Hauff Wilhelm ; Suckau Edouard de ; Suckau Henri d
CORTI
24,35 €
Epuisé
EAN :9782714308825
Wilhelm Hauff (1802-1827) est mort si jeune qu'il prend une sorte de fraternité tragique avec les Büchner, Kleist ou Novalis. Il est l'un des plus brillants représentants de ce que l'on a appelé « l'école souabe ». Son talent est très divers (Contes merveilleux avec La Caravane ; nouvelles réalistes avec Le Juif Süss, poésie lyrique, roman historique avec Lichtenstein). Après avoir suivi les pas de E.T.A. Hoffmann, il change de direction avec ce roman dont il nous dit : « J'ai essayé de travailler un sujet qui ne fût pas seulement humoristique et charmant, mais qui offrît aussi du pur tragique et des situations graves. Je me suis aussi un peu essayé dans la peinture de paysage et j'y ai employé tout mon zèle... » Lichtenstein est, de toutes les oeuvres de Hauff, la plus populaire, elle a connu de très nombreuses éditions populaires ou de luxe, avec ou sans illustrations. Peu importe au lecteur que les personnages soient plus ou moins distants de la vérité historique, pourvu qu'ils soient proches de la vérité humaine et demeurent tels jusqu'à la fin du livre, ce qui est parfaitement le cas dans ce roman. Le couple d'amoureux, Georg et Marie, sont des portraits quelque peu idéalisés de Hauff et Luise. Malgré cela l'ensemble est et demeure un chef-d'oeuvre. Les scènes à Ulm en particulier, avec les deux cousines, l'idylle villageoise avec la jeune Barbe, la puissante description de la caverne des brouillards, le très étrange personnage du ménétrier de Hardt, la fougue qui emporte l'action, ont un charme et une force de vie qui subsistent aujourd'hui encore. Dans ses descriptions de la nature, aussi gracieuses que précises et concrètes, Hauff surpasse son modèle écossais Walter Scott.
Nombre de pages
420
Date de parution
21/01/2005
Poids
460g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782714308825
Titre
Lichtenstein. Episode de l'histoire du Wurtemberg
Auteur
Hauff Wilhelm ; Suckau Edouard de ; Suckau Henri d
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
460
Date de parution
20050121
Nombre de pages
420,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Une longue caravane, autrefois, traversait le désert. Sur la vaste étendue n'offrant à la vue que le sable et le ciel, on entendait de loin tinter les clochettes des chameaux et les petits grelots d'argent des chevaux ; l'épais nuage de poussière qui la précédait annonçait son approche et lorsqu'un coup de vent dissipait cette nuée, l'?il était ébloui par l'étincellement des armes et par l'éclat des couleurs des amples vêtements.
L'édition complète richement illustrée des célèbres Contes de Hauff réunit les trois cycles, La Caravane, Le Cheikh d'Alexandrie et L'Auberge du Spessart, dans une traduction qui rend tout son éclat à l'univers ludique et merveilleux de cet écrivain.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.