
Le roman et le sacré
La liste est longue des peintres et des écrivains par qui le scandale est arrivé. Aux noms de Goya, Manet, Flaubert, Sade, Joyce... il nous faut aujourd'hui ajouter ceux de Scorsese et Rushdie. Un cinéaste puis un romancier se sont à nouveau rendus coupables du crime de lèse-sacré. Pourquoi images et écrits ont-ils toujours ce pouvoir d'affoler les communautés humaines et de mettre en péril les morales ? Et pourquoi est-ce le sacré que, toujours, on invoque pour faire barrage à la force insurrectionnelle de tel tableau, de tel film, de tel livre ? Jacques Henric, dans La peinture et le mal, avait proposé un début de réponse. Il poursuit ici son enquête en prenant pour objet le roman. Ainsi sur la scène de sa tragi-comédie défilent de graves, joyeuses ou pittoresques figures : Ulysse, Virgile, Kafka, Dante, Nietzsche, Jarry, Leiris, Nabokov, Blanchot, Bataille, Stendhal, Gracq, Céline, Proust, Warhol, des mystiques, des femmes, des saints, des fous, des prostituées... Il y a dans la littérature un "parti de la mort" et un "parti de la joie". Jacques Henric montre dans quel camp se situe le roman.
| Nombre de pages | 266 |
|---|---|
| Date de parution | 10/01/1991 |
| Poids | 285g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782246428411 |
|---|---|
| Titre | Le roman et le sacré |
| Auteur | Henric Jacques |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 130 |
| Poids | 285 |
| Date de parution | 19910110 |
| Nombre de pages | 266,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les profanateurs. Journal (1971-2015)
Henric JacquesRésumé : Les coulisses d'un demi-siècle de vie littéraire française. Le 6 août 1971, sur la couverture d'un volumineux carnet, Jacques Henric inscrit pour la première fois le mot " Journal ". Il le tiendra à jour quotidiennement pendant plus de quarante ans. Ce document exceptionnel et inédit, conservé à l'IMEC, raconte, année après année, l'aventure de jeunes écrivains regroupés au sein de la revue Tel Quel , mais aussi celle de leurs célèbres aînés - romanciers, poètes, philosophes - comme Barthes, Bataille, Genet, Kundera, Ponge ou Lacan... Philippe Sollers, Régis Debray, Pierre Guyotat, Alain Robbe-Grillet, Marc-Edouard Nabe, Christine Angot, Philippe Murray, Jean-Edern Hallier, Michel Houellebecq, Jean Baudrillard, Gabriel Matzneff, Bernard Pivot : ces notes journalières donnent un éclairage inédit sur la vie quotidienne de ces personnalités du monde des lettres, entrées au Panthéon de la littérature. Elles mettent également en scène les querelles intimes, réconciliations, controverses, débats théoriques et polémiques idéologiques qui ont enfiévré le milieu intellectuel des années 1970 à nos jours. Enfin, ce livre raconte en filigrane la vie de son auteur auprès de Catherine Millet ( La Vie sexuelle de Catherine M . , 800 000 ex. vendus en France, traduit dans plus de 40 pays), leur défense commune de l'art contemporain et la naissance de l'incontournable mensuel Art Press .EN STOCKCOMMANDER30,00 € -

Légendes de Catherine M.
Henric JacquesRésumé : Depuis le début des années 70, Jacques Henric photographie le corps dénudé de Catherine M., sa femme. Pendant trente ans, il a accumulé des milliers de clichés de celle qui est l'actrice centrale de sa vie, de ses romans. Il a choisi, pour ce livre, une trentaine de photographies qu'il commente et auxquelles il donne sens. Ces images, non pornographiques mais pour certaines douées d'une charge érotique, ne prétendent à aucune valeur artistique. Elles constituent pour l'écrivain une sorte d'aide-mémoire, de repère dans le temps, l'équivalent d'un journal intime, et très souvent le support fantasmatique de son univers romanesque. Dans Légendes de Catherine M., Jacques Henric poursuit et approfondit une réflexion, entamée dans ses livres précédents, sur les liens de l'image et de l'écrit, sur le temps, les représentations du corps, la fonction du nu, les fortunes et les infortunes du sexe... Mais peut-être Légendes de Catherine M. est-il avant tout un beau livre d'amour ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,10 € -

Comme si notre amour était une ordure !
Henric JacquesOui je sais, amour/sexe sont dissociés, doivent être dissociés. Je l'ai dit, répété. Elle l'a dit, répété. Nous l'avons dit, répété, devant des salles pleines, dans des studios de radio ou de télé. D'autres, en choeur, avant nous, avec nous, après nous, l'ont dit, l'ont répété. Je le dis, elle le redit, nous le répétons aujourd'hui. Mais quel amoureux niais je serais si je soutenais que durant le temps qu'il faut pour baiser, ne serait-ce que les une ou deux minutes qui parfois y suffisent, sous une cage d'escalier, à l'entrée d'un cimetière, dans un local à poubelles, duel crétin sexuel je ferais si je niais qu'au cours d'une baise, la plus sauvage, la plus anonyme qui soit, une fois, au moins une fois, en un très court instant, une goutte d'amour, une chaude larme d'amour ne coulait." Biographie de l'auteur Jacques Heuric est né à Paris en 1938. Il collabore dans les aimées soixante aux Lettres françaises, hebdomadaire dirigé par Louis Aragon, et publie ses premiers romans dans la collection "Tel Quel". Il appartient depuis 1971 au comité de direction de la revue Art press. Il est l'auteur de plusieurs romans et essais doigt La Peinture et le Mal (Grasset, 1983), L'Habitation des femmes (Seuil, 1998) et Légendes de Catherine M. (Denoël, 2001).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER28,05 €
Du même éditeur
-

Le temps de l'obsolescence humaine
Patino BrunoLa révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.EN STOCKCOMMANDER18,10 € -

Un violeur attentionné et délicat
Djavann ChahdorttSi la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.EN STOCKCOMMANDER20,10 € -

Le livre de Kells
Chalandon SorjChaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.EN STOCKCOMMANDER23,10 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €




