L'île ne faisait absolument pas partie de mon imaginaire. J'avais des mythologies de citadin, d'urbain: l'espace, les grands fleuves, les forêts... J'avais beaucoup aimé la Guyane, donc des imaginaires de grands espaces, assez sauvages. J'avais de vagues idées sur les Somalies où je ne suis jamais allé. Il s'est trouvé qu'en descendant sur Arles avec la péniche en venant de Paris... Ce livre porte une double ambition. D'abord donner en partage l'expérience artistique d'ilotopie à travers des textes de Françoise Léger et Bruno Schnebelin, ses codirecteurs artistiques, et Éric Heilmann, artiste associé. Confronter ensuite cette histoire à la réflexion de Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe et dramaturge. L'ouvrage passe au crible vingt-cinq ans de créations. Il raconte en texte et montre en images les plus emblématiques d'entre elles. Il éclaire sur le contexte et les hypothèses qui en ont été le terreau. Jean-Louis Sagot-Duvauroux interroge les thèmes, les formes, les partis pris d'ilotopie à la lumière de sa propre réflexion sur l'art, la société, les utopies. Le pas de côté effectué par le mouvement des arts de la rue, la singularité de la proposition ilotopienne, ses frottements avec la vie quotidienne ou avec l'environnement bouleversent la typologie habituelle de l'art telle que nous l'avons héritée de l'histoire occidentale. Comme si les inventeurs de sens devaient en même temps se faire briseurs de frontières. Au-delà des informations qu'on y trouve sur ilotopie, Les utopies à l'épreuve de l'art prennent ainsi la figure d'un manifeste où beaucoup trouveront matière à réflexion. Une partie documentaire et chronologique donne une cartographie détaillée de l'aventure d'ilotopie. Biographie: Bruno Schnebelin: Première rencontre le 30 octobre 1949 à Paris. De 1968 à 1980, bains alternés dans la sociologie à Paris X Nanterre et dans le spectacle grand public au Palais des sports de Paris. Lumières, Baudrillard, mises en scène, psychanalyse, régies, sociologie, constructions, Barthes, bateaux. Première rencontre avec une micro-île de Camargue en 1978. Nettoyage. Première rencontre avec ilotopie et inventions et interventions artistiques en 1980. Manutentionnaire en concepts depuis 1980, avec immersions collectives quotidiennes. De 1980 à 2001, son histoire se confond avec celle de la compagnie ilotopie. Attachements particuliers au paysage, à l'architecture et au spectacle vivant. Il rêve aujourd'hui de créer une école de l'imaginaire.Françoise Léger: Née le 30 juin 1953. Après des études pratiques et théoriques de théâtre dans les années soixante-dix à Paris, elle fait partie de plusieurs groupes de théâtre expérimental en salle et dans la rue. En 1983, elle rejoint ilotopie dont elle assure depuis 1988 la codirection artistique. Très investie dans la question du lien entre art et société, elle porte le projet du Citron Jaune, premier lieu de fabrique et d'expériences pour les arts de la rue, aujourd'hui Centre national des arts de la rue et initie le festival Les Envies Rhônements, une rencontre entre art et environnement dans le delta du Rhône.Éric Heilmann: Né le 16 août 1963, dans le Nord de la France. En 1988, après une dizaine d'années passées dans la pâtisserie, décide de profiter pleinement du RMI nouvellement créé et de consacrer le reste de son existence à la création artistique. Intermittent du spectacle depuis 1996, travaille en solo ou au sein de diverses compagnies: 8° ciel, Super 8 et cie, Art point M, Jamais 203, KMK, ilotopie, Amalgamix... Il vit dans le Sud-Est de la France depuis fin 2002.Jean-Louis Sagot-Duvaurou a écrit plusieurs ouvrages de réflexion (Héritiers de Caïn, La Dispute, 1997; On ne naît pas Noir, on le devient, Albin Michel, 2004; De la gratuité, éditions de l'Éclat, 2006). Il a réalisé pour Lieux Publics (Centre national de création des arts de la rue), une étude sur la gratuité dans les arts de la rue. Il est cofondateur de BlonBa, structure malienne de création artistique pour laquelle il a écrit plusieurs pièces de théâtre qui ont été jouées en Europe et en Afrique. Jean-Louis Sagot-Duvauroux est également l'auteur de l'idée originale et du scénario de La Genèse, long-métrage de Cheick Oumar Sissoko (sélection officielle Cannes 1999 "Un certain regard").
Nombre de pages
223
Date de parution
01/06/2008
Poids
867g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782912877857
Titre
Les utopies à l'épreuve de l'art : ilotopie
Auteur
Heilmann Eric ; Léger Françoise ; Sagot-Duvauroux
Editeur
ENTRETEMPS ED
Largeur
215
Poids
867
Date de parution
20080601
Nombre de pages
223,00 €
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Une revue professionnelle de la facture instrumentale? Il en existe à l'étranger, mais en France, une revue généraliste sur ce thème n'a pas encore vu le jour. L'objectif principal est d'être utile, et d'abord aux facteurs et aux professionnels des métiers de la musique. Pour être atteint, cet objectif en implique d'autres; en premier lieu participer à la communication des facteurs avec leurs clients naturels, les musiciens, dont beaucoup réfléchissent sur leur instrument et en font profiter les facteurs, artisans comme industriels, accordeus-réparateurs comme distributeurs; ensuite, participer à la communication entre facteurs et spécialistes de tous ordres, scientifiques de toutes disciplines, économistes spécialistes de l'innovation et des métiers d'art, représentants des administrations, sans oublier ceux qui enseignent la facture instrumentale. (...) Dans l'idéal, la revue devrait se trouver bien placée dans l'étal de tous les magasins de musique, diffusant instruments, partitions, livres, disques, et dans les bibliothèques.
Doutaut Vincent ; Petiot Jean-François ; Askenfelt
Une revue professionnelle de la facture instrumentale ? Il en existe à l'étranger, mais en France, une revue généraliste sur ce thème n'a pas encore vu le jour. L'objectif principal est d'être utile, et d'abord aux facteurs et aux professionnels des métiers de la musique. Pour être atteint, cet objectif en implique d'autres : en premier lieu participer à la communication des facteurs avec leurs clients naturels, les musiciens, dont beaucoup réfléchissent sur leur instrument et en font profiter les facteurs, artisans comme industriels, accordeurs-réparateurs comme distributeurs ; ensuite, participer à la communication entre facteurs et spécialistes de tous ordres, scientifiques de toutes disciplines, économistes spécialistes de l'innovation et des métiers d'art, représentants des administrations, sans oublier ceux qui enseignent la facture instrumentale. [...] Dans l'idéal, la revue devrait se trouver bien placée dans l'étal de tous les magasins de musique, diffusant instruments, partitions, livres, disques, et dans les bibliothèques.
Quatre motos zoomorphes déboulent en ville, chevauchées par des guerriers kidnappeurs et une mariée armée d'un fouet. Ainsi débute la folle épopée d'Oposito, une compagnie "des arts de la rue" qui a fait irruption il y a 25 ans et n'a cessé d'évoluer au fil de ses rencontres avec d'autres artistes. Son but: l'espace urbain, faire basculer le quotidien et embarquer le public dans ses histoires. Un public conquis spectacle après spectacle, à grands renforts de mises en scène poétiques, de costumes et de créatures rêvés. Oposito, une aventure humaine et artistique animée par ses deux fondateurs, Enrique Jimenez et Jean-Raymond Jacob, avec des artistes du monde entier et le public. Cet art de la tribulation urbaine recèle des savoir-faire et des manières d'être que Bertrand Dicale et Anne Gonon décrivent à partir de trois spectacles déambulatoires qui ont fait la renommée de la compagnie: Transhumance, l'heure du troupeau (1997), Les Trottoirs deJo'burg... mirage (2001) et Toro (2006). Tous les trois inspirés de rencontres, parcours et voyages, ont en commun leur forme: des spectacles en mouvement, écrits pour la foule et les grands espaces. Le livre aborde l'ensemble des problématiques de l'écriture d'un spectacle qui traverse la ville quand l'image et le geste tiennent lieu de langage. Il décrypte les signes artistiques et techniques qui permettront l'interprétation et la réalisation du scénario. Carnets de voyage, carnets de création et d'écriture scénographique, le livre chronique la genèse de cette troupe bicéphale et féconde, de ses tribulations intercontinentales, des évolutions artistiques, des défis et des questions qui surgissent au fil des voyages. Oposito, l'art de la tribulation urbaine est un récit d'aventure collective où l'histoire de chacun prend une résonance universelle. Son iconographie soignée illustre la démarche et les pays traversés, nous faisant découvrir les coulisses de la vie des artistes.
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