Syracuse, capitale de Sicile hellénique (733-212 av. J.-C.)
Hatzopoulos Dionysios
L'HARMATTAN
27,00 €
Prévente
Sortie prévue le 13 août 2026
EAN :9782336595740
La colonisation de la Sicile par des Grecs n'est qu'un acte du long processus de fondation d'innombrables cités grecques presqu'autour de la Méditerranée et du Ponte Euxine (la mer Noire). Syracuse, en Sicile orientale, constitue l'élément le plus important de ce processus colonisateur pour la Méditerranée centrale et occidentale. La ville, dès sa fondation en 733 av. J.-C., à sa prise par la République romaine, en 212 av. J.-C., constitue le phare de la présence hellénique dans l'Occident méditerranéen. Sa constitution politique incorpore et reflète tous les éléments, positifs et négatifs, de la vie publique du monde grec : les luttes sociales, l'oligarchie, la tyrannie, le dème, les staseis, l'anarchie, mais aussi les activités commerciales et la création d'une civilisation, qui accompagne brillamment les produits de l'esprit humain de la région appelée par les Romains la Grande Grèce (Magna Grecia). Accompagnant ces éléments sont les luttes, presque sans arrêt, contre le grand compétiteur régional, Carthage punique, un autre monde colonial, luttant tant pour la défense de ses acquisitions coloniales sur la grande île de Sicile, que pour son expansion sur l'île, passant par la soumission de Syracuse, entre-temps devenue ville capitale de Sicile hellénique. Cependant, ces contacts, pas toujours violents, entre les deux puissances méditerranéennes donnent aussi naissance à un syncrétisme religieux et à un rapprochement de civilisations. Syracuse se trouve aussi dans le chaudron de la guerre civile grecque, la guerre du Péloponnèse (431-404), entre Athènes et Sparte et leurs alliés. L'assaut athénien (415-413) contre la ville capitale de l'Occident grec se termine pour l'envahisseur athénien par un échec militaire et moral total. Le tout prend fin en 212 av. J.-C. avec la prise de Syracuse par Rome. La jeune République romaine, le nouveau maître du monde méditerranéen viendra, à son tour, en contact direct avec le monde sicilien-grec et à travers lui en contact avec les oeuvres de la civilisation et de l'esprit hellénique, même avant la conquête de la péninsule grecque et de ses métropoles.
Nombre de pages
262
Date de parution
13/08/2026
Poids
400g
Largeur
155mm
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EAN
9782336595740
Auteur
Hatzopoulos Dionysios
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260813
Nombre de pages
262,00 €
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La guerre de 1714-1718, entre l'Empire ottoman et la République de Venise, n'est réellement que la dernière phase d'une longue et âpre lutte entre les deux puissances régionales, pour le contrôle des espaces maritimes et insulaires, habités par des populations grecques. Cette lutte, commencée à la disparition de l'Empire romain d'Orient, se termina par l'expulsion définitive de Venise de ces espaces, entérinée par le traité de Passarowitz, en juillet 1718. De ces régions, qui incluaient Chypre, la Crète, le Péloponnèse et plusieurs îles de la mer Egée, Venise ne garda sous contrôle que les îles Ioniennes. L'étude décrit l'écroulement rapide, pendant l'été de 1715, de la présence vénitienne dans le Péloponnèse, suivi du siège de Corfou, en 1716, et de l'effort tardif, en 1717 et 1718, pour s'imposer dans l'Archipel. Pendant ce deuxième acte de la guerre, maintenant navale, le gouvernement vénitien essayait de protéger ses dernières possessions en mer Ionienne et, par extension, la mer Adriatique. Les hésitations et les craintes du haut commandement naval, pendant l'été de 1715, qui devait faire face à une flotte ottomane menée au combat par un corps d'officiers et un grand-amiral produits des grandes réformes de la fin du 17e siècle, ont été suivies d'un esprit combatif, tant sur mer que sur terre, sans doute aidé par les grands succès germaniques dans le nord, sans, quand même, influencer, au profit de Venise, l'issue de la guerre.
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