Mécènes et peintres. L'art et la société au temps du baroque italien
Haskell Francis
GALLIMARD
60,00 €
Épuisé
EAN :9782070721030
L'histoire de l'art peut être bien des choses : l'étude d'une oeuvre en soi ; celle d'une époque ou de son "esprit" (Geist) ; celle des tenants et aboutissants intellectuels, esthétiques ou moraux d'une représentation imagée. C'est aussi, plus proche de l'histoire, une investigation sur les circonstances dans lesquelles une oeuvre peut naître : qui en a eu l'idée, qui l'a commandée, qui l'a payée ; quels étaient l'état de la société et des esprits, le goût régnant, les directives reçues par l'artiste, la destination de son oeuvre ? Depuis le début de sa carrière, Francis Haskell s'est toujours intéressé à ces rapports de l'artiste et du mécène, patron ou protecteur, qu'il ait été pape, grand seigneur, bourgeois, administrateur, marchand ou éditeur. Il les a étudiés en s'en tenant rigoureusement aux faits et sans invoquer ni déduire aucune "loi" historique. Dans cette étude, désormais classique, revit d'abord la Rome baroque du XVII ? siècle, avec ses mécénats religieux et profanes, avec la naissance de ses grandes collections. Puis l'éclairage se porte sur les provinces italiennes, sur leurs artistes novateurs et sur les collectionneurs de Naples ou de Bologne. On aborde enfin la Venise du XVIII ? siècle, partagée entre les exigences d'une aristocratie pleine d'ostentation, les influences et la demande de l'étranger, la force des idées nouvelles.
Nombre de pages
808
Date de parution
17/09/1991
Poids
1 478g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782070721030
Titre
Mécènes et peintres. L'art et la société au temps du baroque italien
Auteur
Haskell Francis
Editeur
GALLIMARD
Largeur
172
Poids
1478
Date de parution
19910917
Nombre de pages
808,00 €
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Des expositions de Maîtres anciens l'histoire restait à faire, avec leurs promoteurs, leurs sujets, leurs enjeux artistiques, parfois aussi idéologiques et politiques. Il revenait à Francis Haskell d'entreprendre d'en retracer les débuts à Rome, au XVIIe siècle, pour en suivre l'évolution jusqu'à nos jours, en montrant les effets à long terme de ces manifestations et les changements qu'elles ont apportés à notre regard sur l'art du passé. Bouleversement des hiérarchies établies, découverte et promotion d'artistes longtemps ignorés, dévoilement pour le grand public d'affinités perçues jusqu'alors par les seuls connaisseurs, mise en valeur de périodes ou d'écoles négligées: à côté des travaux des historiens d'art, et plus qu'eux encore, les expositions de Maîtres anciens ont façonné notre idée de l'histoire de l'art et les manières dont les musées l'exposent. L'éphémère serait-il devenu durable? Peut-être, mais est-ce suffisant pour que ces expositions mettent les ?uvres en péril en leur faisant parcourir le monde? Et que les catalogues, toujours plus gros, créent l'illusion d'un savoir exhaustif, alors qu'ils laissent dans l'ombre des aspects parfois importants? Ce livre, le dernier de Francis Haskell, écrit dans les mois précédant sa mort, est tout entier traversé par cette interrogation dramatique qui porte, plus généralement, sur notre attitude face à l'art dont nous avons hérité et dont nous faisons un usage irresponsable. Travail d'historien, c'est aussi l'ultime mise en garde d'un observateur lucide et critique de notre époque.
Haskell Francis ; Chavy Jacques ; La Coste-Messeli
Si variées que soient apparemment ces excursions érudites, toutes reflètent les curiosités intellectuelles constantes du grand écrivain d'art d'Oxford, depuis son étude classique du mécénat dans l'Italie des XVII ? et XVIII ? , à savoir les avatars et les péripéties de ce que l'on appelle le goût. Toutes illustrent l'habileté de Francis Haskell à saisir des problèmes complexes et souvent fuyants par une approche toute empirique, narrative ou parfois biographique, et ses détours inattendus. Pour qui s'intéresse aux entours de la création artistique et aux mutations de la sensibilité esthétique, le XIX ? siècle français représente un champ d'investigations inépuisable. On en trouvera ici la preuve à travers une série d'essais, qu'il s'agisse de thèmes généraux, comme la fabrication du passé ou la représentation des maîtres anciens dans la peinture académique, aujourd'hui reconsidérée ; la rupture entre le public et l'art dit moderne ; ou encore l'application aux oeuvres artistiques de jugements et de métaphores d'ordre politique ("avant-garde" , "anarchiste" ou "réactionnaire") ; qu'il s'agisse de thèmes particuliers, comme le clown triste de Gérôme à Picasso ou le Londres romantique de Gustave Doré, qui plongent dans un univers inexploré de références picturales et de projections mythologiques. Un autre axe est celui des collectionneurs et mécènes dont le goût, personnel ou commandé, est toujours profondément révélateur. On en trouvera ici une bonne série, plus ou moins excentriques et maniaques : le "baron" d'Hancarville, aventurier et grand connaisseur surdoué du XVIII ? siècle ; Sommariva, au début du XIX ? siècle, intrigant milanais passionné d'art français ; Morris Moore, marchand et pamphlétaire obsédé du néo-classique anglais ; Khalil-Bey, richissime Turc qui sut constituer sous le Second Empire la plus belle collection de peintures à sujets orientaux ; Benjamin Altman, type du milliardaire américain du début du siècle. Deux essais indépendants précèdent l'ensemble, "L'apothéose de Newton" et "Gibbon et l'histoire de l'art" . Ils introduisent, l'un, à l'étude très nouvelle du "grand homme" à travers sa représentation, l'autre à l'usage que, dans l'interprétation du passé, les historiens font des témoignages qu'apportent les arts visuels. Le tout s'achève sur un portrait de Benedict Nicolson, longtemps directeur du Burlington Magazine, mort en 1978, qui révélera au lecteur français, à travers un milieu et une revue, un historien d'art aussi typiquement britannique que l'auteur dont il fut l'ami.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.