Gustaw Herling déroule le fil de ses récits sur fond de paysages italiens, de villes, de cathédrales, de ruines et de tableaux qu'il regarde d'un oeil émerveillé. Il les décrit avec une force d'évocation qui en fait des acteurs de l'histoire. Capri, Naples, Rome, Orvieto, Venise enfin, la plus belle de toutes, ville "bâtie de songe" . C'est là que le narrateur du Portrait vénitien vivra une étrange aventure, amoureux à la fois de l'oeuvre de Lorenzo Lotto, de la ville et d'une femme mystérieuse dont il cherchera à percer le secret. Vieilles chroniques et grimoires, voyages et rencontres sont le point de départ de ces récits où le "normal" ne se laisse pas séparer de l' "étrange" . Rompant la ligne droite d'une narration classique, Herling entrelace les motifs de l'intrigue et mélange les genres. C'est, le plus souvent, un récit dans le récit, et - tout au bout - un secret, parfois terrifiant. Car le Mal n'agit pas en dehors des limites du Bien et l'homme est autant la victime que l'instrument du Mal. Mais Gustaw Herling ne juge pas, il se contente de montrer. S'il est vrai que l'existence humaine est pleine d'horreur et de souffrance, la beauté du monde, les merveilles de l'art et la miséricorde sont là pour nous sauver.
Nombre de pages
270
Date de parution
24/10/1995
Poids
334g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782070741526
Titre
Le portrait vénitien et autres récits
Auteur
Herling Gustaw
Editeur
GALLIMARD
Largeur
130
Poids
334
Date de parution
19951024
Nombre de pages
270,00 €
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Je me suis imaginé que Vermeer était fasciné par le mystère de la naissance et de la croissance - une croissance très lente, presque statique - d'une perte. Elle grossit et mûrit pendant des années dans la coquille autour d'un noyau grand comme un grain de sable, à une vitesse qu'il est permis d'appeler temps arrêté." Le journal de Gustav Herling est une suite de contemplations et de pauses sur l'art, la littérature, le mal, la politique. Promenades dans une Italie intemporelle, de Venise à Capri, en passant par Sienne, Parme et surtout Naples où il vit depuis une quarantaine d'années. On entendra dialoguer Henry James, Stendhal, Flaubert et tant d'amis ou de maîtres polonais. On s'arrêtera devant les chefs-d'oeuvre de Rembrandt, du Caravage, de Ribera, de Vermeer. On tentera de comprendre le rôle de l'écrivain sur terre.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.