On y cultive le meilleur thé de Chine - le Longjing cha -, que les gens d'ici vous préparent au bord du chemin et au moindre prétexte, en attrapant directement l'eau du ciel à la louche, pour la faire chauffer juste à point dans de grosses bouilloires en fer-blanc bosselé, dont le couvercle est toujours voilé et le cul noirci. Lorsqu'il pleut légèrement comme aujourd'hui, la bruine et les brumes tièdes rincent cette nature débordante et rendent son vert plus puissant encore. La ville quant à elle disparaît dans son bain de vapeur, et ce lac dont on ne distingue presque plus les rives et ses temples insulaires s'évanouit en silence dans tous les gris du monde... Un carnet de route chinois où les paysages traversés, de Pékin au Tibet en passant par la frontière mongole, sont autant d'étapes d'une découverte de soi. Un texte où la Chine contemporaine apparaît dans son intime complexité. La révélation d'un écrivain attentif aux métamorphoses de la vie, aux nuances du paysage, du ciel, de la rue et de la relation amoureuse.
Nombre de pages
197
Date de parution
29/10/2009
Poids
268g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782207260616
Titre
A l'est des nuages. Carnets de Chine
Auteur
Hein Vincent
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
268
Date de parution
20091029
Nombre de pages
197,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qui était Jim Thompson ? Homme d'affaires américain, né en 1906, il a mystérieusement disparu en mars 1967 en Malaisie alors que les Américains étaient très engagés au Vietnam. Vincent Hein, en enquêtant sur cette disparition, s'est passionné pour cette figure romanesque et ô combien troublante et il nous éclaire des zones d'ombre et d'Histoire.Qui était Jim Thompson ? Homme d'affaires américain, né en 1906, il a mystérieusement disparu en mars 1967 en Malaisie alors que les Américains étaient très engagés au Vietnam et, plus généralement, dans la région. Connu pour sa collection d'oeuvres d'arts sud-asiatique, il est à l'origine du renouveau de l'industrie de la soie. Truman Capote ou Somerset Maugham furent ses hôtes.Mais Jim Thompson est aussi un ancien membre de l'OSS, puis de la CIA, très au fait de la vie politique thaïlandaise et des agissements inavouables des services secrets américains dans cette partie du monde. A-t-il été assassiné ? S'est il perdu dans la jungle implacable de Cameron Highlands ? Où a-t-il décidé de s'évaporer pour recommencer ailleurs une autre vie ? Sa maison à Bangkok, de toute beauté, est devenue un musée, et son histoire une légende parfois récrite par ceux qui avaient intérêt à ce qu'il disparaisse.Vincent Hein, en enquêtant sur cette disparition, s'est passionné pour cette figure romanesque et ô combien troublante et il nous éclaire des zones d'ombre et d'Histoire.
Vincent Hein est conseiller export à Business France, près de l'ambassade de France en Chine, où il vit depuis 2004. Il est l'auteur d'A l'est des nuages et L'Arbre à singes (Prix littéraire de l'Asie, 2013).
« Du haut de ce grand mur rigoriste, dont la dalle usée et tiède rend la promenade agréable sous le pied, je prends plaisir à regarder les toits pointus, légers, sombres, hypnotiques et presque ondoyants, puisque vue d'ici la ville intérieure ressemble à une petite mer du Nord sous force quatre, qu'un simple mouvement de bras d'un Moïse bouddhiste suffirait à écarter ou à faire disparaître. Disparaître? Toujours ce sentiment à peine voilé, cette impression que rien n'existe vraiment, que tout ce qui enferme d'habitude, un temple, cette muraille, la ville entière, certains de ses habitants, pourrait fort bien se faire effacer par la première brume venue, ou qu'il suffirait de se retourner trop vite pour ne plus trouver qu'un désert de sable derrière soi? »
En se rendant au pont de la rivière Kwaï, Vincent Hein nous offre un fascinant récit de voyage dans notre mémoire collective. Certain de sa supériorité, le militaire occidental trouve en son frère asiatique un compagnon de carnage.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...