De Brand à Peer Gynt, d'Une maison de poupée à Hedda Gabler, en passant par Un ennemi du peuple et Les Revenants, Henrik Ibsen a profondément marqué l'histoire du théâtre. Et si son ?uvre est parmi les plus jouées et les plus traduites dans le monde, c'est probablement parce qu'elle jette sur l'âme humaine un regard aussi lucide qu'impitoyable, aussi universel qu'implacable, ce qui n'étonnera personne, venant d'un homme qui considère qu'écrire, "c'est prononcer sur soi le jugement dernier". Hans Heiberg nous propose ici un portrait vivant et détaillé de cet écrivain demeuré caché derrière son ?uvre et, pour beaucoup de ses contemporains, impénétrable sous son "masque de sphynx". Né en 1828 en Norvège, Henrik Ibsen voit le jour dans un pays qui vient de retrouver une indépendance relative en 1814 et qui n'a alors plus ni langue nationale ni vie culturelle propre. Issu d'une famille appartenant à la haute bourgeoisie, son père fait faillite alors qu'il n'a que sept ans. Dès lors, il va connaître une enfance et une jeunesse difficiles. Apprenti pharmacien, journaliste et poète de cérémonies, puis enseignant occasionnel, il finit par publier à compte d'auteur sa première pièce, Catilina. C'est à cette époque qu'Ole Bull, un des plus célèbres violonistes de l'époque, crée un théâtre national à Bergen et y engage Ibsen comme dramaturge. Il y reste six ans, apprend péniblement son futur métier et écrit huit pièces qui seront toutes des échecs. En 1857, il retourne dans la capitale pour diriger le Théâtre norvégien, mais la défaite est encore au rendez-vous. Lentement, il sombre dans l'alcoolisme et ne peut plus écrire. C'est son ami, Bjornstjerne Bjornson, futur prix Nobel, qui lui vient en aide en lui trouvant une bourse de voyage pour l'Italie. A Rome, une prodigieuse métamorphose s'opère en lui et, en trois ans, il écrit deux véritables chefs-d'?uvre, Brand et Peer Gynt, et connaît enfin la célébrité. L'aventure, alors, ne fait que commencer...
Nombre de pages
337
Date de parution
27/02/2003
Poids
500g
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EAN
9782883290624
Titre
Henrik Ibsen
Auteur
Heiberg Hans ; Lindell Elisabeth ; Guilleman Eric
Editeur
ESPRIT OUVERT
Largeur
0
Poids
500
Date de parution
20030227
Nombre de pages
337,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Présenté par Helmut Heiber, historien allemand spécialiste du nazisme et auteur de biographies de Hitler et Goebbels. Préface de Jacques Benoist-Méchin.
Une brève destinée retrace la vie d'une famille de paysans modestes au début du XXe siècle où les enfants grandissent dans la misère. À la mort de ses parents, Silja, la plus jeune, est placée comme domestique dans une maison aisée où elle fait la connaissance d'Armas. Les deux jeunes gens vivent quelques courts instants de bonheur avant d'être séparés pour toujours par la guerre civile finlandaise de 1918 entre Rouges et Blancs... Biographie: Frans Emil Sillanpää (1888-1964), unique Finlandais à avoir obtenu le prix Nobel de littérature en 1939, est relativement peu connu en dehors des frontières nordiques, sans doute parce que le prix lui fia attribué alors que la Seconde Guerre mondiale venait d'éclater et que son pays était attaqué par l'Union soviétique. Fils de paysans, il fit des études à l'Université de Helsinki avant de débuter comme écrivain avec le roman La Vie et le Soleil (1916), suivi d'autres ?uvres comme Sainte Misère (1919), Une brève destinée (1931), La Voie de l'homme (1932) et Des hommes dans la nuit d'été (1935). Sillanpää célèbre avec un lyrisme matérialiste, presque panthéiste, la communion de l'homme et de la nature.
Auteur de trente-trois romans, de plusieurs essais et de centaines d'articles, Sigrid Undset connaît la gloire mondiale avec sa trilogie Christine Lavransdatter, relançant l'engouement pour le Moyen Age. En 1928, à quarante-six ans à peine, elle reçoit le prix Nobel de littérature. Plus tard, c'est la Grande Croix de Saint-Olav, la plus haute distinction norvégienne et l'ordre du pape, Pro Ecclesia et Pontifice. Admirée, citée en exemple, elle contribue ainsi à ce que " les étrangers aperçoivent vaguement un pays qui s'appelle la Norvège ". Mais qui se cache derrière le personnage officiel imposant et distant ? Dans cette biographie, nous découvrons la " vraie " Sigrid Undset, timide, introvertie, encline à la rêverie. Se destinant toute jeune à l'archéologie, elle a vu ses espoirs s'évanouir à la mort de son père. Très affectée, parfois suicidaire, elle pense malgré tout que " la vie peut être infiniment plus riche que tout ce qu'on peut imaginer ". Après avoir été secrétaire pendant dix ans, elle croit avoir trouvé le bonheur en épousant à trente ans un peintre divorcé, plus âgé qu'elle, mais c'est un cuisant échec. La voilà seule avec trois enfants, dont une fille handicapée mentale. Elle se tourne alors vers l'Eglise catholique et se convertit, ce qui irrite et choque ses compatriotes luthériens. Son vrai bonheur, elle le puise dans l'écriture. " J'ai trompé mon mari ", écrit-elle dans Madame Marthe Oulie. Ainsi commence son premier roman.
Résumé : " Il y avait un jeune homme qui étudiait pour devenir poète, il voulait l'être à Pâques, se marier et vivre de la poésie, il suffisait, il le savait bien, d'imaginer, mais, il n'arrivait pas à imaginer. Il était né trop tard. Tout avait été débattu avant qu'il ne vienne au monde. Tout avait été imaginé, tout avait été écrit. "
Résumé : Peu de temps avant la guerre, deux jeunes gens se rencontrent à Copenhague. Il est lituanien, elle est danoise. Tous deux sont juifs. Ils se marient et s'installent dans une petite ville de Lituanie. Un jour de juin 1941, des officiers du NKVD font irruption chez eux, fouillent leur maison de fond en comble et leur ordonnent de les suivre. Comme près de 35 000 Lituaniens, dont beaucoup de Juifs, ils vont être déportés. Commence alors pour eux et leurs enfants un exode forcé qui va durer seize ans et les chasser à des milliers de kilomètres, jusqu'au petit port de Bykov Mys, en Sibérie septentrionale. Quelque temps après, ils seront assignés à résidence à Pokrovsk, où leur déportation prendra fin en 1955. Grâce aux efforts du gouvernement danois, ils réussiront à regagner le Danemark en 1957, après un long voyage de retour. C'est seulement en 1991 que les Rachlin connaîtront les motivations secrètes de leur déportation : à cette époque, l'URSS considérait les Juifs comme des éléments " anti-soviétiques " susceptibles d'entrer en résistance. De dangereux contre-révolutionnaires qu'il fallait isoler...