Le second tome de la Correspondance de Hegel, que nous publions aujourd'hui, et qui comprend les lettres écrites ou reçues par lui de 1813 à 1822, nous montre le philosophe s'élevant jusqu'au faîte de sa renommée et conquérant l'estime des meilleurs esprits de son temps - en particulier celle de Goethe, avec lequel il entretient une correspondance assez active, et qui est heureux de le compter parmi les plus fervents adeptes de sa théorie des couleurs. Cette ascension est d'abord marquée par la nomination de Hegel à la chaire de philosophie de Heidelberg -autrefois refusée par Spinoza- où il enseigne de 1816 à 1818, et où il a l'occasion d'exposer pour la première fois ex cathedra l'ensemble de sa doctrine, résumée dans son Encyclopédie des Sciences philosophiques (1817). En 1818,il est appelé à occuper à Berlin la chaire demeurée vacante depuis la mort de Fichte, et cette nomination marque le couronnement de sa carrière.Devenu désormais prussien d'esprit et de coeur (comme ses lettres en font foi), il voit dans la monarchie prussienne le régime le plus conforme aux conceptions politiques exposées qu'il a dans ses Fondements de la Philosophie du Droit -(1821). Ce n'est d'ailleurs pas seulement le philosophe, mais aussi l'homme, qui s'exprime encore dans les lettres écrites à cette époque; celles qu'il adresse par exemple à sa femme en 1822, au cours d'un voyage dans les pays rhénans et aux Pays-Bas, sont d'une lecture assez plaisante et ne manquent pas de pittoresque ni d'humour.
Date de parution
29/05/1963
Poids
450g
Largeur
136mm
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EAN
9782070231379
Titre
CORRESPONDANCE - 1813-1822
Auteur
HEGEL G.W.F.
Editeur
GALLIMARD
Largeur
136
Poids
450
Date de parution
19630529
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce texte liminaire expose la mission et le but que Hegel s'est donné dans son projet philosophique global. Pour lui, le savoir doit devenir science pour démontrer sa propre nécessité. L'idéalisme de Hegel consiste à "appréhender et exprimer le vrai non pas comme substance, mais tout aussi bien comme sujet". Une philosophie de la conscience de soi s'exprime dans ces lignes autonomes, par laquelle peut se concevoir une "phénoménologie de l'esprit". Hegel y énonce le mouvement dialectique au fondement de son système. Sans être supprimées, les dualités sont surmontées : la vie porte en elle son négatif, la mort, et s'y maintient. De ce fait, il devient possible de penser une vie de l'esprit au-delà de la mort.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.