D'où viennent les statistiques et comment sont-elles conçues, qu'il s'agisse des chiffres du chômage ou de ceux de la délinquance, en passant par le PIB ? La quantification sertelle à mesurer la réalité sociale ou contribue-t-elle surtout à la construire ? Comment les statistiques sont-elles utilisées pour piloter l'action publique ? Quels sont les effets sociaux et politiques des chiffres ? Ces questions apparaissent incontournables pour toute personne s'intéressant aux sciences sociales, qu'elle soit étudiante, enseignante ou chercheuse, mais également pour tout citoyen curieux de mieux appréhender la force politique du chiffre. Pour y répondre, cet ouvrage explore la naissance des statistiques, décrit comment elles sont construites socialement, décrypte les grands indicateurs utilisés dans le monde économique et social, et analyse le pouvoir du chiffre au travers de la " gouvernance par les nombres ".
Nombre de pages
125
Date de parution
03/06/2021
Poids
190g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782348041853
Titre
Sociologie de la quantification
Auteur
Henneguelle Anaïs ; Jatteau Arthur
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
122
Poids
190
Date de parution
20210603
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
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Guy Yann ; Henneguelle Anaïs ; Puissant Emmanuelle
Les grandes thématiques de l'économie ont jusqu'à aujourd'hui fait l'objet d'innombrables ouvrages, de qualité pour la plupart, mais partageant tous avec obstination le choix de se limiter à une approche parfaitement classique. Ce manuel d'un nouveau genre apporte un vent de fraîcheur en abordant l'économie comme une science ancrée dans un contexte social, historique et politique. Chaque grand sujet y est traité sous l'angle du pluralisme des courants et des méthodes. Et parce que l'économie est une discipline vivante et ouverte, chaque chapitre convoque les regards croisés d'autres domaines (sociologie, géographie, histoire, philosophie...) et confronte les points de vue des différentes écoles théoriques. Accessible autant que rigoureux, hétérodoxe autant que pluraliste, ce premier manuel d'économie politique réinvente l'approche des sciences économiques.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.