Pendant longtemps, Ange Goudar a dû se contenter du rôle de mauvais sujet (espion, tricheur et libertin) que Casanova lui a forgé dans ses Mémoires. Si le Montpelliérain a bien été ce personnage sulfureux, bête noire des censeurs et des inspecteurs de police, nous sommes infiniment redevables à Francis L. Mars d'avoir montré par ses travaux bibliographiques la place que celui-ci a occupé par ailleurs dans le domaine de la littérature et de la pensée. Avec sa curiosité toujours en éveil et son regard aigu, Goudar apparaît aujourd'hui comme un témoin capital de son siècle. Il restait cependant à expliquer comment deux tendances apparemment aussi contradictoires ont pu coexister à l'intérieur d'une même personnalité, se nourrissant l'une de l'autre. C'est à cela que s'efforce de répondre cet ouvrage, à partir d'une étude de l'oeuvre, de documents d'archives inédits et d'une recherche historique visant à situer avec précision chaque épisode de la vie de l'aventurier dans le contexte de son temps. Depuis son enfance languedocienne sous la Régence jusqu'à sa mort à Paris en pleine Révolution, c'est toute l'aventure des Lumières qui s'offre ainsi à nous.
Date de parution
04/06/2004
Poids
605g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782745310309
Titre
ANGE GOUDAR. UN AVENTURIER DES LUMIERES.
ISBN
2745310305
Auteur
HAUC JEAN-CLAUDE
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
605
Date de parution
20040604
Disponibilité
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Le héros de ce roman peine à rédiger la biographie d'un aventurier du XVIII° siècle, retors et insaisissable. Sa vie sentimentale est sur le point de tourner au désastre. A l'occasion d'un séjour estival dans le village de sa jeunesse, au sud de la France, tout son passé remonte à la surface et lui donne l'impression de sombrer dans la démence, comme si une nasse se refermait sur lui. Des souvenirs aidant, il surmontera ses angoisses et découvrira enfin le chemin qu'il cherchait depuis toujours.
La plupart du temps sans feu ni lieu, ils courent les grandes routes de l'Europe des Lumières et hantent aussi bien les bas-fonds des capitales que les salons dorés des villes d'eau où l'on joue gros jeu. Ne tenant jamais en place, souvent chassés par les autorités, ils franchissent les frontières comme d'autres traversent la place de leur village. L'histoire a retenu le nom de certains d'entre eux (le comte de Saint-Germain, Casanova, le chevalier d'Eon, Cagliostro), mais d'autres sont moins connus. Parfois écrivains (Fougeret de Montbron, Chevrier ou Nerciat), souvent frottés de philosophie, ils sont également espions, escrocs et charlatans. Mais ces marginaux, presque toujours mauvais sujets ou libertins, qui se faufilent par les interstices d'une époque en grande convulsion, ont un regard particulièrement acéré qui devine les futurs orages de la fin du siècle.
Le plus souvent, l'évocation de la femme du siècle des Lumières se limite à des modèles issus de la noblesse ou de la haute bourgeoisie. Or, les trois figures féminines choisies ici ont des origines sociales très dissemblables. Autrefois, leur unique horizon aurait été le mariage et la maternité. Mais, vivant dans une époque en grande mutation, elles ont appris à se faufiler parmi les failles d'une société où tout désormais devient possible. La belle Montpelliéraine, maîtresse de Casanova, Septimanie d'Egmont, comtesse républicaine, et Sara Goudar, l'aventurière, se libèrent de leur groupe originel, tissent leur destin singulier et deviennent des individus au sens moderne du terme.
Grand parmi les grands, Charolais fut un véritable sadique, tuant et torturant par jeu. Au contraire, Sade fit parfois preuve d'amour. Etude sur la fin de l'aristocratie d'épée au XVIIIe siècle.