GEORGES HERELLE ARCHEOLOGUE DE L'INVERSION SEXUELLE FIN DE S
HERELLE GEORGES
DU FELIN
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EAN :9782866458164
Georges Hérelle (1848-1935) n'était connu jusqu'alors que comme le traducteur en français du poète italien Gabriele D'Annunzio et comme un grand collectionneur de Pastorales Basques. Mais ce professeur de philosophie a une autre passion ; il est en effet fasciné très tôt par le sujet de l'inversion sexuelle. Il en devient un des premiers grands savants, un chercheur passionné, un archiviste exceptionnel. A dix-sept ans, dès son arrivée au Collège Sainte-Barbe à Paris, il rencontre Paul Bourget, le futur académicien, et tombe "passionnément" amoureux de lui. Leur correspondance, qu'Hérelle archive et au sujet de laquelle il maintient, toute sa vie, la plus grande discrétion, donne un accès privilégié aux milieux sociaux et littéraires des homosexuels à la fin du Second Empire. "A Rome, j'ai demandé à Monte, petite tapette avec qui j'ai causé deux soirées, quels étaient à sa connaissance les lieux où la pédérastie était la plus répandue ?" Hérelle conserve ainsi, dans son journal de voyage de septembre 1890, les détails de sa rencontre avec le jeune prostitué. Dans son journal de 1896, il écrit : "Naples me séduit toujours, me séduit comme un vice". Ce sont plus précisément les histoires que les prostitués racontent qui séduisent Hérelle, au cours de la dizaine d'années qu'il fait ses enquêtes archéologiques en Italie. Il en garde la trace méticuleusement. Les séjours à Rome et à Naples lui permettent également de se procurer toutes sortes de documents liés à ses investigations sur l'inversion sexuelle : cartes postales, brochures, photographies de garçons nus, etc. Tout ce matériel "italien" s'ajoutera aux archives de l'autre enquête, entreprise vers 1885 et encore plus ambitieuse, auprès de ses amis homosexuels en France. A l'aide de questionnaires, Hérelle les interroge sur leurs liaisons amoureuses. L'analyse qu'il fait, dans ce contexte, de ses propres sentiments ne manque pas de finesse : "J'ai pensé sincèrement pour mon compte en bien des circonstances que cet état était un grand malheur. Et néanmoins je suis absolument incapable de m'en détacher, et, hors de ce cercle fatal, rien n'a pour moi d'intérêt réel ; dans ce cercle au contraire, tout me fascine, même ma propre douleur". A la fin de sa très longue vie, Georges Hérelle décide, après quelques hésitations, de déposer presque toutes ses archives sur l'inversion sexuelle (enquêtes, mémoires, notes de voyage, correspondance, albums, manuscrit d'un livre) à la Bibliothèque municipale de Troyes. Inexplorées jusqu'à maintenant, ces archives, d'une richesse extraordinaire, nous permettent un regard étonnant sur le monde et la mentalité des homosexuels à la fin du XIXe siècle. Georges Hérelle : archéologue de l'inversion sexuelle "fin de siècle" contient une collection très importante d'éléments iconographiques et la transcription d'un ensemble de textes remarquables, tous des pièces authentiques et inédites, témoignages d'un homme qui explore, sous de multiples angles, une passion dont il a préféré, semble-t-il, garder le secret.
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Date de parution
25/09/2014
Poids
634g
Largeur
150mm
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EAN
9782866458164
Titre
GEORGES HERELLE ARCHEOLOGUE DE L'INVERSION SEXUELLE FIN DE S
Auteur
HERELLE GEORGES
Editeur
DU FELIN
Largeur
150
Poids
634
Date de parution
20140925
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Georges Hérelle (Pougy-sur-Aube, 1848–Bayonne, 1935) a contribué par ses traductions à la diffusion en France des oeuvres de Matilde Serao, Antonio Fogazzaro, Grazia Deledda, Vicente Blasco Ibánez, et surtout de Gabriele d'Annunzio, dont il a traduit presque tous les romans, les pièces, les nouvelles et les poèmes. Hérelle a été critique et biographe de d'Annunzio qu'il considérait non seulement " le plus grand écrivain de son temps ", mais aussi un personnage à la fois singulier et de génie. Le riche manuscrit inédit intitulé D'Annunzio ou théorie et pratique de la surhumanité (conservé dans la Médiathèque du Grand Troyes), publié pour la première fois dans ce volume, est le résultat d'une minutieuse activité de recherche sur l'homme et sur l'écrivain d'Annunzio. Georges Hérelle (Pougy-sur-Aube, 1848–Bayonne, 1935) fece conoscere in Francia, con le sue traduzioni, autori come Matilde Serao, Antonio Fogazzaro, Grazia Deledda, Vicente Blasco Ibánez, e soprattutto Gabriele d'Annunzio, di cui tradusse quasi tutti i romanzi, opere teatrali, racconti e poesie. Convinto che d'Annunzio fosse non solo "le plus grand écrivain de son temps", ma anche un personaggio non comune per genialità e modi di vita, Hérelle si interessò altresì a lui come critico e biografo. Frutto di questa intensa attività di indagine sull'uomo e lo scrittore d'Annunzio è il corposo manoscritto inedito intitolato D'Annunzio ou théorie et pratique de la surhumanité (conservato presso la Médiathèque du Grand Troyes), che per la prima volta si affida ora alle stampe in questo volume.
Trois trajectoires de femmes confrontées au chômage forment le coeur de cet ouvrage. Trajectoires exemplaires, à travers lesquelles Evelyne Herelle--Dupuy démontre que le chômage est un phénomène psychosocial, situé à l'intersection de dynamiques individuelles, sociales, organisationnelles, économiques et politiques. Au-delà de ces histoires de vie singulières, il s'agit d'une analyse de la désinsertion et d'une autre façon de penser l'insertion professionnelle. L'auteur propose un modèle original d'accompagnement du chômeur, qui tient compte de la personne et de l'histoire de sa souffrance. Les cliniciens et les thérapeutes, les travailleurs sociaux et les formateurs, mais aussi les politiques y trouveront matière à réflexion et des réponses aux problèmes du chômage.
Ces " terres maudites " sont le théâtre de la déchéance de deux familles à dix ans d'intervalle. Barret d'abord, paysan accablé de dettes et poussé à la révolte, finit au bagne. Puis Batiste, en venant s'installer sur les terres de Barret laissées en friches depuis sa mort, suscite le mécontentement des campesinos de la huerta. Ceux-ci le regardent comme un traître, et c'est toute la famille de Batiste qui devra vivre avec le poids de la rancune de ses voisins. Ce roman est l'occasion de décrire le labeur quotidien des paysans d'Alboraya dans la campagne valencienne. Ces terres sont pour eux la manifestation de la résistance insidieuse qu'ils mènent contre le système établi ; elles incarnent leur unique moyen de protestation pour des conditions de travail plus dignes. Ce roman est l'?uvre de la " première période " de Blasco Ibañez - celle de la fin du dix-neuvième siècle - qui obtint l'écho le plus important dans la critique espagnole. Du même auteur, on peut citer Voyage d'un romancier autour du monde, Mare nostrum, Arènes sanglantes, La horde...
Trahie par son premier amour, Hyacinthe, Ratrasil devient l'impératrice de Tarium, une vie qu'elle n'aurait jamais osé imaginer. Déterminée à ne plus jamais être une victime, elle prend une décision radicale : créer son propre harem, une première dans toute l'histoire de l'empire. Malgré les critiques et les manoeuvres politiques de la cour, Ratrasil affirme son autorité. Car derrière cette initiative audacieuse se cache un objectif plus profond : reprendre le contrôle de sa vie, remettre la main sur le pouvoir, et enfin... assouvir sa vengeance.
Elles étaient vingt-deux et se prénommaient Simone, Marcelle, Gilberte, Emilienne, Jeanne... Yvonne, la plus jeune, avait 19 ans, Marie, la doyenne, 59. Détenues à la prison des Tourelles, dans le 20e arrondissement de Paris, elles sont mortes asphyxiées ou brûlées vives dans l'incendie de leur dortoir, dans la nuit du 30 au 31 juillet 1947. Toutes de milieux modestes, souvent seules, mères de famille veuves ou divorcées se débattant dans les innombrables difficultés d'un après-guerre où régnait la pénurie, elles étaient devenues délinquantes davantage par nécessité que par malhonnêteté. A côté de celles-là, quelques-unes étaient poursuivies pour un délit désormais rayé de notre Code pénal, mais encore lourdement sanctionné à l'époque, l'avortement. Pour reconstituer ce fait divers authentique, qui en son temps bouleversa l'opinion et souleva d'abondantes polémiques, Jean- Claude Demory s'est plongé dans les archives de la Justice, de l'Administration pénitentiaire, de la préfecture de police, des sapeurs-pompiers de Paris, et dans la presse de l'époque. Près de quatre-vingts ans après leur mort, il était temps de ressusciter la mémoire de ces "vingt-deux femmes sans importance".
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.
Résumé : Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du XXe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Wickelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie des deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au XXe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et les conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.
L'ouvrage de Gérard Bonet explore l'histoire d'une "¬ agence oubliée¬" , Inter-France. Officine patronale sous le Front populaire, elle s'impose dès 1938 comme la plus vaste entreprise de manipulation de l'opinion publique en province. En moins de 10ans, sous l'impulsion de Dominique Sordet, Inter-France va devenir la plus importante des agences de presse de l'Occupation. Des centaines de titres des deux zones, de ceux qui irriguent les terroirs et sont lus, chaque jour, par des millions de lecteurs, y puisent le coeur de leur information. D'abord nationaliste, puis ouvertement collaborationniste, enfin franchement hitlérienne, c'est l'un des plus formidables outils de propagande au service de la collaboration avec les nazis. Ne négligeant aucune source, exploitant la cartographie et s'appuyant sur un solide appareil critique, ce livre, complet et précis, apporte un éclairage inédit sur les "¬années noires¬" et l'histoire de la presse. Gérard Bonet est journaliste honoraire et docteur en histoire. Il travaille sur l'histoire de la presse des XIXe et XXe siècles.