édition en ces termes: « A côté de publications modernes exposant les résultats de la science d'aujourd'hui (et dont la validité sera toujours plus éphémère, les connaissances progressant à une vitesse fantastique, toujours plus grande), il était nécessaire, à nos yeux, de publier en fac-similé la première édition de l'Astronomie populaire de Camille Flammarion, celle de 1879, celle qui, pour des générations, faisait le point sur la science du ciel: on y rencontrera un enthousiasme admirable pour le ciel, et aussi cette sorte de joyeux dévouement à la diffusion des idées, dont nous pouvons regretter qu'il soit plus aussi efficace aujourd'hui qu'alors. Pour tous, cette joie d'enseigner, cette volupté de connaître devraient nous rester un modèle permanent... »
A la fin des vacances chez ses grands-parents, Jererny apprend qu'elle doit rester chez eux et devra changer d'école. Jeremy est prise de panique: ses nouveaux amis ne vont-ils pas découvrir le secret qu'elle leur avait si bien caché durant l'été?
Résumé : Les liens qui unirent l'Egypte et la Grèce sont forts et lointains et même si les dieux zoomorphes provoquaient l'effroi d'Hérodote, il n'en reste pas moins que les deux cultures ne cessèrent de s'influencer. Ainsi le dieu Thoth, auteur de livres religieux selon la croyance égyptienne, fut identifié à Hermès et une nouvelle littérature, en grec, mais puisant dans la ferveur égyptienne, se développa sous le nom d'Hermès. Ces textes, que l'on regroupe sous le nom de Corpus Hermeticum, rassemblent les discours qu'aurait prononcés Hermès, et servent de références au mysticisme hermétique, en bien des points semblable à l'orphisme. L'hermétisme, pensée mystique de l'ordre de la révélation comporte une cosmogonie, une anthropologie et une eschatologie, et a produit de nombreux traités d'astrologie. Notre édition rassemble les textes relatifs à la révélation de Poimandrès, "Nous de la souveraineté absolue". La préface initie brièvement le lecteur à l'hermétisme et fait le lien avec l'orphisme et les Oracles Chaldaïques. L'introduction relate avec une extrême minutie l'histoire du texte du Corpus Hermeticum, fournit une étude de la fortune de ce courant mystique qui a entre autres influencé Didyme, Stobée, Eusèbe et Zozime. La langue, la koinê littéraire, est analysée, et complétée par une rapide bibliographie. Chaque traité est précédé d'un plan qui permet de circuler aisément dans le texte. Des notes accompagnent la lecture et éclairent ce texte parfois ardu. Texte établi par AD Nock, traduit par AJ Festugière.
Hermès Trismégiste est un auteur imaginaire. Son existence est insoutenable, ses oeuvres apocryphes, leur rédacteur inconnu. Et pourtant, résistant à toutes les critiques, il a connu plusieurs renaissances. Aujourd'hui les spécialistes y trouvent l'expression d'authentiques idées égyptiennes et les historiens de la philosophie analysent ses exercices spirituels. Composés au début de notre ère, ces écrits philosophiques n'exposent pas un système, mais une voie, c'est-à-dire une progression mentale, où les valeurs s'affirment à chaque étape. La fortune d'Hermès est due à l'idée qu'il incarne : la certitude que l'homme, loin d'avoir perdu la gloire du paradis, peut trouver, dans les mythes ancestraux, sa mémoire et les profondeurs de son esprit, la force de remonter jusqu'à l'intellect divin dont il est issu. Trismégiste est-il le troisième et le plus grand d'une lignée de sages ou est-ce le même qui s'est incarné trois fois pour enseigner les trois puissances divines ? Les textes grecs et latins ont été publiés dans la CUF en 4 volumes, de 1941 à 1954, par A. D. Nock et A. -J. Festugière. Depuis, d'autres témoins ont été découverts, en grec, en copte, en arménien, en syriaque et en arabe. Parmi ces Paralipomènes, se révèlent quelques pierres angulaires de l'édifice hermétique.
Résumé : Émile Savitry, peintre puis photographe, a côtoyé tout ce que le Paris des années trente abritait d'artistes, d?écrivains, d'intellectuels du monde entier. Le succès fulgurant que reçut sa première exposition de peinture surréaliste, introduite par Aragon en 1929, fait fuir cet homme modeste à Tahiti avec Georges Malkine. À son retour, il découvre Django Reinhard sur le port Toulon qu'il révèle et ramène à Paris pour lui faire connaître le monde du jazz. Le café du Dôme, La Coupole, ce carrefour Vavin qu'il ne quittera plus, lui réservent ses plus belles rencontres, les frères Prévert, Paul Grimault, Alberto Giacometti, Anton Prinner, Victor Brauner, Oscar Dominguez. Avec Brassaï, puis Robert Doisneau il développe sa carrière de photographe à l'agence Rapho. Il sera reporter, immortalisant les réfugiés républicains de la guerre d'Espagne comme le petit peuple du quartier de Pigalle, photographe de plateau pour Marcel Carné sur Les Portes de la Nuit et La Fleur de l?Âge, de mode pour Vogue et Harper?s Bazaar avant de retourner à la peinture. Ses portraits d'artistes d'une intimité complice et ses photographies de nu qui lui valent un véritable succès au Japon témoignent de sa profonde sensibilité. Surpris par la maladie, Émile Savitry meurt prématurément en 1967. Ce catalogue monographique est le premier consacré à ce photographe humaniste. Son oeuvre méconnue et foisonnante mérite aujourd'hui d?être mise en lumière.
Passagers dévoile le parcours d'un photographe qui pendant trente ans a porté son regard sur l'homme dans ses déambulations urbaines, capturant "cet instant d'oubli", comme le définit Laurent Mauvignier "le temps pour un homme de disparaître derrière le nuage de fumée d'une cigarette; ce moment où son regard se perd, se retourne comme un gant vers un monologue intérieur où il se dissout". Les photographies de Jean Pierre Favreau, rythmées par un texte de Laurent Mauvignier composé à la lecture des photographies, résonnent de silence au coeur du tumulte urbain, de solitude aux frontières du clair et de l'obscur. Passagers est une rencontre entre un photographe et un écrivain qui mettent en partage leur vision de l'homme.