Johann Friedrich Herbart (1776-1841) est un philosophe certes aujourd'hui méconnu en France mais dont l'œuvre a profondément marqué l'Allemagne et surtout l'empire Austro-hongrois au XIXe siècle. Successeur de Kant à Königsberg, élève de Fichte, contemporain de Hegel, il rompt cependant avec l'idéalisme absolu de son temps pour réévaluer le kantisme du point de vue de ce qu'il appelle un " réalisme rigoureux ". Il appartient donc en ce sens à une autre tradition allemande, post-kantienne certes, mais qui pense avec et contre Kant, refusant la philosophie transcendantale tout en tenant compte de ses acquis, cherchant à créer un réalisme ontologique qui ne soit pas naïf, tout en récusant la distinction entre phénomène et chose en soi. Ce projet métaphysique s'accompagne d'une volonté de créer une psychologie scientifique, qui applique ces principes. La traduction inédite des Points principaux de la métaphysique (1808) que nous proposons, offrira au lecteur une première approche de cet auteur. Ecrit lors de sa rupture avec la philosophie allemande, il contient les thèses principales que Herbart continuera toute sa vie durant à étayer.
Date de parution
19/09/2005
Poids
470g
Largeur
215mm
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EAN
9782711617333
Titre
LES POINTS PRINCIPAUX DE LA METAPHYSIQUE
ISBN
2711617335
Auteur
HERBART
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
470
Date de parution
20050919
Nombre de pages
0,00 €
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Biographie: Pierre Herbart, né à Dunkerque en 1903, a été journaliste et a collaboré à Marianne et à Vendredi. En 1913, il accompagne Andrée Viollis en Indochine. De 1935 à 1936, il est directeur de Littérature internationale à Moscou. Eu, au retour d'URSS, c'est la guerre d'Espagne qui le requiert. Membre du réseau Bretagne-Normandie pendant la résistance, il reçoit le général de Gaulle à Rennes sous le nom de Le Vigan. Il a été éditorialiste à Combat et rédacteur en chef de terre des hommes. Le rôle important qu'il a joué dans le monde politique et intellectuel avant et après la guerre ne l'a pas empêché de faire ?uvre d'écrivain. il a publié des romans comme Alcyon et la Licorne, de courts récits comme La ligne de force et Souvenirs imaginaires, des études comme A la recherche d'André Gide. Il est mort à Grasse en 1974. De Pierre Herbart, Le promeneur a déjà publié La Licorne, Souvenirs imaginaires, L'Age d'or, Textes retrouvés, A la recherche d'André Gide, Contrordre et On demande des déclassés.
Ce livre rassemble quelques occasions mémorables où Pierre Herbart a dévié violemment de ce qu?il appelle sa « ligne de force » toute de retrait, de méfiance en face de cette « fameuse réalité ». Aussi le sujet profond du livre n?apparaît-il qu?en filigrane et l?aventure qui nous est contée en recouvre-t-elle une autre, chuchotée tout au long de ces pages. Nous allons d?abord avec l?auteur en Extrême-Orient, et surtout en Indochine, où il accompagna Andrée Viollis dans les années 1930. Rentré en France, il s?inscrit au parti communiste et va vivre une année à Moscou. Durant la fin de son séjour, il accompagne Gide dans son voyage à travers l?U.R.S.S. Dès le retour en France, Pierre Herbart est happé par la guerre d?Espagne. Puis c?est la défaite de 1940 et la Résistance. Toutes ces péripéties, évoquées avec une désinvolture un peu cruelle, forment un livre de souvenirs passionnant.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.