Le collier de la colombe. (De l'amour et des amants)
Hazm Ibn ; Martinez-Gros Gabriel
ACTES SUD
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EAN :9782742788286
L'amour est une sédition, une guerre civile. Aimer, c'est choisir, contre tous les autres, un seul être. C'est donner un sens singulier aux gestes, aux signes, aux mots. Car l'amant est un étranger au pays du partage, un barbare travesti dans la cité, hostile à ses lois, à ses usages.4e de couverture : L'amour est une fitna, une sédition, une guerre civile. Aimer, c'est choisir, contre tous les autres, un seul être qui se distingue par l'amour même qu'on lui porte. C'est donner un sens singulier aux gestes, aux signes, aux mots. Car l'amant est un étranger au pays du partage, un barbare travesti dans la cité, hostile à ses lois, à ses usages. Et quelle force, sinon l'amour, serait en mesure de tisser dans la mémoire des liens qui uniraient les hommes, après avoir su rompre ceux du quotidien ? "L'amour commence en plaisanterie et s'achève gravement." Ainsi commence ce traité universel qui mêle réfl exions, souvenirs et poèmes pour évoquer, des prémices de la passion à la trahison, la séparation ou... l'abstinence, toutes les péripéties d'une relation amoureuse.Ibn Hazm, homme de l'An Mil et somptueux représentant du génie de l'Andalousie, est né en 994, à Cordoue, et mort en 1064. Fils de haute lignée omeyyade, il dut à son nonconformisme plusieurs emprisonnements et la haine des "légistes" : on brûla ses livres. D'une culture polyphonique, il fonde sa pensée sur une exigeante recherche du vrai. Ses quelques grands traités ont légué à la civilisation arabomusulmane un modèle prestigieux pour affronter le changement redoutable des idées et des moeurs.
L'amour est une fitna, une sédition, une guerre civile. Aimer, c'est choisir, contre tous les autres, un seul qu'on en distingue et qui vous en distingue par l'amour même qu'on lui porte. C'est donner un sens singulier aux gestes, aux signes, aux mots. Car l'amant est un étranger au pays du partage, un barbare travesti dans la cité, hostile à ses lois, à ses usages.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Un soir, en rentrant du travail, Sayaka découvre un inconnu allongé, inconscient, dans les buissons devant chez elle. Elle accepte alors de le recueillir pour une seule nuit, mais une relation inattendue va pourtant éclore. Itsuki, véritable encyclopédie botanique, prend progressivement ses marques et s'installe à demeure. Au fil des saisons et des promenades autour de Tokyo, le jeune homme lui fait découvrir l'art de la cueillette sauvage et de la cuisine. Puis un beau jour, Itsuki disparaît sans explication. Pour conjurer l'absence, Sayaka retrace les étapes de leur vie à deux, cueille les mêmes plantes, tente les mêmes recettes, recrée les mêmes plats. Drôle, tendre, attachant et empli de sagesse, "J'ai trouvé un homme dans le jardin" est une merveilleuse histoire d'amour, de fleurs et de cuisine, rythmée par les cycles de la nature, au coeur de la ville.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
Les Noces du palais", première pièce du dramaturge cairote Abbas Karam, est promise au scandale car il y raconte à sa manière les turpitudes de sa famille. Quatre personnages se relaient au plateau : l'acteur principal, amoureux de la femme récemment décédée de l'auteur ; le père d'Abbas, metteur en scène toxicomane et véreux ; la mère qui se lamente sur son existence malheureuse et n'arrive pas à croire que son fils bien-aimé ait pu la dépeindre sous des traits aussi sombres ; enfin, l'auteur lui-même, qui exorcise ses démons d'une plume acérée, forçant parfois le trait pour se venger du passé, renaître de ses cendres et s'inventer un avenir. Paru en 1981, ce roman polyphonique de Naguib Mahfouz est une brillante mise en abyme des thèmes majeurs de son oeuvre, ceux de la chute et de la honte, du passage du temps et de la fragilité des choses humaines.
Que tous les hommes généreux, les seigneurs vertueux et glorieux le sachent, le but de ce livre exquis et passionnant est d'instruire. Ce que l'on y raconte forme l'esprit, ce que l'on y comprend le fortifie. Il s'adresse aux Grands de ce monde. On y apprendra l'éloquence, ou y recueillera la chronique des premiers rois du monde, on y suivra de nobles récits. Ecoutez-les! Vous y découvrirez comment déjouer les ruses en lisant sur les visages. Vous vous divertirez et vous vous réjouirez. Vous chasserez le souci qui dure et tout malheur qu'endure l'homme aux troubles du temps livré.
Que tous les hommes généreux, les seigneurs vertueux et glorieux le sachent, le but de ce livre exquis et passionnant est d'instruire. Ce que l'on y raconte forme l'esprit, ce que l'on y comprend le fortifie. Il s'adresse aux Grands de ce monde. On y apprendra l'éloquence, ou y recueillera la chronique des premiers rois du monde, on y suivra de nobles récits. Ecoutez-les! Vous y découvrirez comment déjouer les ruses en lisant sur les visages. Vous vous divertirez et vous vous réjouirez. Vous chasserez le souci qui dure et tout malheur qu'endure l'homme aux troubles du temps livré.
Pendant tout ce temps où elle avait raconté, Shahrâzâd avait donné au roi trois garçons. Quand elle eut terminé l'histoire de Ma'rûf le savetier, elle se leva, baisa le sol aux pieds du souverain et lui dit - Ô roi de ce temps, unique en son siècle et jamais égalé, je suis ta servante et depuis mille et une nuits je te rapporte les récits des Anciens et les enseignements de ceux qui nous ont précédés. Puis-je espérer que, dans ta grandeur, tu me permettes de formuler un souhait? - Oui et tu seras exaucée, Shahrâzâd.