[...] le bilan des diverses méthodes d'approche et de compréhension du fait religieux nous semble hautement significatif. Il nous apprend que, pour comprendre tant soit peu de l'essence et de la nature d'un sacré qui est toujours vécu par l'homme, il nous faut conduire notre analyse à divers niveaux : aller sans cesse de l'historique et du social vers les structures profondes de la pensée et du langage comme de l'inconscient humain. Mais cette multiplicité de niveaux d'appréhension implique une pluralité d'herméneutiques souvent en conflit les unes avec les autres. Toute analyse qui se contenterait d'appliquer aux faits religieux une seule herméneutique serait donc mutilante parce que réductrice. Il nous faut donc travailler à l'élaboration d'une anthropologie religieuse unitive, car, de l'étude de l'objet religieux à la signification d'un sacré vécu par l'homme, c'est tout un champ d'intentionnalités individuelles et collectives qui s'ouvre à nos recherches. Là réside la raison même d'une discipline ouverte à tout ce qu'elle rencontre, et soucieuse de comprendre, dans la diversité des expériences historiques, l'unité profonde des comportements religieux de l'homme."Michel Meslin.
Nombre de pages
1472
Date de parution
04/10/1976
Poids
557g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782070107957
Titre
Histoire des religions. Tome 3
Auteur
Henri-charles Puech
Editeur
GALLIMARD
Largeur
115
Poids
557
Date de parution
19761004
Nombre de pages
1 472,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quatrième de couverture D'Henri-Charles Puech (1902-1986), peu d'écrits sont accessibles autrement que par la consultation des revues savantes. Depuis longtemps, la nécessité se faisait sentir d'un recueil des principaux articles et cours consacrés à la Gnose par le professeur au Collège de France. La réunion de ces travaux montre la continuité d'une recherche patiemment poursuivie depuis une cinquantaine d'années, et dont les étapes ont été marquées par deux révolutions successives : la découverte d'un ensemble de documents manichéens au Fayoum, en 1930, et celle d'une «bibliothèque» gnostique à Nag Hammâdi (Haute-Égypte) en 1946. Certaines des études ici recueillies s'attachent aux documents nouveaux point par point ; d'autres proposent des vues générales sur cette attitude tout ensemble religieuse et spéculative que l'Histoire des Religions désigne du nom de Gnose, étudiée telle qu'elle a été et telle qu'elle est.
Les religions chez les peuples sans tradition écrite :. Les religions des grandes civilisations précolombiennes. Les religions indigènes en Amérique du Sud. Les religions des peuples arctiques. Religions des peuples altaïques de Sibérie. Mouvements religieux nés de l'acculturation :. Mouvements religieux d'acculturation en Amérique du Nord. Les cultes afro-américains. Le messianisme en Amérique du Sud. Mouvements religieux modernes d'acculturation en Indonésie. Mouvements religieux modernes d'acculturation en Océanie. Les Eglises «bantoues» d'Afrique australe. Les mouvements d'innovation religieuse en Afrique Noire. L'histoire des religions.
Prolégomènes à une histoire des religions. Les religions antiques :. La religion égyptienne. La religion méroïtique. La religion sumérienne. La religion babylonienne. La religion élamite. Les religions de l'Anatolie antique. Les religions des Sémites occidentaux. La religion d'Israël des origines à la captivité de Babylone. Les religions de la Crète minoenne et de la Grèce achéenne. La religion grecque à l'époque archaïque et classique. La religion védique. L'Iran antique et Zoroastre. La religion des Slaves. La religion des Baltes.
La formation des religions universelles et les religions de salut dans le monde méditerranéen et le Proche-Orient :. L'Eglise sassanide et le mazdéisme. Les religions orientales dans l'empire romain. La fin du paganisme. Le judaïsme depuis la captivité de Babylone jusqu'à la révolte de Bar-Kokheba. Le christianisme des origines au concile de Nicée. La Gnose. L'hermétisme égyptianisant. La religion mandéenne. Le manichéisme. Naissance de l'islam.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.